Top 8 des Meilleurs Conseils pour Apprendre une Langue

Top 8 des Meilleurs Conseils pour Apprendre une Langue

Apprendre une langue ne relève pas du génie. De toutes petites astuces peuvent apporter de grands résultats. Aujourd’hui, je vais vous donner quelques conseils pour apprendre une langue. Si vous les suivez assidûment, ils vous permettront de faire un grand pas en avant. D’ailleurs, je les utilise au quotidien et grands polyglottes ont aussi largement utilisés les conseils qui suivent pour s’améliorer. Dans ce top 8, je vous donne quelques pistes et tous nos petits trucs pour que votre travail quotidien en langue se fasse tout en douceur.

 

Collez des post-its

Conseil apprendre langue coller post-it

vous habitez dans un appartement ? Très bien. Dans un manoir ? Tant mieux pour vous. En tout cas, la méthode restera la même. Le jeu consiste à coller des post-it sur différentes surfaces et d’y inscrire sa traduction dans la langue que vous visez.

  • Exemple 1 : vous estimez que vous devez concentrer vos efforts sur le vocabulaire de la cuisine. Collez donc un post-it sur le four avec écrit “oven”. Sans même vous en rendre compte, vous aurez définitivement assimilé ce mot au bout de quelques jours.
  • Exemple 2 : sur ce même four, vous pourrez même ajouter quelques verbes d’action tels “to cook” (cuisiner), “to bake” (faire du pain), “to warm up” (mettre en chauffe) …

 

Bavassez sous la douche

Mon conseil préféré pour apprendre une langue. La douche est un temps mort dans votre journée alors pourquoi ne pas mettre à profit les 5 à 10 minutes dont vous disposez ? C’est super simple : pendant que l’eau vous coule dessus, décrivez votre journée à venir en détaillant les différentes activités qui vous attendent. Inéluctablement, vous allez manquer de vocabulaire…

 

C’est une bonne raison pour aller le chercher pendant la journée. Mais surtout vous devrez le réutiliser lors de vos prochaines ablutions. Après deux ou trois douches, les mots que vous êtes allés chercher et que vous avez prononcé plusieurs fois seront acquis. C’est là mon meilleur “truc” pour progresser 😀

 

Éteignez votre auto-radio

Le trajet jusqu’au boulot est encore un petit moment qui vous appartient. Écoutez les nouvelles du monde pendant quelques instants et faites taire le poste de radio. Réagissez spontanément aux actualités en donnant votre avis et en argumentant. Si l’animateur était en train de faire l’apologie des fromages corses, n’ayez pas peur, seul ou avec des collègues, d’en discuter dans la voiture.

 

Dans la langue que vous souhaitez apprendre, faites de votre mieux pour donner un avis constructif. Vous pourrez tour à tour imaginer tout un tas de situations. Une façon facile de procéder consiste à parler de sentiments. Regardez l’exemple ci-dessous :

Prenons l’exemple où le poste de radio vous informe sur des villages où de plus en plus de petits commerces commencent à rouvrir. Voilà comment vous pourriez vous exercer à parler sur le sujet.

    • la peur : vous pouvez décrire tout ce qui laisserait penser que ce phénomène n’est pas durable, ni rentable ;
    • la joie : dans ce cas, vous décrivez le côté positif de la chose ;
    • Le doute : vous vous questionnez sur la raison de ce phénomène “pourquoi maintenant et pas avant ?” ;

Ce n’est pas compliqué et vous n’avez pas besoin de parler des heures et des heures. Veillez toutefois à bien articuler et à parfaire votre prononciation pour un bénéfice optimal. Les conseils pour apprendre une langue étrangères reposent sur des choses simples à mettre en place comme vous le voyez 😛 

 

Écoutez-vous parler et prononcer

Pour bien vous faire comprendre dans une langue étrangère, je vous recommande de vous enregistrer en train de parler. Pourquoi ? Eh bien parce que l’oreille humaine est prodigieuse. Elle est capable de vous dire que vous êtes sur le bon chemin ou si votre prononciation mériterait d’être quelque peu corrigée.

 

En vous enregistrant, vous serez capable de vous rendre compte, tout seul, des progrès accomplis. N’hésitez surtout à reprendre un mot en l’accentuant un peu plus. Le défaut des français est de vouloir parler les lèvres serrées. N’ayez pas peur d’accompagner la sonorité des mots avec des moues appuyées. Votre oreille et votre diction se corrigeront en peu de temps avec cette petite méthode 😉

 

Apprenez les 500 premiers mots de vocabulaire

Des linguistes ont eu la brillante idée de répertorier les mots les plus fréquemment utilisés dans un nombre considérable de langues. Même si on n’apprend pas vraiment que “the” est le mot le plus employé en anglais, ces listes sont une mine d’or d’informations. 

 

Elles vous permettront d’aller à l’essentiel, de connaître les mots qui reviennent le plus souvent et de les comprendre en un rien de temps. En règle générale, on considère qu’il faut 500 mots de vocabulaire pour parvenir à un niveau A2. Autrement dit, c’est le premier palier d’un niveau de compétence en langues permettant de parler et de comprendre. Même si 500 mots peuvent paraître être une montagne à franchir, des applications géniales existent pour y arriver sans difficultés. Ma préférée est MosaLingua, suivie de loin par Memrise. Il n’y a pas mieux pour apprendre du vocabulaire rapidement.

 

Mettez-vous en difficulté

Toute la beauté d’une langue étrangère est sa difficulté. Donc maintenant que tout le monde le sait, plus d’excuses ! Soyez assez courageux pour parler. N’ayez plus peur de dire quelques mots lors d’une soirée ou d’une rencontre fortuite avec un étranger. Tout le secret réside dans la confiance en soi. Si vous n’en avez pas, faites comme nous … inventez-la vous !

 

Vous verrez, les premières fois sont frustrantes parce que l’interlocuteur ne comprend pas bien ce que vous voulez dire ou pis encore … il vous répond dans votre langue ! Mais qu’importe, l’effort est fait, persévérez et vous verrez que parler une langue étrangère est l’une des choses les plus grisantes qui soit. D’ailleurs les premiers résultats peuvent apparaître très vite. Je vous livre d’autres conseils pour apprendre une langue à cet article : combien de temps pour parler une langue ?

 

Votre temps compte, pas de gâchis !

Avant de vous lancer, il est essentiel de vous préparer dès à présent un petit programme et de vous fixer des objectifs hebdomadaires. Ces objectifs doivent absolument correspondre à votre temps et vos capacités. Une charge de travail trop importante vous démotivera bien plus vite qu’un effort réfléchi et lissé sur une longue période.

 

Ce petit programme doit donc être le reflet de votre personnalité. Ce que vous devez retenir, c’est la date à laquelle vous souhaitez réaliser votre objectif. Par exemple, si vous voyagez en Inde dans 4 mois, il pourrait être intéressant de savoir lire en Hindi d’ici là. Dès lors, rien de plus simple que de se décider pour un livre comme celui-ci :

Cahier écriture Hindi

Trouvez un correspondant

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Pour conclure, nous avons le dernier des conseils pour apprendre une langue et pas des moindres ! Il n’y a rien de tel qu’une personne qui parle la langue que vous apprenez. Elle pourra certainement vous motiver et vous aider. Personne dans votre entourage ne parle Danois ? Pas de problème, internet regorge d’opportunités. Découvrez d’ailleurs notre article sur les tandems linguistiques. Dans les grandes lignes, ils proposent de mettre en relation des personnes du monde entier. Certaines sont natives, un vrai plus !

 

Toutes les applications que je vous présente ne sont pas toutes gratuites mais elles en valent la chandelle. Une autre solution, c’est aussi Italki qui propose des cours de langues entre profs particuliers et élèves. Personnellement, j’adore.

 

La langue des signes : et si on s’y mettait ?

La langue des signes : et si on s’y mettait ?

Comment dire bonjour en langue des signes, vous êtes-vous déjà posés la question ? Moyen très efficace pour communiquer avec et entre personnes sourdes, c’est une langue visuelle et gestuelle aussi riche qu’une langue parlée ! La langue des signes française LSF, par exemple, est parlée couramment par près de 100 000 personnes selon la Fédération Nationale des Sourds de France. Et on y compte aussi bien des personnes malentendantes, sourdes ou entendantes. Depuis plusieurs années, elle fait de plus en plus d’émules. Venez découvrir avec moi cette langue fascinante.

 

Histoire et caractéristiques de la langue des signes

L’histoire mouvementée de cette langue en mouvements

La langue des signes est intimement liée aux personnes sourdes. Et l’histoire n’a pas toujours été tendre avec elles… Pendant longtemps, elles ont été considérées comme des simples d’esprit. Elles étaient alors isolées et réduites à utiliser une gestuelle assez simpliste.

 

Au Moyen-Âge, le contexte leur a été un peu plus favorable, notamment dans les monastères cisterciens. En effet, le vœux de silence a permis aux gestes de remplacer la parole et certains baptêmes et cérémonies étaient célébrés en langue des signes.

 

À partir du XVème siècle, on commence enfin à les considérer comme des individus à part entière, notamment grâce à certains artistes sourds dont Ombrien Pinturicchio. Léonard de Vinci, Montaigne, Descartes, et bien d’autres, sont d’ailleurs fascinés par leur langue.

 

Il faut attendre le XVIIème siècle pour que l’Abbé de l’Epée permette à la langue des signes d’être enseignée et perfectionnée. Elle existait depuis fort longtemps mais n’était pas encore normée. Il ouvre alors la première école pour les sourds et, avec l’aide de ses élèves, invente un alphabet. Le mouvement gestualiste voit le jour. Son enseignement rencontre un tel succès qu’il se diffuse dans toute l’Europe ainsi qu’aux Etats-Unis. Mais cet âge d’or ne dure pas.

 

En 1880, se tient le Congrès de Milan, un congrès international pour l’amélioration du sort des sourds (vous remarquerez bien vite l’ironie). Et, la langue des signes est… interdite !

 

Elle est alors qualifiée de langue des singes par les membres, dits oralistes, de ce congrès (pratiquement tous entendants). Elle ne permettrait pas de communiquer avec Dieu et empêcherait les sourds de bien respirer, entraînant la tuberculose. Ils considèrent que les personnes sourdes doivent apprendre à parler pour intégrer la société, niant complètement leurs particularités et leur culture. En effet, au-delà de la parole, c’est toute une culture Sourde qui s’est développée.

 

Après ce congrès, et durant près d’un siècle, la langue des signes est méprisée et pratiquée de manière clandestine. Les sourds sont alors obligés de parler et lire sur les lèvres. Il faut attendre… 1991, en France, pour qu’une loi autorise enfin l’apprentissage de la langue des signes. Cependant, elle est seulement considérée comme un moyen pédagogique. Ce n’est qu’en février 2005, qu’elle est reconnue comme une langue en tant que telle.

 

Malheureusement, encore aujourd’hui, tous les enfants sourds ne peuvent pas accéder à un enseignement dans leur propre langue. Il existe pourtant des écoles bilingues (pour apprendre le français parlé et la LSF) mais elles ne sont que trop rares sur le territoire.

 

Mais alors, c’est quoi la langue des signes ?

La langue des signes est majoritairement utilisée par les personnes sourdes et muettes pour communiquer. Ah, petite précision, l’expression « sourd-muet » est souvent utilisée car beaucoup de personnes qui n’entendent pas, n’utilisent pas le langage parlé. Ce qui est assez logique : lorsque l’on parle, on ne fait que reproduire les sons que l’on entend.

Il s’agit d’une langue visuelle et gestuelle, basée sur les mouvements et les positions des doigts et des mains ainsi que les expressions du visage. C’est un tout autre modèle linguistique.

 

Tiens d’ailleurs, quelle est la différence entre la langue des signes et le mime ?

 

Contrairement à la première, le mime est plus imagé et basé sur des déplacements et mouvements du corps. La langue des signes, elle, est beaucoup plus complexe. Mais saviez-vous que Charlie Chaplin, pour perfectionner le jeu de ses personnages, s’est beaucoup fait aidé par son ami sourd, Grandville Redmond ?

La langue des signes est différente du mime

Ce n’est pas Marcel Marceau qui dira le contraire

 

Aussi, vous n’apprenez pas LA langue des signes mais UNE langue des signes.

 

Avez-vous remarqué que j’ai employé à plusieurs reprises l’expression « langue des signes française » ou LSF ? En effet, la langue des signes n’est pas universelle. Il en existerait près de 120 ! Chacune est propre à son pays et possède sa propre logique et son vocabulaire. D’ailleurs, certains mots et expressions sont typiques du pays, voire de la région, dans lequel ils sont utilisés. En français, par exemple, pour dire «papa», vous devez pincer la moustache, tandis que « maman » peut se dire de 7 manières différentes !

 

Comme pour la langue orale, elle peut emprunter des signes à d’autres langues. À ce propos, 60% de la langue des signes américaine a pour origine celle des français (rappelez-vous l’enseignement de l’Abbé de l’Epée) !

 

Bon, pour être tout à fait honnête, il existe la Langue des Signes Internationale (LSI). Cependant, elle n’est pas officielle, est peut pratiquée et parfois même rejetée car il lui est reproché de ne pas traduire les différences culturelles de chaque pays et que celles-ci s’effacent au profit de la standardisation.

Le langage des signes est un monde à part entière, riche, avec sa propre complexité. D’ailleurs, certaines expressions ne peuvent être traduites littéralement en langue parlée car elles ne se comprennent que par ceux et celles qui pratiquent la langue. Il s’agit un geste d’esprit. 😉

 

Comment apprendre la langue des signes française ?

Quelques informations à savoir avant de se lancer

La langue des signes française n’est pas du français signé, elle a sa propre syntaxe.

Et vous le remarquerez, vous comprendrez facilement la signification de certains signes, plus imagés, qui font directement référence à notre expérience plus ancrée dans le « pratique ». C’est ce qui s’appelle l’iconicité.

C’est d’ailleurs très intéressant de remarquer à travers cette langue, les traces de la culture du pays duquel elle provient. Par exemple, en chinois, « manger » fait référence à l’utilisation des baguettes.

Et comme toute langue, il faut prendre son temps pour l’apprendre et apprendre ses bases (les couleurs, chiffres, jours, etc.). Apprendre les mots vient avant la formulation des phrases.

Mais, combien de temps faut-il pour apprendre la langue des signes ?

Évidemment, tout dépend de chacun, de sa motivation et son investissement. Cela peut prendre plusieurs mois pour apprendre les bases et quelques années pour bien l’intégrer. Comme tout, cela demande du temps !

Parler avec ses mains

Parler avec ses mains, tout un programme !

À savoir également, que les pratiquants de ce langage visuel et gestuel utilisent beaucoup d’expressions faciales. Elles ne sont pas à négliger car elles donnent beaucoup de renseignements. On pourrait dire que c’est l’équivalent du ton qui change selon nos humeurs.

Maintenant, comment se lancer dans le bain ?

 

Les différentes manières d’apprendre la LSF

Il existe plusieurs façons d’apprendre la langue des signes et je vous conseille vivement de les combiner pour progresser plus facilement.

 

Les ressources sur Internet

Pour apprendre la langue des signes, le visuel est la clé ! Et gloire à Internet pour nous permettre d’accéder à autant de ressources du genre !

Voici quelques moyens qui vous seront utiles :

  • L’application et le site internet incontournables : Elix. Il en existe d’autres bien sûr, mais c’est la référence. Il s’agit d’une sorte de dictionnaire visuel qui comporte plus de 13 500 signes et propose la traduction vidéo d’un mot en langue des signes.
  • Les réseaux sociaux : sur Instagram, jetez un œil au compte lsfcombat et sur Twitter, suivez le hashtag #damefannysigne.
  • Les chaînes et vidéo Youtube : il existe quelques Youtubeurs sourds qui proposent des vidéos sur leur quotidien, comme Lucas Wild, mais aussi pour apprendre la langue telle que MélanieDeaf et sa seconde chaîne Signe2Mains.
  • Les médias en langue des signes. Et oui ! Ne pas entendre ne signifie pas ne pas s’informer ! Faites un tour sur L’œil et la main ou encore Média’Pi.

 

Prendre des cours auprès d’une association ou d’une école LSF

Les écoles et associations, comme Visuel, sont aussi là pour ça. Elles proposent des cours ou même des stages pour apprendre la langue des signes. Vous pouvez aussi vous tourner vers l’Académie de la Langue des Signes Française.

Certains profs proposent également des cours particuliers de LSF.

 

Des livres pour apprendre des signes ?

Il existe aussi des livres mais l’approche n’est pas toujours évidente car il faut bien regarder les images, les flèches et les mouvements. Aussi, je me garderais bien de vous en conseiller !

 

Rencontrer des sourds

Enfin, comme pour toute langue, il faut parler avec les personnes qui la pratiquent (c’est tout l’intérêt, non ?). Aussi, rencontrez des personnes sourdes, et plusieurs ! En effet, comme pour la langue orale, chaque personne a sa propre manière de parler, signer, sa langue. Cela vous permet à la fois d’apprendre des expressions pi-sourdes (en LSF, “pi” est employé lorsque c’est caractéristique d’un individu, d’un groupe), des expressions faciales, de nouveaux mots, etc.

Si vous êtes sur Paris, le Café Signes, dans le 14ème, est un lieu de rencontres entre sourds et entendants qui savent signer. Mais il existe pleins d’autres endroits, en France, pour se retrouver !

En fait, vous apprenez tout simplement une nouvelle langue étrangère mais… en silence !

 

Quel métier exercer grâce à la langue des signes ?

Tout comme les langues recherchées lors d’un recrutement, la langue des signes peut être un vrai atout.

Concernant la langue à proprement parler, il existe différents débouchés :

  • Interprète en langue des signes ;
  • Guide-conférencier ;
  • Professeur de langue des signes ;
  • Éducateur pour enfants sourds.

Penchons-nous particulièrement sur le métier d’interprète en LSF dont la demande est très importante.

Vous traduisez à la fois les propos des sourds et ceux des entendants, en expliquant aussi bien le sens que le contexte. Vous faites le lien entre un sourd et un entendant dans toutes les interactions du quotidien : chez le médecin, banquier, notaire, etc. Cependant, vous devez être capables de vous adapter car vous êtes souvent amenés à vous déplacer et changer d’environnement.

Vous pouvez travailler dans tous types d’organismes (entreprise, institution, association, organisation internationale) mais aussi en indépendant. Le salaire commence aux environs des 1 500 € et peut vite augmenter selon la spécialisation et l’expérience.

Si vous souhaitez plus d’informations sur le métier et les formations d’interprètes LSF (présentes sur Lille, Paris, Rouen et Toulouse), je vous conseille vivement de vous rendre sur l’AFILS.

Une interprète LSF en devenir ?

Une interprète LSF en devenir ?

Mais la langue des signes peut servir dans toutes les professions. Pratiquement tous les métiers aux savoirs assez techniques, en relation directe avec des clients ou des patients, ont besoin de personnes qui savent signer :

  • Avocats ;
  • Policiers ;
  • Notaires ;
  • Médecins ;
  • Infirmiers ;
  • Aides-soignants ;
  • Auxiliaires puéricultrices ;
  • Assistant de vis scolaire ;
  • Orthophoniste ;
  • Moniteurs d’auto-école ;
  • Banquiers ;
  • Chargés de clientèle ;
  • Assureurs, etc.

La liste est longue !

Vous pouvez très bien passer une formation en complément de votre diplôme principal.

Pratiquer la langue des signes apportera une dimension supplémentaire à votre métier car vous pourriez tout à fait être amenés à rencontrer une personne sourde. Elle rendra vos services plus ouverts et accessibles.

Je me permets tout de même d’indiquer que certains personnes sourdes tout aussi compétentes que les entendantes rencontrent des difficultés pour trouver un poste, du fait de leur surdité, même en étant interprète LSF ou guide-conférencier !

Apprendre la langue des signes c’est aussi, finalement, participer à la construction d’une société plus inclusive. C’est le signe (tiens donc) d’une plus grande ouverture mais aussi d’une plus grande tolérance.

Alors, des partants ?

 

Apprendre une langue étrangère ralentit l’arrivée d’Alzheimer !

Apprendre une langue étrangère ralentit l’arrivée d’Alzheimer !

L’impact des langues sur notre cerveau n’est plus à prouver. Les langues et la mémoire sont intimement liées, jusqu’ici, rien de nouveau sous le soleil. Mais il y a encore mieux ! Apprendre une langue étrangère est bénéfique pour votre santé cérébrale, et en particulier pour lutter contre les symptômes de la maladie d’Alzheimer ! Tiens, une raison de plus pour se motiver à apprendre le russe, le portugais ou encore l’hindi et anticiper les trous de mémoire ! Mais alors, concrètement, comment l’apprentissage des langues nous protège-t-il de cette démence ? Venez avec moi, je vous emmène à la découverte de cette machine fascinante qu’est le cerveau.

 

L’apprentissage d’une langue renforce le cerveau

Apprendre une nouvelle langue créé de nouvelles connexions cérébrales

Avant tout, arrêtons-nous quelques instants sur celle qui est considérée comme le mal de notre siècle, la maladie d’Alzheimer. Il s’agit d’une maladie neurodégénérative qui détruit, au fur et à mesure, les neurones, et dont les conséquences sont irréversibles. Pas franchement folichon…

Elle provoque des troubles de la mémoire, de la pensée mais aussi, ce que l’on oublie trop souvent, du comportement. Malheureusement, aucun traitement à ce jour n’a encore été trouvé pour contrer cette affection.

Alzheimer impacte la mémoire

Alzheimer impacte notamment la mémoire

Cependant, l’étude du Dr Brian Gold de 2013 (en anglais), publiée dans le Journal of Neuroscience, a prouvé que l’apprentissage et la pratique d’une langue étrangère ont des effets favorables sur la santé du cerveau. En d’autres termes, s’exercer à parler dans une langue étrangère ralentit le vieillissement du cerveau, protège de la démence and so d’Alzheimer. Heureuse nouvelle que voilà !

Penchons-nous maintenant sur ce qui se passe là-dedans.

Lorsque vous pratiquez, allez au choix, le pirahã (une langue rare parlée par une tribu de chasseurs-cueilleurs en Amazonie), vous stimulez une zone de votre cerveau bien spécifique. Et, comme un muscle – même si l’analogie est à prendre avec des pincettes – cette partie cérébrale se renforce.

Plus précisément, l’activité cérébrale stimule le fonctionnement de vos neurones. Ces derniers vont se ramifier et créer entre eux de nouvelles connexions. On peut même dire, sans exagérer, qu’apprendre une langue provoque des changements anatomiques dans le cerveau ! Et tout logiquement, ils renforcent son fonctionnement.

Aussi, lorsque certaines régions du cerveau deviennent défaillantes, celui-ci irait puiser dans cette nouvelle réserve cognitive, c’est-à-dire emprunter ce nouveau réseau. C’est d’autant plus intéressant que les zones les plus à même de pâtir de la maladie sont celles, vous les avez sûrement devinées, liées au langage et à la mémorisation.

Mais alors, au bout de combien de temps peut-on en voir les effets ?

 

L’apprentissage des langues stimule de nombreuses zones du cerveau

Et bien il paraîtrait que les signes soient visibles… tout de suite ! Une étude menée par le Dr Ping Li (en anglais), professeur de psychologie et de linguistique, avec d’autres chercheurs de Pennsylvanie, parue en 2014 dans le Journal of Neurolinguistics, a suivi 39 natifs anglophones. Durant six semaines, pratiquement tous les jours, ces derniers ont suivi des cours de chinois. Et avant et après chaque séance, les chercheurs leur faisaient passer systématiquement une IRM (Imagerie par Résonance Magnétique).

Et figurez-vous qu’ils ont découvert qu’à chaque fin de cours, le cerveau avait de meilleures connexions cérébrales !

Bluffant.

Et puis, pratiquer une langue étrangère est certainement l’un des exercices mentaux les plus complets car il stimule plusieurs aires cérébrales :

  • l’aire de Broca : elle déclenche la production du son ;
  • l’aire motrice : elle permet la production et l’articulation d’un mot ;
  • le cortex auditif : il permet de décrypter un son ;
  • l’aire de Wernicke : elle permet d’analyser les mots qu’ils soient lus ou prononcés ;
  • et enfin, le cortex visuel : il permet de décrypter un texte.

Et toutes ces zones forment le système de contrôle exécutif. Oh non ne fuyez pas devant cette expression qui paraît sacrément austère car cela pourrait bien vous intéresser.

Lorsque vous maîtrisez plusieurs langues, selon votre interlocuteur, vous devez choisir laquelle utiliser pour lui répondre. Aussi, votre cerveau devra sélectionner la langue appropriée et inhiber les zones cérébrales qui maîtrisent, en quelque sorte, la seconde, non adéquate à la situation. Et c’est précisément ce qui stimule le fameux système de contrôle exécutif. Il est sans cesse actif et cette activation constante prévient le vieillissement du cerveau.

Bon, et à cela, vous rajoutez également le noyau caudé, le cortex préfrontal dorsolatéral, le cortex pariétal inférieur ou encore le cingulum. Ce sont les zones spécifiques évitant les interférences lorsque le cerveau choisit une langue. Ah et n’oublions pas non plus le cortex pariétal qui permet de reconnaître les sons. Mais enfin je ne vais pas rentrer dans les détails car cela deviendrait bien trop complexe.

Et notez que prévenir la maladie peut commencer à n’importe quel moment de la vie !

 

La prévention de la maladie d’Alzheimer peut se faire à tout âge

Les capacités cognitives se travaillent à tout moment

Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, il est possible de profiter des effets de l’apprentissage d’une nouvelle langue à n’importe quel âge. Cette activité mentale permet à la fois de développer des capacités cognitives et d’agir de manière préventive contre cette maladie de la vieillesse.

Et c’est aussi bénéfique pour lutter contre le déficit cognitif léger (DCL). Il s’agit d’un trouble plus important qu’un déficit cognitif lié à l’âge mais qui ne nuit pas à l’indépendance de la personne qui en est atteinte. Généralement, celle-ci mettra plus de temps et d’effort pour accomplir des tâches du quotidien. Cependant, ce trouble est à surveiller car il peut mener vers un déficit plus grave, comme Alzheimer.

Bref, les capacités cérébrales ça se travaille !

Apprendre une langue permet d'avoir une mémoire d'éléphant !

S’entraîner pour avoir une mémoire d’éléphant !

Ainsi, tout petit ou d’un certain âge, il n’est jamais trop tard pour se mettre aux langues et entretenir sa santé ! C’est d’ailleurs la même étude du Dr Ling Pi, que je vous ai citée précédemment, qui le prouve. L’auteur explique que le cerveau est malléable et que lui et son équipe ont repéré des changements même au niveau du cerveau des personnes les plus âgées.

Cela donne espoir !

Attention cependant, je ne voudrais pas vous donner de faux espoirs. Lorsque la maladie fait son apparition, soit lorsqu’une personne est diagnostiquée Alzheimer, pratiquer une autre langue ne peut plus retarder le déclin cognitif

Alors autant s’y mettre tout de suite ! Et pourquoi ne pas aussi inciter mamie à se mettre au mandarin ?

Egalement, sachez qu’apprendre une langue n’empêche pas l’apparition de la maladie et, entre autres, les pertes de mémoire. Elle ne fait que ralentir l’apparition des manifestations cliniques d’Alzheimer.

Mais ce n’est tout de même pas négligeable. Voyez plutôt.

 

Il est possible de retarder l’arriver de la maladie

Une étude canadienne de 2010 menée par le professeur Ellen Bialystok de l’Université de Toronto a montré que sur deux personnes atteintes, celle qui a pratiqué deux langues durant toute sa vie, qui est bilingue donc, ne déclare la maladie que 4 ans après ! Ce n’est donc pas l’histoire de quelques mois, le bilinguisme retarde véritablement la maladie d’Alzheimer

Une autre étude écossaise de l’Université d’Edimbourg, sortie en juin 2014 dans Annals of Neurology vient également appuyer cette découverte : les personnes de plus de 70 ans ont leurs fonctions cérébrales mieux protégées si elles ont appris une langue étrangère.

Les langues peuvent donc aussi bien servir dans la vie de tous les jours que dans la vie à long terme !

Je me permets un petit aparté pour vous indiquer que pour mieux prévenir cette démence, vous devez non seulement être stimulé intellectuellement mais aussi agir dans d’autres domaines tout aussi essentiels. Comme l’explique le Centre de recherche pour l’Alzheimer en Allemagne (qui est donc écrit… en allemand), veillez à  :

  • adopter une alimentation saine et équilibrée ;
  • exercer une activité physique régulière ;
  • entretenir votre activité mentale ;
  • cultiver vos relations sociales !

Mais retournons à notre domaine de prédilection : les langues.

 

Quelques exercices sont bénéfiques pour stimuler sa mémoire

Multiplier les activités “intellectuelles”

Bon… Mais alors par où commencer ?

Rappelez-vous les différentes zones cérébrales que nous avons évoquées en ce début d’article. Elles sont liées à l’apprentissage linguistique (logique me diriez-vous), aussi elles ont besoin de stimuli de cet ordre. C’est-à-dire que pour apprendre efficacement vous devez être en situation : être en immersion, dialoguer, écouter, faire des jeux de mots, apprendre du nouveau vocabulaire, etc.

Maintenant, je pourrais tout simplement vous dire de… pratiquer ! Mais c’est un peu facile je vous le conçois. Alors voici quelques pistes pour démarrer qui vous aideront à augmenter votre matière grise.

Vous pouvez tout d’abord commencer par ces différents conseils pour apprendre une langue. Certains sont des exemples concrets des recommandations que je vous ai décrites plus haut pour développer votre acuité mentale.

Ensuite, pensez à :

Et bien évidemment, je ne peux que vous conseiller les différents articles du blog pour trouver les différentes manières d’apprendre et de vous entraîner qui vous correspondent le mieux. C’est d’autant plus intéressant qu’il est important de varier les exercices et les approches d’apprentissage d’une langue. Pourquoi ? Car ils permettent de créer diverses connexions étant donné qu’ils vont activer des zones différentes du cerveau.

 

Etre régulier dans sa pratique

Tout comme la santé physique, la santé cérébrale s’entretien de manière quotidienne. Aussi, concernant les langues, je ne peux que vous conseiller d’être régulier dans votre pratique.

La clé donc : entraîner son cerveau régulièrement.

Il faut entraîner son cerveau et sa mémoire

Utilisez votre cerveau !

Plus vous serez en contact avec la langue, plus elle vous deviendra familière. D’ailleurs, si vous commencez à rêver dans la langue que vous apprenez, c’est bon signe !

Comme expliqué dans les paragraphes précédents, vous allez créer de nouvelles connexions et celles-ci vont se renforcer. Ah ! et sachez que le cerveau n’a pas de “stock” limité, la mémoire est donc infinie. Donc non, non, vous ne pouvez plus prendre ce prétexte pour ne pas vous lancer 😉 .

Et, vous l’aurez compris tout le long de cet article, lorsque vous entraînez votre mémoire, celle-ci devient de plus en plus performante. En gros, plus vous apprenez, plus cela devient facile ! C’est un cercle vertueux. Alors ne lâchez pas votre objectif même si vous trouvez cela difficile dans les débuts.

 N’hésitez pas à consacrer une plage horaire dans la semaine ou quelques minutes dans votre journée pour vous consacrer à l’apprentissage d’une langue. Travaillez votre mémoire, c’est la condition pour que celle-ci ne vous fasse pas défaut, ou le moins possible, dans le futur.

Voilà ! Une raison de plus pour profiter des bienfaits d’apprendre une nouvelle langue et pour, dans l’avenir, ne plus dire que vous l’avez sur le bout de la langue 😉 !

 

Alors, est-ce que cela vous a donné envie de devenir polyglotte ? Et, car je serais curieuse de le savoir, remarquez-vous une meilleure assimilation de la langue au fur et à mesure de votre apprentissage ?

 

Jeune fille au pair à l’étranger : ce qu’il faut savoir

Jeune fille au pair à l’étranger : ce qu’il faut savoir

Vous souhaitez partir comme jeune fille au pair à l’étranger ? Voici tous nos conseils pour faire de ce séjour une expérience inoubliable. 😉 Si comme des milliers de jeunes vous souhaitez vous aussi tenter l’expérience, cet article est fait pour vous ! Une expérience unique motivée par l’envie de voyager, d’apprendre une langue ou même d’être plus indépendant, mais qu’il faut bien préparer pour partir en toute tranquillité. Découvrez tous les avantages de ce type de séjour à l’étranger, mais aussi ce que l’on exigera de vous pour devenir au pair, puisqu’un certain type de profil est demandé. De plus, nous vous dirons comment partir et avec quels organismes pour un séjour sans mauvaises surprises. Nous vous donnerons de super conseils avant votre départ et une fois sur place pour profiter au mieux de cette expérience incroyable. Pour finir, vous découvrirez une sélection de sites web et agences au pair pour vous aider à organiser votre séjour à l’étranger. Un passage obligé pour un séjour réussi ! 😀

Partir au pair : les grandes lignes

Nous avons tous déjà entendu parlé des jeunes filles au pair, mais savez-vous vraiment de quoi il s’agit? Revenons sur cette expérience, ses avantages et les différents profils recherchés. Vous découvrirez que ce n’est pas seulement une expérience réservée aux jeunes femmes.

Partir au pair, c’est quoi ?

Partir au pair, c’est partir à l’étranger dans une famille d’accueil afin de s’occuper d’enfants. Il s’agit d’un échange de bons procédés : vous serez logé, nourri, blanchi. En contrepartie vous vous occuperez à plein temps des enfants de la famille. A plein temps, certes, mais vous pourrez aussi avoir du temps pour vous afin de visiter les alentours, voir du pays. Mais voyons plutôt les avantages d’une expérience au pair.

Les avantages d’une expérience au pair

Partir au pair a plusieurs avantages, aussi bien pour la famille d’accueil qui pourra bénéficier d’une baby-sitter à plein temps, que pour vous :

  • Le voyage : le premier avantage, c’est bien entendu que vous voyagerez et découvrirez une autre culture.
  • Le perfectionnement de votre niveau en langue : partir au pair est un bon moyen de parfaire vos connaissances en langue étrangère en communiquant avec la famille et les locaux. De plus, vous pourrez faire évaluer vos compétences linguistiques avec une certification comme le TOIEC pour l’anglais.
  • Le gain d’autonomie : partir au pair vous permettra de développer votre sens de l’autonomie et des responsabilités puisque vous aurez la charge d’enfants. J’ajouterai que les gens vous feront confiance aussi. C’est classe.
  • Un maison pour vos prochains séjours : grâce au lien unique qui se crée entre vous et la famille d’accueil, vous deviendrez un membre à part entière de la famille et vous aurez une seconde maison à l’étranger.

Vous l’aurez compris, devenir jeune fille au pair est bénéfique aussi bien pour votre culture, vos compétences linguistiques ainsi que votre sens des responsabilités. En somme, une expérience qui vous fera grandir !

Fille ou garçon ? On bouscule les codes !

Traditionnellement, être une fille est un avantage pour partir au pair. Cependant, de plus en plus de garçons souhaitent aussi entreprendre cette expérience incroyable, et davantage de familles sont ouvertes au fait d’accueillir un garçon au pair. C’est notamment le cas en Angleterre et en Australie.

 

Quelles conditions et exigences ?

Pour devenir jeune fille au pair, il existe des conditions. Il faudra répondre aux critères suivants pour effectuer ce séjour à l’étranger.

Quelques prérequis

Tout d’abord, pour être jeune fille au pair il faut avoir entre 18 et 26 ans et avoir un casier judiciaire vierge. Il s’agit là des premières conditions. Contrairement au baby-sitting, il faut savoir qu’un diplôme du secondaire ou un diplôme universitaire est souvent exigé. De plus, disposer du BAFA et d’un diplôme de secourisme est toujours le bienvenu, surtout si vous êtes un garçon – les familles encore réticentes au fait de confier leurs enfants à un homme l’exigent le plus souvent. Mais ce n’est pas tout ! On pourra vous demander d’avoir un permis de conduire en poche afin de pouvoir vous véhiculer sur place et véhiculer les enfants que vous aurez à charge. Si vous répondez à ces critères, vous êtes le candidat idéal pour partir au pair à l’étranger.

Expérience professionnelle

Pour partir au pair, il vous sera également demandé d’avoir une solide expérience en baby-sitting et de pouvoir fournir des lettres de références afin d’attester de vos capacités à garder des enfants. Toutefois, si vous n’avez jamais fait de baby-sitting, d’autres expériences peuvent être valorisées, comme :

  • avoir travaillé dans un centre aéré
  • avoir entraîné des groupes de jeunes dans un club de sport
  • s’être déjà occupé de frères et sœurs plus jeunes

Ces exigences professionnelles sont à prendre en considération afin de partir comme jeune fille au pair pour avoir une idée préalable de ce qu’est travailler avec des enfants.

Et les langues ?

Afin de communiquer avec la famille d’accueil, quelques connaissances linguistiques préalables seront nécessaires. Si vous partez dans un pays anglophone, il faudra maîtriser vos bases d’anglais, même si vous souhaitez devenir jeune fille au père pour améliorer vos compétences linguistiques. Vous verrez, vous ne mettrez pas longtemps à progresser ! En revanche, si vous souhaitez partir dans un pays dont la langue officielle n’est pas l’anglais, comme la Suède, la Norvège ou l’Allemagne où chaque année de nombreuses familles font appel à des jeunes filles au pair, il faudra maîtriser les bases de la langue du pays. Notez bien que partir sans connaissances linguistiques peut être un réel problème, veillez donc à vous renseigner et apprendre quelques bases de la langue locale pour communiquer et progresser. Pour vous préparer à communiquer en anglais le plus rapidement possible, n’hésitez pas à (revoir) nos conseils. 😉

Comment partir au pair ?

Vous souhaitez partir au pair mais… comment faire ? A qui s’adresser et quelles sont les démarches ? Que vous souhaitiez partir avec une agence ou que vous préfériez vous débrouillez seul, voici les différents organismes et sites web divers qui pourront s’avérer utiles.

Faire appel à une agence

Faire appel à une agence est la meilleure solution pour partir au pair à l’étranger. Pourquoi ? Premièrement et tout simplement parce que vous serez assuré contre les différents aléas qui peuvent survenir durant votre séjour. Ensuite, les agences spécialisées dans les voyages au pair vous aident à obtenir le visa nécessaire pour effectuer un séjour de longue durée, alors qu’en partant seul vous pourriez bien ne pas réussir à en obtenir un. Bon la rançon de la gloire, c’est qu’il faudra payer quelques frais d’agence pour bénéficier de tous ces avantages. Eh oui …

Partir seul ?

Partir seul n’est pas recommandé, mais si vous ne souhaitez pas payer les frais d’agences, vous pourrez écumer les petites annonces de familles cherchant des jeunes filles au pair. Où trouver ces petites annonces ? Sur Facebook par exemple. Il existe de nombreuses pages Facebook pour ceux qui souhaitent partir sans agence. Toutefois, si vous partez seul, attention aux arnaques ! Certaines familles pourraient vous sous-payer, comme certains témoignages de jeunes filles au pair l’indiquent.

Quelques conseils

Que ce soit avant de partir ou une fois sur place, voici quelques conseils pour faire de ce voyage une expérience inoubliable.

Avant le départ

Avant le départ, voici quelques conseils utiles pour être prêt(e) à partir au pair:

  • Économisez ! En effet, il faudra partir avec quelques économies pour subvenir à vos besoins sur place. Même si vous bénéficierez d’une compensation financière, celle-ci s’apparente davantage à de l’argent de poche et ne suffira pas si vous souhaitez voyager un peu ou faire quelques activités sur place.
  • Travaillez la langue : pour pouvoir vous débrouiller et être pleinement autonome sur place, veillez à travailler votre niveau d’anglais ou la langue du pays dans lequel vous comptez effectuer votre séjour. N’oubliez pas de vous munir d’un petit dictionnaire et d’un calepin pour noter toutes les expressions que vous entendrez !

Vous êtes maintenant prêt à partir ? Ne manquez pas nos conseils une fois sur place.

Une fois sur place ?

Pour profiter pleinement de votre séjour, voici quelques recommandations :

  • Oubliez vos compatriotes. Afin de progresser en langue et d’acquérir un bon niveau, veillez à communiquer davantage avec les locaux. Pour en savoir plus sur l’apprentissage en immersion, rendez-vous sur notre article.
  • Ne restez pas toujours à la maison. Vous aurez des responsabilités, certes, mais vous devrez aussi découvrir votre nouveau lieu de vie.
  • Communiquez. Parfois, vous serez en désaccord avec la famille, et il faudra apprendre à communiquer pour que tout se passe au mieux.
  • Prenez en compte la différence de culture. La différence culturelle peut créer des désaccords entre vous et la famille. Apprenez à vous adapter !

Combien de temps rester ?

Vous pourrez rester en famille d’accueil de 3 mois à 1 an environ, mais tout dépend de vous. Pour progresser un maximum en langues, voyager et découvrir la culture locale, nous vous conseillons bien entendu de rester le plus longtemps possible. Cependant, même un court séjour peut porter ses fruits.

Sites web et agences pour partir au pair

Sites web :

Cultural Care Au pair est le spécialiste des séjours au pair aux États-Unis. Un organisme reconnu pour la qualité de ses services et à qui vous pourrez faire pleinement confiance. Si vous aussi vous souhaitez opter pour l’American Dream, rendez-vous sur leur site!

Au Pair World est sans doute l’un des meilleurs sites pour devenir jeune fille au pair à l’étranger. Vous pourrez choisir parmi les nombreuses destinations proposées pour partir en séjour au pair.

Workaway est un site multi-tâches. Il propose de vivre de nombreuses expériences professionnelles à l’étranger et notamment des expériences au pair. Vous n’aurez qu’à renseigner vos préférences sur leur site et le tour est joué !

AuPair.com est un site qui propose de trouver la famille idéale pour votre prochain séjour au pair. Tout droit venu d’Allemagne, le site est simple d’utilisation.

Au Pair Ads est le site parfait pour tous ceux qui souhaitent partir dans les pays scandinaves. Danemark, Finlande, Norvège, Suède ou Islande, vous trouverez de nombreuses familles prêtes à vous accueillir. Le site propose également de partir pour le Canada et l’Australie.

Agences :

  • UFAAP : l’Ufaap, ou l’Union Française des Agences Au Pair, est un organisme qui rassemble toutes les agences Au Pair de France. D’où que vous veniez, vous pourrez consulter sur leur site les différentes agences Au pair agréées. Grâce à l’Ufaap, vous êtes assuré de partir à l’étranger en toute légalité. Vous bénéficierez de toutes les garanties pour un séjour réussi. Consultez leur site pour sélectionner l’agence au plus près de chez vous.

Conclusion

Vous avez désormais toutes les cartes en main pour réussir votre séjour de jeune fille au pair à l’étranger. En partant au pair, vous partez découvrir une autre culture et un autre pays, un échange unique entre vous et une famille d’accueil. Vous aurez la charge d’enfants de tous âges et en profiterez pour parfaire votre niveau en langues. Mais attention ! Avant de partir, il faudra veiller à répondre à tous les critères, qui ne sont pas des moindres. Avoir 18 à 26 ans, un casier vierge, un diplôme, une solide expérience en baby-sitting, quelques bases de la langue du pays, etc. De plus, soyez vigilent lors de votre recherche de famille d’accueil. Nous vous conseillons de faire appel à une agence pour bénéficier d’un service complet, en toute sécurité. En cliquant sur les liens ci-dessus, découvrez tous les sites web et les agences qui vous aideront à partir au pair à l’étranger et vivre une expérience incroyable.

Si vous pensez que les enfants sont une contrainte trop importante, pourquoi ne pas miser sur un séjour linguistique ? Retrouvez toutes les infos à ce lien : trouver un séjour linguistique pas cher.

Bon voyage !

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Parole d’expat’ : apprendre le chinois

Parole d’expat’ : apprendre le chinois

Aujourd’hui dans Parole d’expat’, on s’intéresse au chinois. Cette langue, aux contours d’extrême orient, est en passe de devenir la lingua franca de demain. Je vous propose de découvrir les trésors que recèle cette langue mais surtout comment l’apprendre ! Max, un expatrié français à Taïwan a accepté de répondre à quelques questions sur son expérience avec la langue de Confucius.

Chinois, mandarin, cantonais … de quoi parle-t-on ? ?

Largement parlé à travers le globe, le mandarin occupe la première place du podium mondial en nombre de locuteurs. On estime que 897,071,810 personnes l’utilisent comme langue maternelle et qu’il est la deuxième langue de  193,880,000 autres terriens. De fait, le mandarin est parlé dans toutes les provinces chinoises et est très largement appris à l’étranger. C’est pas vrai ? 😉

Ca fiche quand même le tournis ! D’ailleurs, le test de chinois reconnu dans le monde entier, le HSK (Hanyu Shuiping Kaoshi – 汉语水平考试) est tout en mandarin !

Le cantonais, lui, est parlé par 53 millions de chinois, et par 63 millions de personnes dans le monde. On le retrouve majoritairement dans la province de Guangdong. La carte ci-dessous colorise les foyers linguistiques.

Cartes des langues chinoises (Source : Wikipedia)

Interview : Max et Taïwan

Sur le bout de la langue est allé à la rencontre de Max, expatrié français à Taïwan depuis 2 ans. Un grand merci à lui pour ses réponses.

SLBDLL : Salut Max, peux-tu nous dire qui tu es et pourquoi le chinois est important dans ta vie ?

Je m’appelle Maxime, j’ai 30 ans, diplômé d’une licence de langue Anglais-Chinois, je vis actuellement à Taïwan avec ma femme où j’enseigne l’anglais.

Le chinois est important dans ma vie, tout simplement, car je vis à Taïwan et donc je m’en sers tous les jours. De plus ma femme est Taïwanaise, c’est donc indispensable pour moi. Elle s’est d’ailleurs mise au Français ! ^^

SLBDLL : Quels seraient tes conseils pour bien commencer à apprendre la langue ?

Pour bien débuter, surtout ne pas avoir peur si on se sent dépassé : apprendre à la fois à lire, écrire et parler, ça fait beaucoup de choses d’un coup. Il n’y a pas de secret, ça vient avec la pratique. Le mieux pour apprendre est évidemment de partir étudier en Chine ou à Taïwan, en plus de progresser beaucoup plus vite, l’expérience de vie est vraiment époustouflante, autant par les rencontres que les paysages.

Max (manque sa casquette)

SLBDLL : C’est quoi le plus dur à maîtriser selon toi en chinois ?

Pour moi, le plus dur à maîtriser est l’écrit, je ne sais même pas si c’est possible, sachant que j’ai déjà vu des étudiants Chinois encore s’entraîner à écrire des caractères 😀

SLBDLL : C’est comment la Chine et Taïwan ?

J’ai passé plus de trois ans de ma vie en Chine, c’est vraiment un pays étonnant, autant par son respect des traditions, ses villes gigantesques, sa campagne magnifique.  Il n’y avait pas un jour où je ne voyais pas quelque chose de fou.

Taïwan est comme un mixte de culture chinoise, américaine mais surtout japonaise. Les gens sont polis et les villes sont propres, ce qui donne un cadre de vie tout à fait exceptionnel.

SLBDLL : Tu penses qu’apprendre le chinois peux te mener à comprendre d’autres langues ?

Le chinois partage beaucoup de caractères avec le Japonais, c’est pas pour autant que je peux lire le japonais mais je reconnais pas mal de mots dans les mangas par exemple.

SLBDLL : c’est quoi ta meilleure expérience à Taïwan ?

Ma meilleure expérience à Taïwan est surement quand je suis arrivé la-bas pour la première fois. Je suis parti en échange universitaire mais les dortoirs n’étaient pas encore ouverts. Une étudiante Taïwanaise m’a tout simplement invité à séjourner chez elle en attendant. Au final, je suis resté presque 2 mois en attendant de trouver une colocation car le dortoir ne me convenait pas.

SLBDLL : t’as remarqué des bizarreries culturelles là-bas ?

Trop pour toutes les citer j’en ai peur, entre les camions des éboueurs qui font de la musique pour que les gens viennent sortir leurs poubelles à Taïwan, ou les gens qui crachent par terre tout le temps en Chine, dépaysement assuré.

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