Se remettre à l’anglais : pas si dur que ça !

C’est vrai que les vacances ont du bon. Nous revenons bien souvent la tête pleine de nouveaux souvenirs, la peau bien tannée et assez de soleil dans le cœur pour l’hiver qui arrive (#winteriscoming). Mais les vacances, en France ou ailleurs, sont l’occasion de rencontrer des gens venus de loin. Avez-vous osé leur parlé cette année ? Non. Ne vous inquiétez pas. L’été prochain, vous sauterez le pas ! 😉

Bien commencer avec son capital motivation.

Quand on fait le constat qu’on ne parle pas assez bien une langue et qu’on veut s’améliorer, on est plein de motivation. On serait capable d’y passer des heures. Quand même pas ? Bon. Mais en tout cas, sachez ménager ce capital motivation. A trop en faire trop vite, vous vous essoufflerez avant que les premiers progrès n’apparaissent. Alors, ne consacrez que quelques heures à l’anglais en début de reprise. Je pense que 2 heures par semaine est un excellent commencement. Tenez-vous à ce rythme pendant un mois. Si votre motivation n’a pas faibli, c’est que vous êtes sur la bonne voie !

Comment s’y prendre pour s’y remettre ?

Je vous le disais dans cet article. Pour commencer, il faut absolument laisser tomber ce qui n’avait pas marché précédemment. Faites table rase de vos expériences passées. Si elles n’ont pas marché avant, elle ne marcheront pas mieux maintenant. Selon votre profil, que vous ayez du temps, que vous soyez peu regardant sur la dépense, ou que vous soyez chauffeur de taxi vous pourrez utiliser la méthode suivante :

  • Téléchargez une application sympa, qui donne envie de reprendre les bases. Y’en a des centaines mais toutes ne se valent pas. Je vous recommande Duolingo, Babbel ou encore Mosa Lingua. Mais ne vous arrêtez pas à ce que je vous dis !
  • Allez jusqu’au bout du contenu et faites le point. Normalement vous devriez en avoir pour 8 à 16 semaines (2 à 4 mois en gros).
  • Commencez tranquillement à vous parler tout seul comme je l’ai écrit dans l’article ici.
  • Faites vous un kiff et passez un week-end à Londres, Barcelone, Berlin ou Rome ! Vous mettrez un peu de pratique sur tout ça et ça vous remotivera sans aucun doute.

Combien de temps avant de parler ?

Je ne vais pas vous vendre de cravates. Honnêtement ce que j’ai pu observer autour de moi c’est que certaines personnes laissent filer trop de temps entre chaque révision, d’autres désespèrent de ne pas pouvoir aligner deux mots après des mois de bachotage. Je vous le dis en clair : je sais pourquoi et j’ai la solution à ces deux problèmes.

Pour vous remettre à l’anglais, dites-le à un maximum de personnes autour de vous. Pourquoi ? Pour deux raisons. La première c’est qu’il y aura forcément des copains ou des copines qui voudront faire comme vous et s’entraîner. Vous vous motiverez à plusieurs et c’est génial quand on a une petite phase de … FLEMME ! La seconde parce que les personnes que vous aurez mis au courant seront vos les garants de votre réussite. Ils vous rappelleront que vos efforts paieront et que parler une langue étrangère vous ouvrira des chemins inimaginables …

Quant à moi, je retourne sur le net, j’y ai trouvé plein de trucs pour vous 🙂

Bisous,

Paul

Polyglotte, cet homme parle 50 langues

Je vous préviens d’entrée de jeu : ce que vous allez lire dépasse l’entendement. Je vous propose un petite biographie d’un génie des langues : le polyglotte Alexander Arguelles.

Du génie mais pas seulement !

Le petit Alexander voit le jour en 1964 à Chicago. Rien ne le prédestine à devenir le talentueux chercheur connu dans le monde entier pour ses accomplissements en langues étrangères. Pourtant, la passion des langues le pique très vite. Dès l’âge de 14 ans, sa passion dévorante le plonge dans des lectures de grammaire, de vocabulaire et de contes venus de tous les horizons.

Très vite, il consacre sa vie à l’étude des langues. Ne voyez pas d’euphémisme dans ce que j’écris : Monsieur Arguelles rapporte avoir étudié sans relâche, passant entre 16h et 19h par jour dans les bouquins ! Oui c’est énorme 😮

La méthode du polyglotte : facile à mettre en œuvre

C’est là que j’ai pensé à vous, chers lecteurs. Sa méthode repose sur deux pratiques, qui sont, je dois l’avouer, extrêmement simples à appliquer :

  •  la Shadowing technique – le principe est le suivant : ne restez pas assis derrière votre bureau à ingurgiter tout ce que vous pouvez. Levez-vous ! Mieux même, allez vous balader dans un parc, votre bouquin à la main et marchez en répétant des mots, des phrases. Entraînez-vous à prononcer correctement et à mémoriser le vocabulaire utile. En effet, les chercheurs se sont rendus compte que l’activation de plusieurs zones du cerveau à la fois (marcher et mémoriser) permet un effort de concentration décuplé. Magique 😀
  • La Scriptorium technique – encore une petite astuce pour bosser tout seul et sans ressource :
    • lisez une phrase à voix haute ;
    • Ré-écrivez cette phrase sans loucher sur l’original (en l’ayant apprise par cœur quoi ^^) ;
    • relisez la phrase à voix haute.

Bon ça paraît un peu sommaire mais cet homme n’a plus rien à prouver. Il dit parler 50 langues et un nombre impressionnant de vidéos semblent corroborer son talent. Son style est très académique mais je vous donne un petit aperçu de son travail (en anglais):

Je recommande : sa méthode d’auto-évaluation :

Après plusieurs mois d’étude, vous aimeriez savoir comment vous parlez, n’est-ce pas ? Eh bien, Alexander (on est entre nous) a sa technique. Il prend un livre, un journal, un article, peu importe … Il lit le texte dans son intégralité et dénombre les mots qu’il ne connaît pas ou les structure grammaticales qui lui ont posé problème.

Ainsi il estime qu’une personne qui comprend neuf mots sur dix dans une phrase a une acuité linguistique de 90%. Pour atteindre 95% de fluidité, vous devez connaître 19 mots sur 20. Vous ne pouvez buter que sur un mot sur deux lignes sans excéder 20 mots incompris sur toute une page. Dur à suivre ? Allez donc jeter un coup d’œil à sa page web.

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Oui, je vous ai plus parlé de la méthode que du bonhomme, c’était fait exprès !

Bisous à tous,

Paul