La langue des signes : et si on s’y mettait ?

La langue des signes : et si on s’y mettait ?

Comment dire bonjour en langue des signes, vous êtes-vous déjà posés la question ? Moyen très efficace pour communiquer avec et entre personnes sourdes, c’est une langue visuelle et gestuelle aussi riche qu’une langue parlée ! La langue des signes française LSF, par exemple, est parlée couramment par près de 100 000 personnes selon la Fédération Nationale des Sourds de France. Et on y compte aussi bien des personnes malentendantes, sourdes ou entendantes. Depuis plusieurs années, elle fait de plus en plus d’émules. Venez découvrir avec moi cette langue fascinante.

 

Histoire et caractéristiques de la langue des signes

L’histoire mouvementée de cette langue en mouvements

La langue des signes est intimement liée aux personnes sourdes. Et l’histoire n’a pas toujours été tendre avec elles… Pendant longtemps, elles ont été considérées comme des simples d’esprit. Elles étaient alors isolées et réduites à utiliser une gestuelle assez simpliste.

 

Au Moyen-Âge, le contexte leur a été un peu plus favorable, notamment dans les monastères cisterciens. En effet, le vœux de silence a permis aux gestes de remplacer la parole et certains baptêmes et cérémonies étaient célébrés en langue des signes.

 

À partir du XVème siècle, on commence enfin à les considérer comme des individus à part entière, notamment grâce à certains artistes sourds dont Ombrien Pinturicchio. Léonard de Vinci, Montaigne, Descartes, et bien d’autres, sont d’ailleurs fascinés par leur langue.

 

Il faut attendre le XVIIème siècle pour que l’Abbé de l’Epée permette à la langue des signes d’être enseignée et perfectionnée. Elle existait depuis fort longtemps mais n’était pas encore normée. Il ouvre alors la première école pour les sourds et, avec l’aide de ses élèves, invente un alphabet. Le mouvement gestualiste voit le jour. Son enseignement rencontre un tel succès qu’il se diffuse dans toute l’Europe ainsi qu’aux Etats-Unis. Mais cet âge d’or ne dure pas.

 

En 1880, se tient le Congrès de Milan, un congrès international pour l’amélioration du sort des sourds (vous remarquerez bien vite l’ironie). Et, la langue des signes est… interdite !

 

Elle est alors qualifiée de langue des singes par les membres, dits oralistes, de ce congrès (pratiquement tous entendants). Elle ne permettrait pas de communiquer avec Dieu et empêcherait les sourds de bien respirer, entraînant la tuberculose. Ils considèrent que les personnes sourdes doivent apprendre à parler pour intégrer la société, niant complètement leurs particularités et leur culture. En effet, au-delà de la parole, c’est toute une culture Sourde qui s’est développée.

 

Après ce congrès, et durant près d’un siècle, la langue des signes est méprisée et pratiquée de manière clandestine. Les sourds sont alors obligés de parler et lire sur les lèvres. Il faut attendre… 1991, en France, pour qu’une loi autorise enfin l’apprentissage de la langue des signes. Cependant, elle est seulement considérée comme un moyen pédagogique. Ce n’est qu’en février 2005, qu’elle est reconnue comme une langue en tant que telle.

 

Malheureusement, encore aujourd’hui, tous les enfants sourds ne peuvent pas accéder à un enseignement dans leur propre langue. Il existe pourtant des écoles bilingues (pour apprendre le français parlé et la LSF) mais elles ne sont que trop rares sur le territoire.

 

Mais alors, c’est quoi la langue des signes ?

La langue des signes est majoritairement utilisée par les personnes sourdes et muettes pour communiquer. Ah, petite précision, l’expression « sourd-muet » est souvent utilisée car beaucoup de personnes qui n’entendent pas, n’utilisent pas le langage parlé. Ce qui est assez logique : lorsque l’on parle, on ne fait que reproduire les sons que l’on entend.

Il s’agit d’une langue visuelle et gestuelle, basée sur les mouvements et les positions des doigts et des mains ainsi que les expressions du visage. C’est un tout autre modèle linguistique.

 

Tiens d’ailleurs, quelle est la différence entre la langue des signes et le mime ?

 

Contrairement à la première, le mime est plus imagé et basé sur des déplacements et mouvements du corps. La langue des signes, elle, est beaucoup plus complexe. Mais saviez-vous que Charlie Chaplin, pour perfectionner le jeu de ses personnages, s’est beaucoup fait aidé par son ami sourd, Grandville Redmond ?

La langue des signes est différente du mime

Ce n’est pas Marcel Marceau qui dira le contraire

 

Aussi, vous n’apprenez pas LA langue des signes mais UNE langue des signes.

 

Avez-vous remarqué que j’ai employé à plusieurs reprises l’expression « langue des signes française » ou LSF ? En effet, la langue des signes n’est pas universelle. Il en existerait près de 120 ! Chacune est propre à son pays et possède sa propre logique et son vocabulaire. D’ailleurs, certains mots et expressions sont typiques du pays, voire de la région, dans lequel ils sont utilisés. En français, par exemple, pour dire «papa», vous devez pincer la moustache, tandis que « maman » peut se dire de 7 manières différentes !

 

Comme pour la langue orale, elle peut emprunter des signes à d’autres langues. À ce propos, 60% de la langue des signes américaine a pour origine celle des français (rappelez-vous l’enseignement de l’Abbé de l’Epée) !

 

Bon, pour être tout à fait honnête, il existe la Langue des Signes Internationale (LSI). Cependant, elle n’est pas officielle, est peut pratiquée et parfois même rejetée car il lui est reproché de ne pas traduire les différences culturelles de chaque pays et que celles-ci s’effacent au profit de la standardisation.

Le langage des signes est un monde à part entière, riche, avec sa propre complexité. D’ailleurs, certaines expressions ne peuvent être traduites littéralement en langue parlée car elles ne se comprennent que par ceux et celles qui pratiquent la langue. Il s’agit un geste d’esprit. 😉

 

Comment apprendre la langue des signes française ?

Quelques informations à savoir avant de se lancer

La langue des signes française n’est pas du français signé, elle a sa propre syntaxe.

Et vous le remarquerez, vous comprendrez facilement la signification de certains signes, plus imagés, qui font directement référence à notre expérience plus ancrée dans le « pratique ». C’est ce qui s’appelle l’iconicité.

C’est d’ailleurs très intéressant de remarquer à travers cette langue, les traces de la culture du pays duquel elle provient. Par exemple, en chinois, « manger » fait référence à l’utilisation des baguettes.

Et comme toute langue, il faut prendre son temps pour l’apprendre et apprendre ses bases (les couleurs, chiffres, jours, etc.). Apprendre les mots vient avant la formulation des phrases.

Mais, combien de temps faut-il pour apprendre la langue des signes ?

Évidemment, tout dépend de chacun, de sa motivation et son investissement. Cela peut prendre plusieurs mois pour apprendre les bases et quelques années pour bien l’intégrer. Comme tout, cela demande du temps !

Parler avec ses mains

Parler avec ses mains, tout un programme !

À savoir également, que les pratiquants de ce langage visuel et gestuel utilisent beaucoup d’expressions faciales. Elles ne sont pas à négliger car elles donnent beaucoup de renseignements. On pourrait dire que c’est l’équivalent du ton qui change selon nos humeurs.

Maintenant, comment se lancer dans le bain ?

 

Les différentes manières d’apprendre la LSF

Il existe plusieurs façons d’apprendre la langue des signes et je vous conseille vivement de les combiner pour progresser plus facilement.

 

Les ressources sur Internet

Pour apprendre la langue des signes, le visuel est la clé ! Et gloire à Internet pour nous permettre d’accéder à autant de ressources du genre !

Voici quelques moyens qui vous seront utiles :

  • L’application et le site internet incontournables : Elix. Il en existe d’autres bien sûr, mais c’est la référence. Il s’agit d’une sorte de dictionnaire visuel qui comporte plus de 13 500 signes et propose la traduction vidéo d’un mot en langue des signes.
  • Les réseaux sociaux : sur Instagram, jetez un œil au compte lsfcombat et sur Twitter, suivez le hashtag #damefannysigne.
  • Les chaînes et vidéo Youtube : il existe quelques Youtubeurs sourds qui proposent des vidéos sur leur quotidien, comme Lucas Wild, mais aussi pour apprendre la langue telle que MélanieDeaf et sa seconde chaîne Signe2Mains.
  • Les médias en langue des signes. Et oui ! Ne pas entendre ne signifie pas ne pas s’informer ! Faites un tour sur L’œil et la main ou encore Média’Pi.

 

Prendre des cours auprès d’une association ou d’une école LSF

Les écoles et associations, comme Visuel, sont aussi là pour ça. Elles proposent des cours ou même des stages pour apprendre la langue des signes. Vous pouvez aussi vous tourner vers l’Académie de la Langue des Signes Française.

Certains profs proposent également des cours particuliers de LSF.

 

Des livres pour apprendre des signes ?

Il existe aussi des livres mais l’approche n’est pas toujours évidente car il faut bien regarder les images, les flèches et les mouvements. Aussi, je me garderais bien de vous en conseiller !

 

Rencontrer des sourds

Enfin, comme pour toute langue, il faut parler avec les personnes qui la pratiquent (c’est tout l’intérêt, non ?). Aussi, rencontrez des personnes sourdes, et plusieurs ! En effet, comme pour la langue orale, chaque personne a sa propre manière de parler, signer, sa langue. Cela vous permet à la fois d’apprendre des expressions pi-sourdes (en LSF, “pi” est employé lorsque c’est caractéristique d’un individu, d’un groupe), des expressions faciales, de nouveaux mots, etc.

Si vous êtes sur Paris, le Café Signes, dans le 14ème, est un lieu de rencontres entre sourds et entendants qui savent signer. Mais il existe pleins d’autres endroits, en France, pour se retrouver !

En fait, vous apprenez tout simplement une nouvelle langue étrangère mais… en silence !

 

Quel métier exercer grâce à la langue des signes ?

Tout comme les langues recherchées lors d’un recrutement, la langue des signes peut être un vrai atout.

Concernant la langue à proprement parler, il existe différents débouchés :

  • Interprète en langue des signes ;
  • Guide-conférencier ;
  • Professeur de langue des signes ;
  • Éducateur pour enfants sourds.

Penchons-nous particulièrement sur le métier d’interprète en LSF dont la demande est très importante.

Vous traduisez à la fois les propos des sourds et ceux des entendants, en expliquant aussi bien le sens que le contexte. Vous faites le lien entre un sourd et un entendant dans toutes les interactions du quotidien : chez le médecin, banquier, notaire, etc. Cependant, vous devez être capables de vous adapter car vous êtes souvent amenés à vous déplacer et changer d’environnement.

Vous pouvez travailler dans tous types d’organismes (entreprise, institution, association, organisation internationale) mais aussi en indépendant. Le salaire commence aux environs des 1 500 € et peut vite augmenter selon la spécialisation et l’expérience.

Si vous souhaitez plus d’informations sur le métier et les formations d’interprètes LSF (présentes sur Lille, Paris, Rouen et Toulouse), je vous conseille vivement de vous rendre sur l’AFILS.

Une interprète LSF en devenir ?

Une interprète LSF en devenir ?

Mais la langue des signes peut servir dans toutes les professions. Pratiquement tous les métiers aux savoirs assez techniques, en relation directe avec des clients ou des patients, ont besoin de personnes qui savent signer :

  • Avocats ;
  • Policiers ;
  • Notaires ;
  • Médecins ;
  • Infirmiers ;
  • Aides-soignants ;
  • Auxiliaires puéricultrices ;
  • Assistant de vis scolaire ;
  • Orthophoniste ;
  • Moniteurs d’auto-école ;
  • Banquiers ;
  • Chargés de clientèle ;
  • Assureurs, etc.

La liste est longue !

Vous pouvez très bien passer une formation en complément de votre diplôme principal.

Pratiquer la langue des signes apportera une dimension supplémentaire à votre métier car vous pourriez tout à fait être amenés à rencontrer une personne sourde. Elle rendra vos services plus ouverts et accessibles.

Je me permets tout de même d’indiquer que certains personnes sourdes tout aussi compétentes que les entendantes rencontrent des difficultés pour trouver un poste, du fait de leur surdité, même en étant interprète LSF ou guide-conférencier !

Apprendre la langue des signes c’est aussi, finalement, participer à la construction d’une société plus inclusive. C’est le signe (tiens donc) d’une plus grande ouverture mais aussi d’une plus grande tolérance.

Alors, des partants ?

 

Comment utiliser le present perfect en anglais ?

Comment utiliser le present perfect en anglais ?

Le present perfect est un temps clé. Après les temps du présent, du prétérit et les auxiliaires de modalité (comme can, must, would), il est certainement celui que vous devez connaître pour être à l’aise en anglais. A l’image des autres temps de la langue, il n’est pas compliqué à construire. Le vrai défi, c’est de comprendre QUAND l’utiliser. Dans ce nouvel article, retrouvez les meilleurs réflexes pour faire du present perfect un véritable atout dans votre bagagerie linguistique. J’ai tissé une ligne explicative autour de la cuisine, allez voir, c’est fruité ! 😀

 

Present perfect : de quoi parle-t-on ?

Un temps ne se construit qu’avec des verbes. Comme en français, on peut se rassurer en se disant qu’il n’existe pas beaucoup de temps en anglais. Il en existe seulement douze différents. Bon, je ne compte pas les deux petits frères que sont les modals et les perfect modals. Ce qui peut rassurer aussi, c’est que la connaissance de ces temps est le gage d’une bonne maîtrise de la langue. Ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est le present perfect, celui qui arrive sur la troisième marche du podium des temps les plus utilisés en anglais.

 

Pourquoi ce nom ?

Il y a deux éléments bien différents dans son petit nom : Present et Perfect. Que veulent-ils dire exactement ? On va donc voir les deux séparément.

  • Déjà, on retrouve le mot present. En anglais, on dénombre quatre temps différents qui ont ce mot dans leur nom.  Pas de grande surprise si je vous dis que cela veut dire la même chose en français. Mais pour autant, c’est TRES important. Cela signifie que ce temps a une notion de présent. Cela veut dire qu’un verbe qui se conjugue au present perfect aura un rapport avec le moment auquel on parle/écrit. Si j’écris : je mange, cela veut dire que ça se passe maintenant, tout de suite. Pas avant-hier, pas demain … mais maintenant !

 

  • Ensuite, on retrouve perfect. Là encore, on le retrouve largement en anglais avec six temps qui ont aussi perfect dans leur nom. Bien, mais ça veut dire quoi perfect ? C’est très simple. Le perfect permet de rendre compte d’une action, un état ou une habitude terminés et qui ont commencé dans le passé.

 

Quel est le rapport entre present et perfect ?

Je viens de vous expliquer deux choses qui paraissent opposées. A la fois ce temps s’inscrit dans le présent et il a commencé dans le passé. Vous me direz peut-être “décide-toi mon gars”. Et vous avez bien raison. Mais je vais pas me débiner, je vous explique, regardez :

 

Le present perfect permet de retranscrire une action qui commence dans le passé (perfect) et qui s’arrête au moment présent où je parle/écris (present).

 

Dans l’image ci-dessous, je vous donne une illustration de la philosophie de ce temps :

Comment construire le present perfect ?

Cette partie est de loin la plus simple à maîtriser. Comme on vient de le voir,  le present perfect est un mixte de présent et de passé. C’est donc tout logiquement que l’on va retrouver ces deux aspects dans la construction de ce temps. Tout d’abord, nous avons besoin du présent. On prendra l’auxiliaire “to have” que l’on conjuguera ainsi … au présent ! Dans un second temps, on lui collera le verbe que l’on veut conjuguer au participe passé. C’est ti pas beau ? Bon, mais concrètement ça veut dire quoi ?

 

Auxiliaire et participe passé

C’est quoi un auxiliaire déjà ?

Je fais un petit rappel si besoin s’en fait ressentir. 🙂 Pourquoi est-ce que je parle d’auxiliaire et pas de verbe quand je parle de “to have” ? Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’un auxiliaire permet de construire un temps bien particulier. Il n’a pas vraiment de sens en soi, c’est juste un truc rajouté pour construire une forme grammaticale particulière (ici le present perfect). Dans les exemples suivants, l’auxiliaire est en rouge :

  • J’ai décidé, I have decided
  • Elle a joué, she has played
  • Vous avez habité, you have lived.

 

En cuisine, quand vous mettez des œufs dans la préparation de votre pâte, vous ne retrouverez jamais le goût des œufs dans votre gâteau qui sort du four ! Mais sans les œufs, votre gâteau aura une drôle de tête. C’est donc un élément indispensable à la préparation du gâteau. L’auxiliaire to have c’est la même chose. Ce sont les œufs de votre gâteau. Sans lui, votre temps sera incompréhensible.

 

Ce qui distingue l’auxiliaire “to have” du verbe “to have” c’est que ce dernier a un véritable sens. Il veut dire avoir. Il peut s’employer tout seul. Pas l’auxiliaire. Lui, il a besoin d’être accompagné d’autre chose pour avoir un sens. Dans le cas du present perfect, il s’agit du participe passé.

 

Et le participe passé ?

Le participe passé est utilisé avec un auxiliaire. C’est lui qui porte le sens du verbe conjugué. “Qu’est-ce qu’il raconte là ?”. Bon, je vous ai entendu jusqu’ici. Regardez les exemples ci-dessous :

  • j’ai cuisiné : I have cooked
  • Il a aimé: he has loved
  • Nous avons pris: we have taken

 

Si nous reprenons l’exemple du gâteau, le participe passé est l’ingrédient phare de votre préparation. Si vous voulez faire un fraisier, eh bien mettez donc des fraises ! Le participe passé c’est les fraises. C’est lui qui donne tout le sens de la construction. Sans lui on ne comprendra pas, sans lui c’est un fraisier sans fraises.

 

Assemblage de l’auxiliaire et du participe passé

A présent, nous savons de quoi nous avons besoin. Un auxiliaire + un participe passé. Mais ça ressemble à quoi concrètement ?

 

L’auxiliaire to have devra être conjugué au présent de cette manière :

  • I have
  • You have
  • He/she/it has
  • We have
  • You have
  • They have

 

Il n’y a qu’un seul piège, à la troisième personne du singulier (il, elle, cela). En effet, l’auxiliaire devient has à la différence de toutes les autres personnes. Facile non ?

 

Le participe passé se construit de deux manières, selon que le verbe soit régulier ou irrégulier :

  • pour les verbes réguliers (environ 30 000), on prendra seulement le radical du verbe, c’est-à-dire le mot en entier sans le “to” devant (to walk => walk) et on ajoutera “-ed” à la fin. Exemple : to walk => walked ; to work => worked ; to touch => touched. Si le radical finit déjà par un “e”, pas de soucis, on ajoute seulement le “d” manquant : to seize devient seized.

 

  • pour les verbes irréguliers (entre 150 et 200 mots), les choses se corsent un peu. Il faut se reporter à la troisième colonne des listes que l’on apprenait à l’école. Ils s’appellent irréguliers parce que justement, il ne suivent pas exactement la terminaison en “-ed”. Exemple : to take => taken ; to see => seen ; to get => got.

 

Vous l’aurez compris, pour avoir un present perfect bien formé, il faut donc respecter la forme suivante :

SUJET + AUX HAVE (au présent) + PARTICIPE PASSE + COMPLEMENT

 

You have done your best

(Tu as fait de ton mieux)

The car has stopped over there

(La voiture s’est arrêtée là-bas)

 

Quand utiliser le present perfect ?

Pour conclure, je vous expliquai plus haut que le present perfect est un temps qui permet de parler d’une action commencée dans le passé et qui se termine dans le présent. Voyons maintenant avec une série d’exemples ce qu’il faut comprendre derrière tout cela. Mais avant de commencer, je préfère être clair. N’essayez pas de comparer ce temps avec un temps du français. C’est pas terrible de résonner comme ça. Ca ne colle pas toujours et cela peut même conduire à des erreurs. Allons-y !

 

Les mots “signal” du present perfect

En fait, si tout cela vous paraît compliqué, il existe une astuce pour gagner du temps. En anglais, certains mots ne pourront s’utiliser qu’avec le present perfect. “Mais pourquoi il l’a pas dit avant ?!“. Eh bien, parce que toutes les phrases ne comportent pas forcément ces mots ! Voici la liste des signal words, que l’on utilise exclusivement avec le present perfect :

  • Since | Depuis | ⚠️ Toujours suivi d’une date ! I have been the boss since 1995.
  • For | Depuis | ⚠️ Toujours suivi d’une durée ! You have not seen her for ages !
  • Already | Déjà | He has already drunk it up.
  • Not yet | Pas encore | She has not finished her homework yet.
  • Before | Avant | You have never experienced this feeling before.
  • Ever / Never | Jamais | They have never tasted such a good meat.
  • Still not | Toujours pas | Have you had news from them ? No, Still not.
  • So far | Jusqu’à présent | She has won all her compétitions so far.
  • Just | A l’instant | We have just begun to repair the car.
  • Up to now | Jusqu’à maintenant | You have not been very successful up to now.
  • Recently | Récemment | I have recently met your brother.
  • Until now | Jusqu’à maintenant | They have stayed on the beach until now.

 

Explications détaillées

Pour chacun des exemples ci-dessous, je vais vous donner la grille de compréhension. Vous verrez par vous-mêmes, c’est assez simple quand on a pris le coup. Ce qui faut retenir, c’est que l’action commence dans le passé et s’arrête là, maintenant, dans le présent.

 

I have lived in London. | To live = habiter/vivre | On comprend que la personne qui parle, en l’occurrence moi, “a habité un certain temps à Londres”. Elle y a donc emménagé dans le passé et le fait de vivre à Londres s’arrête précisément maintenant. On peut donc comprendre que je viens de déménager et que mon expérience à Londres est terminée.

 

You have worked in a large company. | To work = travailler | Ici, la personne, “tu/vous, as (avez) travaillé dans une grande entreprise”. Elle a donc pris ses fonctions dans le passé, à un moment qui n’est pas indiqué dans la phrase. Au moment présent, c’est-à-dire au moment où je parle, son activité dans l’entreprise se termine. Peut-être, que la personne a trouvé un job ailleurs, qu’elle est partie à la retraite ?…

 

It has destroyed my toys. | To destroy = détruire | Quelque chose, sûrement un animal ou un objet a “détruit mes jouets”. Si le sujet est un chien, pris d’un folie destructrice, a commencé à déchiqueté les jouets de l’enfant, il s’est arrêté depuis. Ouf !

 

We have climbed a mountain. | To climb = escalader | Dans ce cas de figure, “nous avons escaladé une montagne”. Après avoir commencé notre ascension, nous sommes enfin arrivés au sommet ! Au moment où je parle, l’ascension est terminée.

 

You have seen many people today. | To see = voir | Ici, “vous avez vu plein de gens aujourd’hui”. Votre journée à donc été animée, depuis le moment où vous avez vu la première personne, possiblement en sortant de chez vous, jusqu’à votre retour au calme.

 

Explications en exemple

She has put a chair in the hall. | To put = mettre | “Elle a mis une chaise dans le hall”, l’action passée est donc le moment où elle est allée cherché la chaise et l’a déposée dans le hall. D’ailleurs, elle vient juste de le faire.

 

They have decided not to go. | To decide = décider | “Ils ont décidé de ne pas y aller”. Le temps de la réflexion c’est important ! Donc entre le moment où ils ont commencé à y réfléchir et le moment où ils ont pris leur décision, il s’est passé du temps.

 

I have torn my shirt. | To tear = déchirer | “J’ai déchiré ma chemise”. Imaginez, que je sois un enfant et que je joue innocemment dans un parc. Je cours partout, dans tous les sens. A un moment donné, ma chemise se prend dans un branchage qui dépasse et, puisque je courre, je ne m’en rends pas compte. J’arrive tout content vers mes parents qui le remarquent. Je me fais sermonner. L’action est terminée.

 

You have flown to New-York. | To fly = voler, aller en avion | “Tu es allé (en avion) à New-York”. Le temps du passé est le moment où vous embarquez à Paris – Charles de Gaulle (ou ailleurs, amis de Navarre) et le moment du présent où vous quittez ce même avion, une fois arrivé à l’aéroport JF. Kennedy.

 

We have eaten the whole BigMac Menu. | To eat = manger | “Nous avons mangé le menu BigMac en entier”. Nous sommes ainsi attablé dans l’un de ces superbes restaurants. Le plateau est devant nous. Que faisons-nous ? Nous commençons par manger une frite, bien sûr ! Par conséquent, l’action commence dès lors que nous mettons l’un des éléments du menu dans notre bouche. L’action se termine lorsque nous finissons la dernière lampée de coca pour faire couler le tout. 🙂

 

Pour aller plus loin

Deux articles qui sont parus sur ce blog :

Comment améliorer sa prononciation ?

Comment améliorer sa prononciation ?

« Mais comment font les personnes qui peuvent s’exprimer dans une langue étrangère sans accent ? » Voilà une question qui ne cesse d’animer les forums spécialisés. En épluchant les réponses données par les internautes, je me rends compte d’un non-sens absolu. Notons que les inconnus qui répondent, mettent en avant que ces personnes ont un bagage linguistique familial. La prononciation et l’accent seraient donc transmissibles par les gènes :

« Papa ou maman parle cette langue et donc le fiston ou la fifille a hérité d’un accent parfait. »

La conséquence dramatique de ce constat, c’est donc de faire croire que les apprenants n’ayant pas la chance d’avoir un parent étranger partent avec un handicap et qu’ils ne pourront jamais parler avec un bon accent.

Dans cet article, je vais tâcher de vous démontrer qu’avec une bonne paire d’oreilles et une bouche qui articule comme il se doit, chacun peut parler la langue de son choix en réduisant l’empreinte de sa langue maternelle. Nous verrons comment vous pouvez enfin améliorer votre expression orale avant de nous pencher sur comment parfaire votre accent. Go !

Améliorer son expression orale

Au détour de conversations ou de mails que vous m’envoyez, je réalise que beaucoup d’entre vous se trouvent au même stade :

« j’arrive à comprendre ce que les gens disent, je comprends ce que je lis, mais j’ai du mal à m’exprimer en retour, j’ai du mal à parler. »

 

 🙂  Bonne nouvelle : c’est normal ! 🙂 

 

Le fait de pouvoir parler est une étape qui intervient après toutes les autres. En fait, c’est un peu contre-intuitif quand on sait les bébés commencent par cela. Quand je parle des autres étapes, je parle du fait de pouvoir :

  • comprendre ce qui est écrit (compréhension écrite) ;
  • écrire (expression écrite) ;
  • comprendre ce qui est dit (compréhension orale).

En fait, ce n’est pas très compliqué : l’expression orale est la réunion de deux choses :

  • que vous soyez capable de mettre les mots et la grammaire en place dans votre tête

ET

  • que vous puissiez faire sortir tout cela de votre bouche de manière compréhensible

Suivez le guide, je vous montre d’abord comment vous devez faire pour que tout se mette en place dans votre tête avant de pouvoir verbaliser le tout à l’oral.

Etape 1 : Comment s’améliorer soi-même

Pour être capable de parler correctement, il y a une étape que vous ne devez pas négliger : vous faire confiance. C’est-à-dire que vous devez être conscient(e) de ce que vous savez déjà. Bien des lecteurs de mon blog estiment ne rien savoir. Dans la majorité des cas, c’est faux. Il vous reste des fragments de savoir, entreposés à droite et à gauche de votre cerveau. Le 1er exercice que vous devez faire, c’est de rassembler tout cela dans un ensemble homogène.

 

Une super technique pour cela consiste à se parler tout seul. Prenez n’importe quel sujet et commencez spontanément à dire tout ce qui vous passe par la tête. N’y passez pas trop de temps, c’est inutile. Bien souvent 2 ou 3 minutes suffisent. Ainsi, vous remarquerez assez vite que vous SAVEZ des choses et que vous ne partez pas de zéro. Refaites le test plusieurs fois dans la journée pendant 3 ou 4 jours (on dirait une ordonnance ! ^^).

Ce petit entraînement vous fera gagner beaucoup de temps. Il vous évitera de réviser des choses que vous savez déjà et vous évitera donc de perdre du temps.

Dans cet article, je vous dis comment trouver un sujet de discussion et à quel moment de la journée vous devriez vous exercer.

Ce que vous allez remarquer aussi, c’est qu’il y a des choses que vous ne saurez pas dire. Que ce soit du vocabulaire que vous ignorez ou des tournures de phrases, notez quelque part toutes vos hésitations pour y revenir plus tard. Peu importe que vous ne parliez pas couramment pour le moment. Si vous butez sur une façon de dire quelque chose, trouvez un autre moyen. Attaquez le problème différemment et faites simple. Exemple :

Je veux dire : « je ne pensais pas qu’elle y arriverait ».

Impossible pour le moment …

Alors dites plutôt : « elle l’a fait. Je n’y croyais pas avant ».

 

Avantages de cette étape :

  • Vous progressez à votre rythme (vous vous exercez autant de fois que vous le pouvez/souhaitez) ;
  • Pas de stress, pas de pression (personne n’attend votre réponse) ;
  • Vous consolidez vos connaissances en identifiant vos problèmes ;
  • Vous apprenez à faire des phrases plus simples et moins tortueuses.

 

Etape 2 : les outils pour aller plus loin

Une fois que vous avez tiré au clair la plupart de vos faiblesses, il faut les combler. Globalement, il faut savoir que toute règle de grammaire peut être remplacée par une autre. Il existe toujours des façons de dire ce que l’on pense.

Si vous avez respecté l’étape indispensable qui est de noter vos faiblesses, vous pourrez les surmonter assez vite. Je vous recommande deux solutions ici :

OU

 

Améliorer sa prononciation et son accent

Le mieux pour progresser c’est encore de pratiquer. Pour cela, il faut favoriser les sphères où chacun est bienveillant. Si je dis cela, c’est parce que je pense que le monde du travail n’est peut-être pas le bon espace pour se remettre en selle. Qu’on le veuille ou non, il existe quand même une sorte de pression, une sorte d’incitation à la performance qui est contraire à une progression douce et sans tracas. Notez que la prononciation est la faculté de se faire comprendre, là où l’accent est la suppression des dissonances liées à votre langue maternelle.

 

Comment avoir une meilleure prononciation ?

First things first

Attention, ce que je vais vous dire va vous paraître absurde. Mais je pense que la question mérite d’être posée. Maîtrisez-vous bien l’alphabet de la langue que vous souhaitez apprendre ? En anglais, le “g” se dit-il “dji” ou “djé” ? Ou encore comment dit-on le “v” en allemand ? En italien, le “n” …

Dans mon cas, je savais que la réponse était non pour certaines langues. De toute évidence, l’association de certaines lettres m’était complètement étrangère. Je pense notamment au “äu” en allemand ou au “sc” en italien. Autant dire que vous ne pouvez pas vous permettre de passer à côté de ce point de départ.

 

Les exercices de diction

Je vous le disais plus haut, parler tout seul amène des résultats tout à fait surprenants. En réalité, si vous suivez ce conseil, votre oreille se rendra compte que votre accent n’est pas assez bon. Ce qui encourageant, c’est que vous pouvez corriger ce petit défaut de prononciation. Je vous ai résumé quelques exercices qui pourraient vous aider à mieux prononcer :

  • l’imitation : vous écoutez quelqu’un parler (TV ou radio). Faites pause à la fin d’une phrase et répétez-la. N’ayant pas peur de forcer le trait, c’est comme ça que ça vient !
  • le tandem linguistique : ça tombe bien, j’en ai déjà parlé. Vous échangez avec une personne qui parle dans sa langue maternelle. Indiquez-lui qu’elle ne doit surtout pas hésiter à vous corriger quand vous parlez. Bref, la seule contrainte en faisant cela, c’est que l’on est beaucoup interrompu les premiers temps. Il ne faut pas être susceptible, c’est le métier qui rentre !
  • la répétition : méthode plutôt astreignante mais qui marche bien. En un mot : enregistrez-vous sur votre smartphone en train de répéter le même texte en boucle. S’écouter est complètement différent que de s’entendre. Entendu ? 😉  Plus sérieusement, forcez-vous à vous écouter plusieurs fois de suite et à sélectionner la meilleure fois.

 

Comment avoir un accent tonique ?

Alors, la question de l’accent est délicate. Elle nécessite que vous soyez habitués à entendre et parler la langue que vous apprenez. Bien que certaines personnes n’ont aucun problème de prononciation, elles n’ont jamais réussi à parler avec l’accent des gens qui les entourent.

Il n’existe pas de recette miracle mais on peut d’ores et déjà distinguer deux cas de figure :

  1. Vous vivez dans le pays de votre langue d’apprentissage : dans ce cas, il faut accepter le fait que votre accent évoluera. Les premiers temps, il s’agira de “limiter la casse”. Le but principal est de se faire comprendre. Par la suite, prenez-vous au jeu de la langue et osez faire cet “effort” de prononcer bien les mots et de demander à des proches de confiance de vous corriger.
  2. Vous n’êtes pas à l’étranger : faites le choix de n’écouter que des programmes qui viennent d’un pays ciblé. De cette façon, si vous souhaitez vous faire un magnifique accent Taïwanais, évitez (quelques temps) d’écouter des mandarins.

En guise de conclusion, si vous avez des suggestions, commentaires ou méthodes à nous faire partager, vous êtes les bienvenus. A bientôt les amis !

Comment apprendre la grammaire facilement ?

Comment apprendre la grammaire facilement ?

Cet article a été réalisé dans le cadre de l’événement « des blogs et des langues » sur le thème « Comment apprendre les règles de grammaire sans prise de tête ? » Retrouvez tous les autres blogueurs ayant participé sur le blog de Pierre en cliquant ici.

 

Peut-être vous dîtes-vous que la grammaire est aux langues ce que l’écharde dans le doigt est au joueur de piano ? Si tel est le cas, j’imagine que vous avez déjà été confrontés à des termes compliqués comme l’ablatif, gérondif, proposition subordonnée relative et des dizaines d’autres encore. Le plus frustrant dans toute cette affaire, c’est que vous vous remémorez davantage les longues heures de collège pendant lesquelles on vous bassinait avec ça mais vous ne vous rappelez de quasiment rien. Plus loin, si la grammaire est constamment la cause de votre découragement pour apprendre une langue, c’est qu’il y a quelque chose à régler. Maintenant la bonne nouvelle. J’adore la grammaire et j’ai quelques conseils qui pourraient bien vous aider pour ne plus jamais buter sur des concepts incompréhensibles. Alors, si vous souhaitez apprendre une nouvelle langue de manière efficace et progressive, je vous explique tout !  😉 

 

Pourquoi la grammaire vous pose problème ?

En théorie, deux difficultés récurrentes

Le problème avec la grammaire, c’est qu’il peut être de plusieurs ordres :

  • soit vous ne comprenez pas certaines formes grammaticales. C’est-à-dire l’emploi de constructions particulières, comme l’accusatif en allemand ;
  • soit vous ne parvenez pas à graver dans votre esprit comment employer telle ou telle forme.

Dans le premier cas de figure le problème est d’ordre cognitif, dans le deuxième d’ordre mémoriel. Pour faire plus simple, si vous êtes concerné par le premier point c’est que vous n’êtes pas parvenus à comprendre ce que pouvait être l’accusatif en français. Dans le deuxième cas, vous ne retenez pas ce que vous avez appris. Dans cet article, je vous donne les clés pour résoudre ces deux problèmes. Commençons par le début.

Par quoi êtes-vous bloqués ?

Laissez-moi vous donner deux exemples parlants à ce que je viens d’énoncer.

Dans un premier temps, voyons ce que je veux dire par “je ne comprends pas certaines formes grammaticales”. Cela veut dire que vous ne savez pas à quoi cela correspond, même en français. Quand on vous parle d’accusatif, vous levez les yeux au ciel en espérant y trouver une réponse. Dans votre quotidien, vous n’employez jamais ou très peu des termes pareils. Votre expérience avec les langues se résume peut-être à votre seule langue maternelle et/ou à l’anglais que vous maîtrisez à peu près. Dans ce cas, il est tout à fait normal que vous n’ayez jamais dû mettre un mot sur une façon de parler. Et puis, il faut dire aussi que la grammaire puisse vous gonfler … ^^ Alors, lorsqu’un ami vous dit que la concordance des temps en anglais n’a que trois formes possibles … vous l’ignorez et faites “oui oui” de la tête.

Dans un second temps, on vous a déjà rabâché plein de fois que le prétérit et le present perfect ne s’utilisent pas de la même façon en anglais. Le problème, c’est que vous êtes incapables de faire la différence. Quand on vous explique, le nuage de l’incompréhension semble s’estomper et peu de temps après … la pluie est de retour et vous ne savez plus faire la part des choses. Ce problème est lié à deux facteurs : le premier c’est le manque de pratique. Pour vous dire les choses franchement, plus vous écouterez vos amis anglophones, plus vous serez en mesure de faire la différence. Le deuxième c’est que vous devez trouver une levier de mémoire grammaticale pour qu’une illumination vous revienne en rencontrant ces deux temps.

M’enfin … tout ça c’est du passé ! Aucune difficulté n’est insoluble. La preuve ci-dessous  😀

 

Débarrassez-vous de la grammaire

Maintenant que nous avons posé un diagnostic sur vos éventuelles difficultés, voyons quelles stratégies vous pouvez mettre en œuvre pour devenir un ou une as de la grammaire.

 

Commencez sur une base familière

Pour apprendre une langue, il suffit d’un peu de travail mais aussi de comprendre la mécanique de la langue en question. Seulement, vous ne devez EN AUCUN CAS tout connaître pour que cela fonctionne ! Prenons quelques minutes pour imager ce concept.

Imaginez un moulin à vent. Ce que l’on voit au premier abord, ce sont ses ailes imposantes. Elles sont d’ailleurs le seul élément visible de l’extérieur. Pour que le moulin tourne, il faut que les ailes s’orientent face au vent. Dès lors qu’une légère brise vient souffler sur les ailes, leur rotation commence et vous vous dîtes, “c’est un moulin !“.

Ça c’est le principe de base que tout le monde connaît. Honnêtement, je me doute que de nombreuses roues crénelées, vis, boulons, axes, pivots (et que sais-je encore) se cachent à l’intérieur du moulin. Mais pour l’instant, sans être allés jeter un coup d’œil à l’intérieur, vous savez que vous avez affaire à un moulin.

Eh bien votre moulin à vous, c’est votre langue. Pour bien commencer votre apprentissage, partez sur ce que vous connaissez le mieux. Ne cherchez pas à vous faire des nœuds dans les neurones avec la grammaire que vous ne comprenez pas. Avec ce que vous maîtrisez déjà, vos interlocuteurs sauront reconnaître la langue que vous parlez. Il y verront les ailes de notre moulin. Consolidez vos connaissances sur les points que vous comprenez et ainsi les ailes de votre langue commenceront à tourner peu à peu. Toute la grammaire compliquée, ce sont les pièces à l’intérieur du moulin. Quand les ailes de votre moulin linguistique commenceront à tourner, elles actionneront forcément le mécanisme. Par conséquent, vous serez entraînés par cette marche progressive et vous saurez quel point vous devrez travailler pour vous améliorer. Trop facile 😀

 

Misez tout sur les verbes

Il existe un secret que tous les grammairiens partagent. Ce secret c’est que pour être efficace rapidement dans une langue, vous devez forcément vous focaliser sur les verbes. Au moins, tout le monde sait ce qu’est un verbe. N’est-ce pas ? Bon, ok, je vous explique le fond de ma pensée.

Les verbes sont la clé pour TOUT dire. Regardez donc ma petite liste :

  • ils permettent de relater des actions : je fais, je mange, je ris, j’écris, je blogue ;
  • ils rendent compte d’états : je suis cool, je demeure débile, je reste à Mcdo toute la soirée si je veux.

Dans la majorité des langues de la planète, les verbes sont raccrochés à quelqu’un. Grâce à eux, ça veut donc dire que :

  • vous pouvez parler de vous ou des autres ;
  • vous pouvez exprimer de choses seules (le singulier je, tu, il, elle) ou de tas de trucs (pluriel nous, vous, ils, elles).

Pour finir, je vous promets du lourd, les verbes peuvent vous inscrire dans le temps :

  • le passé : I gave
  • le présent : You give
  • le futur : They will give

Si on regarde tout cela avec un peu de recul, les verbes permettent d’exprimer presque tout ce que vous avez en tête. Bien sûr, il manque quelques petites choses pour que ce soit parfait, mais vous avez compris l’idée. Les verbes, c’est la base. J’ai d’ailleurs commencé l’apprentissage du turc avec cette méthode. Sans devenir le nouvel érudit d’Istanbul, je suis parvenu à communiquer correctement en quelques jours avec mes amis et les commerçants de mon quartier. A vous maintenant !  😉

Conclusion

Vous voyez, même si la grammaire peut apparaître comme étant une véritable plaie, il est tout à fait possible de surmonter son lot de contrariétés. Si vous êtes animés par l’envie d’apprendre une langue, je vous conseille de commencer par comprendre comment fonctionnent les verbes. Apprenez-en quelques dizaines et très vite vous pourrez bafouiller. A bientôt les amis !

 

A lire absolument :

Apprendre l’anglais gratuitement

Apprendre l’anglais gratuitement

A l’heure des applications et contenus numériques sur internet, il est de plus en plus facile d’apprendre une langue gratuitement. Dans les lignes qui suivent, je vais vous donner toutes les astuces pour apprendre l’anglais sans débourser un centime. ? Je vous montrerai également que vous pouvez évoluer en totale autonomie dans votre apprentissage. Cela doit se faire en deux temps. D’abord vous verrez comment accéder aux meilleures ressources et ensuite comment vous évaluer. Bien sûr, il n’est pas question de revivre les expériences désagréables du passé avec une copie et des questions. Non ! Ce que je veux dire, c’est qu’il faut jalonner votre étude avec des petits points d’étape pour être sûr que vous avancez dans la bonne direction. Et au fait … n’ayez pas peur de vous lancer seul(e) dans une nouvelle langue ! C’est tout à fait possible. ? Mais trêve de propos introductifs, je vous dis tout !

 

La base de la base

Il existe quelques applications et de sites gratuits pour apprendre l’anglais. Je dois vous prévenir d’entrée de jeu : toutes ne se valent pas. Certaines proposent des listes de vocabulaire, d’autres des méthodes un peu plus globales et d’autres sont un condensé de bonnes idées. Je vous propose ci-dessous un aperçu de ce qui se fait de bien.

 

Pour la grammaire

Je dois être franc avec vous, j’ai fait un gros tour sur internet et sur les applications mais je n’ai pas trouvé grand chose. Quand j’ai commencé à écrire mon article, je ne m’attendais pas à ce que la grande majorité des contenus soient payants … Alors, sans surprise, je vous recommande :

  • LearnEnglish Grammar du British Institute. L’institution, qui a pignon sur rue, propose désormais un contenu 100% gratuit. Notez que vous trouverez deux versions, une UK et une US. J’ai testé l’application pendant quelques jours et sincèrement c’est tout bonnement parfait. Pas de bugs, les exercices sont bien pensés et en quantité. À vous de voir ?
  • www.english-4u.de/grammar. C’est le site que je recommandais à mes élèves de lycée. Pour chaque point de grammaire, quatre exercices différents vous seront proposés. C’est une excellente façon de se tester même si la façon de faire est un peu old school.
  • Le guide de grammaire anglaise de MosaLingua. C’est un condensé, tout gratuit, de bons conseils pour reprendre les bons réflexes. Comme  le disent Sam et Luca, il faut vraiment que vous voyez la grammaire comme une expérimentation intellectuelle nouvelle. Oublions un peu les cours de naguère qui ressemblaient souvent à une correction ! Et baaaafff !

 

Pour le vocabulaire

Ici, les choses sont beaucoup plus faciles parce que les développeurs ne jurent que par ça. Vous trouverez des centaines d’applications pour apprendre le vocabulaire anglais mais toutes deviennent payantes au bout de quelques mots. Alors parmi celles qui restent gratuites ou dont le contenu est largement suffisant avec la version gratuite, on retrouve :

  • Memrise, mon préféré. Je vous en parlais dans cet article. Magnifiquement réalisé, des listes de vocabulaire sur tous les thèmes possibles et imaginables, simple d’utilisation, bref le number one !

 

  • AnkiApp Flashcards, le dinosaure des linguistes. C’était un site que j’utilisais à la fac, puis ils en ont fait une application. Là encore, vous pouvez sélectionner des listes thématiques et les apprendre. L’interface n’est pas user-friendly mais ne vous y trompez pas … Anki est un outil extrêmement efficace.

 

  • Nemo Anglais Américain  : c’est une application qui rassemble un contenu taillé pour l’apprenant lambda. En réalité, si vous n’avez pas d’objectif précis et que vous souhaitez simplement vous améliorer dans la langue, Nemo est ce dont vous avez besoin. L’étendue de la version gratuite est d’ailleurs vraiment pas mal avant de payer 12,99€ pour la version complète.

 

Développer son anglais

Une fois que vous possédez un peu de vocabulaire et que la grammaire n’est plus un point bloquant, il est temps de consolider ce que vous connaissez déjà et de mettre en pratique toutes vos connaissances.

 

Consolider ses connaissances

Quelle galère de vous trouver des applications gratuites et de qualité ! A croire qu’il existe une véritable dichotomie entre les deux termes…

  • Duolingo : je vous en parlais dans cet article. Si vous ne connaissez pas cette application, je vous la recommande sincèrement. Vous remettrez très vite le pied à l’étrier et y prendrez du plaisir. En revanche, le niveau atteint avec Duolingo ne vous permettra pas de parler littérature, on se comprend 😉

 

  • Easy BBC Learning English : les britanniques ont assemblé toutes les perles de leur site web pour vous faire progresser. Le très célèbre 6 minutes English est inclus dans l’application ! C’est une excellente nouvelle puisque c’est exactement ce dont vous avez besoin. Le but consiste à écouter ou lire une actualité du jour et de répondre à quelques questions de compréhension … histoire d’être sûrs que vous avez bien tout compris. Nickel ! ?

 

Les meilleures astuces

Tout cela c’est bien beau mais il y a encore mieux que les applications ou les sites web pour progresser. Je veux parler des petites habitudes à prendre pour vraiment se plonger dans le bain. Si j’avais des conseils à vous donner, il n’y en aurait que trois (pour commencer) :

  • il faut absolument que vous regardiez vos films en VO ! Si votre niveau d’anglais ne vous permet pas de suivre confortablement le film, optez pour les sous-titres en anglais et non en français. C’est un point super important et je vous explique pourquoi. Si vous mettez votre film en français, vous n’irez jamais lire les sous-titres en anglais. Si vous mettez votre film en anglais et les sous-titres en français, vous n’allez plus rien écouter de ce que disent les acteurs ! Votre cerveau va se mettre en mode off et vous ne serez plus un téléspectateur mais un simple lecteur.

 

  • forcez-vous à parler anglais au moins 5 minutes dans la journée. Encore une fois, ça ne coûte rien mais ça vous permettra surtout de vous rendre compte de ce qu’il vous manque pour aller encore plus loin ! Je vous donne tout un tas d’astuces de grand-mère dans cet article.

 

  • lisez au moins 200 mots par jour. J’insiste mais c’est vous qui devez choisir votre texte! Pour info, 200 mots c’est l’équivalent de deux paragraphes de cet article. Ça vous prendra environ 5 minutes …

 

Voilà, la magie vous est connue, à vous de devenir des magiciens 😉

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