Notre Avis sur Babbel (en 2020)

Notre Avis sur Babbel (en 2020)

À l’origine des langues, il y avait Babbel. Non pas cette tour censée atteindre les cieux pour que les hommes rivalisent avec les dieux mais bien l’application qui à tout lancé. Dans cet article, je vous dirai si l’application se démarque de ses principaux concurrents et si vous devriez dépenser votre argent dedans pour apprendre une langue étrangère. En tout état de cause, j’ai testé l’application dans plusieurs langues, notamment le russe. Clairement médaille d’or pour cette langue, il n’y a pas mieux ailleurs. 🥇 Alors, allons voir tout cela de près !

 

Babbel est-il fait pour vous ?

Avant de vous présenter l’application en détail, voilà quelques éléments que vous devez connaître :

  • L’application est payante
  • Si vous êtes débutant, vous devriez la télécharger
  • Si vous avez un niveau intermédiaire++, elle ne vous aidera pas plus que ça
  • Pour apprendre du vocabulaire en masse, passez votre chemin
  • Si vous voulez réviser la grammaire, allez-y les yeux fermés
  • GROS POINT POSITIF : la progressivité
  • GROS POINT NEGATIF : le prix

 

Aller sur Babbel

 

Babbel, c’est quoi concrètement ?

Lancée en 2007, l’entreprise au petit logo orange est devenue la référence mondiale pour apprendre une nouvelle langue. D’ailleurs, je suis sûr que vous en avez déjà entendu parler. Publicités, blog actif, magazine dédié, utilisateurs qui se comptent par millions et avis unanimes … il est impossible de passer à côté !

Application Babbel est complète

Vous avez forcément entendu parler de Babbel

 

Ce que j’aime chez Babbel

 

Du choix pour se lancer

Babbel propose des contenus riches et diversifiés dans 14 langues dont 11 européennes :

  • anglais
  • français
  • allemand
  • italien
  • suédois
  • danois
  • portugais
  • espagnol
  • néerlandais
  • polonais
  • norvégien

 

Mais Babbel va plus loin en nous proposant des contenus de qualité dans ces 3 langues :

  • indonésien
  • russe
  • turc

Comme vous le remarquez, ni le chinois, l’arabe ou le japonais ne sont disponibles sur cette application. Je pense que c’est lié à l’esprit européen de la start-up berlinoise qui a privilégié les langues proches d’elle pour étendre son offre à des pays plus lointains. Patience, donc !

 

La structure des cours

De manière assez classique, l’application propose des leçons ponctuées par des points de grammaire et de vocabulaire. Ainsi, vous avancez tranquillement en mettant en pratique ce que vous venez d’apprendre. Un dialogue de fin de leçon vient s’assurer que vous avez bien retenu la grammaire et les nouveaux mots de vocabulaire abordés.

 

Structure des cours Babbel

La progressivité de la méthode Babbel est l’un des gros points positifs de cette application.

 

Ce schéma se répète au fil de votre progression. Pour l’italien, ce ne sont pas moins de 105 leçons réparties sur 6 niveaux qui vous sont proposées pour la partie débutant et 87 pour la partie intermédiaire. Autant vous le dire clairement : Babbel propose beaucoup de contenus.

 

Même chose pour le russe où ce sont 101 leçons niveau débutant qui vous attendent ! Mais cela ne représente que la moitié des contenus. Babbel a mis le paquet sur des leçons ciblées. La grammaire est un axe d’effort des développeurs puisqu’une série de 67 leçons est disponible en italien et 23 en russe. Encore un gros chiffre rendrait compte du nombre de leçons de vocabulaire mais je vous fais grâce du compte exact !

 

Aller sur Babbel

 

Les petits plus

    • J’aime également le mode hors-ligne. Il est possible de télécharger vos leçons pour les faire n’importe où. Dans mon cas, j’adore faire passer le temps quand je suis dans le train.

 

    • J’aime aussi l’outil de révision qui nous fait revoir tous les mots de vocabulaire appris depuis le début de l’utilisation de Babbel. Cet outil fait appel au S.R.S pour échelonner les révisions.

 

    • J’aime aussi le fait que Babbel publie un magazine sur l’apprentissage des langues. Cela renforce l’idée que les développeurs sont peut-être des amoureux des langues avant tout …

 

    • Le correcteur de prononciation ! Même si je dois admettre qu’il m’a pas mal agacé les premiers temps, le correcteur doit devenir votre ami ! Certaines leçons impliquent que vous répétiez des phrases ou que vous parliez à voix haute. Prenez le temps de bien articuler sinon vous devrez recommencer. L’outil est chouette et je vous recommande vivement de l’activer quand on vous le propose. Apprendre une langue sans parler, ce n’est pas souhaitable.

 

Reconnaissance vocale de Babbel

Vous pouvez opter pour la reconnaissance vocale ou non. Bien pratique lorsque l’on se trouve dans un moyen de transport bondé de monde !

 

Mon expérience

J’ai fait le test pour l’italien et pour le russe pour voir si la qualité des contenus et des enregistrements était analogue. La réponse est clairement oui. À la différence du numéro 1 mondial duolingo, dont les enregistrements sont vraiment robotiques et perfectibles, Babbel propose les meilleurs du marché. On sent que les leçons sont bien travaillées. 

 

Comme je vous le disais plus haut, j’ai essayé l’application dans deux langues. Pour tout dire, il s’est passé environ trois ans entre mon premier achat avec le russe et mon second avec l’italien. Au final, le bilan est positif. Pour apprendre le russe, j’avais acheté toutes les méthodes disponibles : Assimil, harrap’s, LingQ, Editions pocket … rien n’y faisait. Je ne parvenais pas à franchir les premiers caps tout seul.

 

Puis je me suis tourné vers le leader du marché. La progression dans les leçons était légère et bien articulée … j’ai fini le russe en quelques semaines et je me suis pris au jeu du tandem linguistique. Vous savez c’est quand vous parlez avec quelqu’un par écrans interposés.

 

J’étais largement capable de tenir une conversation, c’est-à-dire de comprendre ET de répondre précisément à mon interlocuteur. Quand la discussion commençait à battre de l’aile, je posais des questions sur d’autres thèmes. Au final, il me manquait les mots de l’argot que Babbel n’enseigne pas. Mais peu importe, ça vient après ça !

 

Apprendre l'italien avec Babbel

Apprendre l’italien avec Babbel est progressif et très ludique

 

Pour l’italien, je ne suis pas encore arrivé à bout des contenus. Je continue mon apprentissage et je suis impressionné par la quantité de leçons que propose Babbel. Des leçons de prononciation sont également au programme. Nul doute que vous soyez largement armés pour un petit périple à Venise ou à Rome après ça !

 

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Ce que je n’aime pas avec Babbel

Il fallait bien trouver des points négatifs à cette application, sinon mon article se serait transformé en article de publicité. J’ai donc quelques petites choses qui me déplaisent avec Babbel.

 

Application un peu onéreuse

Nous l’avons vu, quand vous achetez Babbel, vous savez que vous achetez de la qualité. Pourtant je reprocherais juste à l’application d’être un peu chère. Même si elle n’est pas hors de prix comme Rosetta Stone ou Pimsleur, elle se trouve dans la tranche haute des prix. Bon, mais ça reste quand même largement abordable ! 😉 

  • 1 mois : n’existe plus
  • 3 mois : 29,99€
  • 6 mois :  44,99€
  • 12 mois : 59,99€

Tarifs Babbel

Payer pour une seule langue

A la différence de Busuu ou LingQ, les prix indiqués ci-dessus vous ouvriront les portes d’une seule langue. Vous ne pourrez pas faire de “switch” entre plusieurs langues proposées par Babbel. Je n’aime pas trop cette idée parce que j’aime pouvoir revenir sur des langues que je maîtrise déjà et qui méritent un petit rafraîchissement. Apprendre une nouvelle langue ne doit surtout pas conduire à négliger celles que l’on maîtrise déjà, les amis.

 

Pas de communauté

Même s’il existe le groupe Facebook “Babbel explorers“, dans lequel tout le monde est libre de partager des idées sur les langues, l’application, elle, ne propose pas de se connecter à une communauté. Donc, vous êtes livrés à vous-même avec l’application. La correction des exercices, même si elle est bien pensée, est faite automatiquement.

 

Que vaut Babbel par rapport à ses concurrents ?

Pour vous donner un avis complètement impartial, je vous invite à découvrir un panorama des concurrents de Babbel. Tous ne se valent pas exactement parce qu’ils n’ont pas tout à fait les mêmes angles d’approche. MosaLingua est davantage tourné vers l’acquisition du vocabulaire, lingQ sur la pratique régulière.

 

APPLICATIONPRIXDUREE DE VALIDITENOTE Apple Store
Babbel9,99€Un mois (sur trois mois)4,5 (23 k notes)
Memrise8,99€Un mois4,6 (19 k notes)
DuolingoGratuitA vie4,5 (67 k notes)
Mondly5,99€Un mois4,5 (2,3 k notes)
MosaLingua5,49€A vie4,7 (2,4 k notes)
Busuu9,99€Un mois4,5 (521 notes)

 

Petite précision par rapport à ce tableau : les prix indiqués sont ceux d’un abonnement d’un mois nu. Si vous optez pour un abonnement plus long, le prix mensuel devient de plus en plus intéressant. 🙂

 

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Conclusion

Avec des contenus de grande qualité, Babbel est une application incontournable sur le marché des langues. L’essayer, c’est presque l’adopter. Certes, Babbel n’est pas gratuit et vous ne deviendrez pas bilingue avec, mais le jeu en vaut la chandelle. Vous ne regretterez pas votre investissement. Idéal pour l’apprentissage de la langue et pour apprendre le vocabulaire, 15 minutes par jour vous mèneront à de beaux résultats.

 

J’ai d’ailleurs pour projet d’essayer une nouvelle langue qui m’est complètement inconnue. N’hésitez pas à mettre en commentaire, celle que vous voulez que j’apprenne ! 😀 Je vous dirai jour après jour quelles sont mes impressions et surtout si je progresse. Même si je l’ai déjà fait dans plusieurs langues, je souhaite vraiment vous donner un avis impartial sur cette application. Bien sûr, il y a toujours des points négatifs quand on essaye un produit, mais pour autant, ce qu’il faut voir c’est si les points positifs sont capables de les effacer !

 

Ou alors vous pouvez jeter un œil à notre formation. Elle a pris le meilleur de Babbel et l’a développé pour vous faire parler anglais vite et bien :

Partagez vos commentaires ci-dessous si vous avez déjà essayé Babbel. Vous en avez pensé quoi ? Et mettez un "like" sur Facebook ou Twitter, ce serait chouette  🙂 

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La langue des signes : et si on s’y mettait ?

La langue des signes : et si on s’y mettait ?

Comment dire bonjour en langue des signes, vous êtes-vous déjà posés la question ? Moyen très efficace pour communiquer avec et entre personnes sourdes, c’est une langue visuelle et gestuelle aussi riche qu’une langue parlée ! La langue des signes française LSF, par exemple, est parlée couramment par près de 100 000 personnes selon la Fédération Nationale des Sourds de France. Et on y compte aussi bien des personnes malentendantes, sourdes ou entendantes. Depuis plusieurs années, elle fait de plus en plus d’émules. Venez découvrir avec moi cette langue fascinante.

 

Histoire et caractéristiques de la langue des signes

L’histoire mouvementée de cette langue en mouvements

La langue des signes est intimement liée aux personnes sourdes. Et l’histoire n’a pas toujours été tendre avec elles… Pendant longtemps, elles ont été considérées comme des simples d’esprit. Elles étaient alors isolées et réduites à utiliser une gestuelle assez simpliste.

 

Au Moyen-Âge, le contexte leur a été un peu plus favorable, notamment dans les monastères cisterciens. En effet, le vœux de silence a permis aux gestes de remplacer la parole et certains baptêmes et cérémonies étaient célébrés en langue des signes.

 

À partir du XVème siècle, on commence enfin à les considérer comme des individus à part entière, notamment grâce à certains artistes sourds dont Ombrien Pinturicchio. Léonard de Vinci, Montaigne, Descartes, et bien d’autres, sont d’ailleurs fascinés par leur langue.

 

Il faut attendre le XVIIème siècle pour que l’Abbé de l’Epée permette à la langue des signes d’être enseignée et perfectionnée. Elle existait depuis fort longtemps mais n’était pas encore normée. Il ouvre alors la première école pour les sourds et, avec l’aide de ses élèves, invente un alphabet. Le mouvement gestualiste voit le jour. Son enseignement rencontre un tel succès qu’il se diffuse dans toute l’Europe ainsi qu’aux Etats-Unis. Mais cet âge d’or ne dure pas.

 

En 1880, se tient le Congrès de Milan, un congrès international pour l’amélioration du sort des sourds (vous remarquerez bien vite l’ironie). Et, la langue des signes est… interdite !

 

Elle est alors qualifiée de langue des singes par les membres, dits oralistes, de ce congrès (pratiquement tous entendants). Elle ne permettrait pas de communiquer avec Dieu et empêcherait les sourds de bien respirer, entraînant la tuberculose. Ils considèrent que les personnes sourdes doivent apprendre à parler pour intégrer la société, niant complètement leurs particularités et leur culture. En effet, au-delà de la parole, c’est toute une culture Sourde qui s’est développée.

 

Après ce congrès, et durant près d’un siècle, la langue des signes est méprisée et pratiquée de manière clandestine. Les sourds sont alors obligés de parler et lire sur les lèvres. Il faut attendre… 1991, en France, pour qu’une loi autorise enfin l’apprentissage de la langue des signes. Cependant, elle est seulement considérée comme un moyen pédagogique. Ce n’est qu’en février 2005, qu’elle est reconnue comme une langue en tant que telle.

 

Malheureusement, encore aujourd’hui, tous les enfants sourds ne peuvent pas accéder à un enseignement dans leur propre langue. Il existe pourtant des écoles bilingues (pour apprendre le français parlé et la LSF) mais elles ne sont que trop rares sur le territoire.

 

Mais alors, c’est quoi la langue des signes ?

La langue des signes est majoritairement utilisée par les personnes sourdes et muettes pour communiquer. Ah, petite précision, l’expression « sourd-muet » est souvent utilisée car beaucoup de personnes qui n’entendent pas, n’utilisent pas le langage parlé. Ce qui est assez logique : lorsque l’on parle, on ne fait que reproduire les sons que l’on entend.

Il s’agit d’une langue visuelle et gestuelle, basée sur les mouvements et les positions des doigts et des mains ainsi que les expressions du visage. C’est un tout autre modèle linguistique.

 

Tiens d’ailleurs, quelle est la différence entre la langue des signes et le mime ?

 

Contrairement à la première, le mime est plus imagé et basé sur des déplacements et mouvements du corps. La langue des signes, elle, est beaucoup plus complexe. Mais saviez-vous que Charlie Chaplin, pour perfectionner le jeu de ses personnages, s’est beaucoup fait aidé par son ami sourd, Grandville Redmond ?

La langue des signes est différente du mime

Ce n’est pas Marcel Marceau qui dira le contraire

 

Aussi, vous n’apprenez pas LA langue des signes mais UNE langue des signes.

 

Avez-vous remarqué que j’ai employé à plusieurs reprises l’expression « langue des signes française » ou LSF ? En effet, la langue des signes n’est pas universelle. Il en existerait près de 120 ! Chacune est propre à son pays et possède sa propre logique et son vocabulaire. D’ailleurs, certains mots et expressions sont typiques du pays, voire de la région, dans lequel ils sont utilisés. En français, par exemple, pour dire «papa», vous devez pincer la moustache, tandis que « maman » peut se dire de 7 manières différentes !

 

Comme pour la langue orale, elle peut emprunter des signes à d’autres langues. À ce propos, 60% de la langue des signes américaine a pour origine celle des français (rappelez-vous l’enseignement de l’Abbé de l’Epée) !

 

Bon, pour être tout à fait honnête, il existe la Langue des Signes Internationale (LSI). Cependant, elle n’est pas officielle, est peut pratiquée et parfois même rejetée car il lui est reproché de ne pas traduire les différences culturelles de chaque pays et que celles-ci s’effacent au profit de la standardisation.

Le langage des signes est un monde à part entière, riche, avec sa propre complexité. D’ailleurs, certaines expressions ne peuvent être traduites littéralement en langue parlée car elles ne se comprennent que par ceux et celles qui pratiquent la langue. Il s’agit un geste d’esprit. 😉

 

Comment apprendre la langue des signes française ?

Quelques informations à savoir avant de se lancer

La langue des signes française n’est pas du français signé, elle a sa propre syntaxe.

Et vous le remarquerez, vous comprendrez facilement la signification de certains signes, plus imagés, qui font directement référence à notre expérience plus ancrée dans le « pratique ». C’est ce qui s’appelle l’iconicité.

C’est d’ailleurs très intéressant de remarquer à travers cette langue, les traces de la culture du pays duquel elle provient. Par exemple, en chinois, « manger » fait référence à l’utilisation des baguettes.

Et comme toute langue, il faut prendre son temps pour l’apprendre et apprendre ses bases (les couleurs, chiffres, jours, etc.). Apprendre les mots vient avant la formulation des phrases.

Mais, combien de temps faut-il pour apprendre la langue des signes ?

Évidemment, tout dépend de chacun, de sa motivation et son investissement. Cela peut prendre plusieurs mois pour apprendre les bases et quelques années pour bien l’intégrer. Comme tout, cela demande du temps !

Parler avec ses mains

Parler avec ses mains, tout un programme !

À savoir également, que les pratiquants de ce langage visuel et gestuel utilisent beaucoup d’expressions faciales. Elles ne sont pas à négliger car elles donnent beaucoup de renseignements. On pourrait dire que c’est l’équivalent du ton qui change selon nos humeurs.

Maintenant, comment se lancer dans le bain ?

 

Les différentes manières d’apprendre la LSF

Il existe plusieurs façons d’apprendre la langue des signes et je vous conseille vivement de les combiner pour progresser plus facilement.

 

Les ressources sur Internet

Pour apprendre la langue des signes, le visuel est la clé ! Et gloire à Internet pour nous permettre d’accéder à autant de ressources du genre !

Voici quelques moyens qui vous seront utiles :

  • L’application et le site internet incontournables : Elix. Il en existe d’autres bien sûr, mais c’est la référence. Il s’agit d’une sorte de dictionnaire visuel qui comporte plus de 13 500 signes et propose la traduction vidéo d’un mot en langue des signes.
  • Les réseaux sociaux : sur Instagram, jetez un œil au compte lsfcombat et sur Twitter, suivez le hashtag #damefannysigne.
  • Les chaînes et vidéo Youtube : il existe quelques Youtubeurs sourds qui proposent des vidéos sur leur quotidien, comme Lucas Wild, mais aussi pour apprendre la langue telle que MélanieDeaf et sa seconde chaîne Signe2Mains.
  • Les médias en langue des signes. Et oui ! Ne pas entendre ne signifie pas ne pas s’informer ! Faites un tour sur L’œil et la main ou encore Média’Pi.

 

Prendre des cours auprès d’une association ou d’une école LSF

Les écoles et associations, comme Visuel, sont aussi là pour ça. Elles proposent des cours ou même des stages pour apprendre la langue des signes. Vous pouvez aussi vous tourner vers l’Académie de la Langue des Signes Française.

Certains profs proposent également des cours particuliers de LSF.

 

Des livres pour apprendre des signes ?

Il existe aussi des livres mais l’approche n’est pas toujours évidente car il faut bien regarder les images, les flèches et les mouvements. Aussi, je me garderais bien de vous en conseiller !

 

Rencontrer des sourds

Enfin, comme pour toute langue, il faut parler avec les personnes qui la pratiquent (c’est tout l’intérêt, non ?). Aussi, rencontrez des personnes sourdes, et plusieurs ! En effet, comme pour la langue orale, chaque personne a sa propre manière de parler, signer, sa langue. Cela vous permet à la fois d’apprendre des expressions pi-sourdes (en LSF, “pi” est employé lorsque c’est caractéristique d’un individu, d’un groupe), des expressions faciales, de nouveaux mots, etc.

Si vous êtes sur Paris, le Café Signes, dans le 14ème, est un lieu de rencontres entre sourds et entendants qui savent signer. Mais il existe pleins d’autres endroits, en France, pour se retrouver !

En fait, vous apprenez tout simplement une nouvelle langue étrangère mais… en silence !

 

Quel métier exercer grâce à la langue des signes ?

Tout comme les langues recherchées lors d’un recrutement, la langue des signes peut être un vrai atout.

Concernant la langue à proprement parler, il existe différents débouchés :

  • Interprète en langue des signes ;
  • Guide-conférencier ;
  • Professeur de langue des signes ;
  • Éducateur pour enfants sourds.

Penchons-nous particulièrement sur le métier d’interprète en LSF dont la demande est très importante.

Vous traduisez à la fois les propos des sourds et ceux des entendants, en expliquant aussi bien le sens que le contexte. Vous faites le lien entre un sourd et un entendant dans toutes les interactions du quotidien : chez le médecin, banquier, notaire, etc. Cependant, vous devez être capables de vous adapter car vous êtes souvent amenés à vous déplacer et changer d’environnement.

Vous pouvez travailler dans tous types d’organismes (entreprise, institution, association, organisation internationale) mais aussi en indépendant. Le salaire commence aux environs des 1 500 € et peut vite augmenter selon la spécialisation et l’expérience.

Si vous souhaitez plus d’informations sur le métier et les formations d’interprètes LSF (présentes sur Lille, Paris, Rouen et Toulouse), je vous conseille vivement de vous rendre sur l’AFILS.

Une interprète LSF en devenir ?

Une interprète LSF en devenir ?

Mais la langue des signes peut servir dans toutes les professions. Pratiquement tous les métiers aux savoirs assez techniques, en relation directe avec des clients ou des patients, ont besoin de personnes qui savent signer :

  • Avocats ;
  • Policiers ;
  • Notaires ;
  • Médecins ;
  • Infirmiers ;
  • Aides-soignants ;
  • Auxiliaires puéricultrices ;
  • Assistant de vis scolaire ;
  • Orthophoniste ;
  • Moniteurs d’auto-école ;
  • Banquiers ;
  • Chargés de clientèle ;
  • Assureurs, etc.

La liste est longue !

Vous pouvez très bien passer une formation en complément de votre diplôme principal.

Pratiquer la langue des signes apportera une dimension supplémentaire à votre métier car vous pourriez tout à fait être amenés à rencontrer une personne sourde. Elle rendra vos services plus ouverts et accessibles.

Je me permets tout de même d’indiquer que certains personnes sourdes tout aussi compétentes que les entendantes rencontrent des difficultés pour trouver un poste, du fait de leur surdité, même en étant interprète LSF ou guide-conférencier !

Apprendre la langue des signes c’est aussi, finalement, participer à la construction d’une société plus inclusive. C’est le signe (tiens donc) d’une plus grande ouverture mais aussi d’une plus grande tolérance.

Alors, des partants ?

 

Apprendre une langue étrangère ralentit l’arrivée d’Alzheimer !

Apprendre une langue étrangère ralentit l’arrivée d’Alzheimer !

L’impact des langues sur notre cerveau n’est plus à prouver. Les langues et la mémoire sont intimement liées, jusqu’ici, rien de nouveau sous le soleil. Mais il y a encore mieux ! Apprendre une langue étrangère est bénéfique pour votre santé cérébrale, et en particulier pour lutter contre les symptômes de la maladie d’Alzheimer ! Tiens, une raison de plus pour se motiver à apprendre le russe, le portugais ou encore l’hindi et anticiper les trous de mémoire ! Mais alors, concrètement, comment l’apprentissage des langues nous protège-t-il de cette démence ? Venez avec moi, je vous emmène à la découverte de cette machine fascinante qu’est le cerveau.

 

L’apprentissage d’une langue renforce le cerveau

Apprendre une nouvelle langue créé de nouvelles connexions cérébrales

Avant tout, arrêtons-nous quelques instants sur celle qui est considérée comme le mal de notre siècle, la maladie d’Alzheimer. Il s’agit d’une maladie neurodégénérative qui détruit, au fur et à mesure, les neurones, et dont les conséquences sont irréversibles. Pas franchement folichon…

Elle provoque des troubles de la mémoire, de la pensée mais aussi, ce que l’on oublie trop souvent, du comportement. Malheureusement, aucun traitement à ce jour n’a encore été trouvé pour contrer cette affection.

Alzheimer impacte la mémoire

Alzheimer impacte notamment la mémoire

Cependant, l’étude du Dr Brian Gold de 2013 (en anglais), publiée dans le Journal of Neuroscience, a prouvé que l’apprentissage et la pratique d’une langue étrangère ont des effets favorables sur la santé du cerveau. En d’autres termes, s’exercer à parler dans une langue étrangère ralentit le vieillissement du cerveau, protège de la démence and so d’Alzheimer. Heureuse nouvelle que voilà !

Penchons-nous maintenant sur ce qui se passe là-dedans.

Lorsque vous pratiquez, allez au choix, le pirahã (une langue rare parlée par une tribu de chasseurs-cueilleurs en Amazonie), vous stimulez une zone de votre cerveau bien spécifique. Et, comme un muscle – même si l’analogie est à prendre avec des pincettes – cette partie cérébrale se renforce.

Plus précisément, l’activité cérébrale stimule le fonctionnement de vos neurones. Ces derniers vont se ramifier et créer entre eux de nouvelles connexions. On peut même dire, sans exagérer, qu’apprendre une langue provoque des changements anatomiques dans le cerveau ! Et tout logiquement, ils renforcent son fonctionnement.

Aussi, lorsque certaines régions du cerveau deviennent défaillantes, celui-ci irait puiser dans cette nouvelle réserve cognitive, c’est-à-dire emprunter ce nouveau réseau. C’est d’autant plus intéressant que les zones les plus à même de pâtir de la maladie sont celles, vous les avez sûrement devinées, liées au langage et à la mémorisation.

Mais alors, au bout de combien de temps peut-on en voir les effets ?

 

L’apprentissage des langues stimule de nombreuses zones du cerveau

Et bien il paraîtrait que les signes soient visibles… tout de suite ! Une étude menée par le Dr Ping Li (en anglais), professeur de psychologie et de linguistique, avec d’autres chercheurs de Pennsylvanie, parue en 2014 dans le Journal of Neurolinguistics, a suivi 39 natifs anglophones. Durant six semaines, pratiquement tous les jours, ces derniers ont suivi des cours de chinois. Et avant et après chaque séance, les chercheurs leur faisaient passer systématiquement une IRM (Imagerie par Résonance Magnétique).

Et figurez-vous qu’ils ont découvert qu’à chaque fin de cours, le cerveau avait de meilleures connexions cérébrales !

Bluffant.

Et puis, pratiquer une langue étrangère est certainement l’un des exercices mentaux les plus complets car il stimule plusieurs aires cérébrales :

  • l’aire de Broca : elle déclenche la production du son ;
  • l’aire motrice : elle permet la production et l’articulation d’un mot ;
  • le cortex auditif : il permet de décrypter un son ;
  • l’aire de Wernicke : elle permet d’analyser les mots qu’ils soient lus ou prononcés ;
  • et enfin, le cortex visuel : il permet de décrypter un texte.

Et toutes ces zones forment le système de contrôle exécutif. Oh non ne fuyez pas devant cette expression qui paraît sacrément austère car cela pourrait bien vous intéresser.

Lorsque vous maîtrisez plusieurs langues, selon votre interlocuteur, vous devez choisir laquelle utiliser pour lui répondre. Aussi, votre cerveau devra sélectionner la langue appropriée et inhiber les zones cérébrales qui maîtrisent, en quelque sorte, la seconde, non adéquate à la situation. Et c’est précisément ce qui stimule le fameux système de contrôle exécutif. Il est sans cesse actif et cette activation constante prévient le vieillissement du cerveau.

Bon, et à cela, vous rajoutez également le noyau caudé, le cortex préfrontal dorsolatéral, le cortex pariétal inférieur ou encore le cingulum. Ce sont les zones spécifiques évitant les interférences lorsque le cerveau choisit une langue. Ah et n’oublions pas non plus le cortex pariétal qui permet de reconnaître les sons. Mais enfin je ne vais pas rentrer dans les détails car cela deviendrait bien trop complexe.

Et notez que prévenir la maladie peut commencer à n’importe quel moment de la vie !

 

La prévention de la maladie d’Alzheimer peut se faire à tout âge

Les capacités cognitives se travaillent à tout moment

Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, il est possible de profiter des effets de l’apprentissage d’une nouvelle langue à n’importe quel âge. Cette activité mentale permet à la fois de développer des capacités cognitives et d’agir de manière préventive contre cette maladie de la vieillesse.

Et c’est aussi bénéfique pour lutter contre le déficit cognitif léger (DCL). Il s’agit d’un trouble plus important qu’un déficit cognitif lié à l’âge mais qui ne nuit pas à l’indépendance de la personne qui en est atteinte. Généralement, celle-ci mettra plus de temps et d’effort pour accomplir des tâches du quotidien. Cependant, ce trouble est à surveiller car il peut mener vers un déficit plus grave, comme Alzheimer.

Bref, les capacités cérébrales ça se travaille !

Apprendre une langue permet d'avoir une mémoire d'éléphant !

S’entraîner pour avoir une mémoire d’éléphant !

Ainsi, tout petit ou d’un certain âge, il n’est jamais trop tard pour se mettre aux langues et entretenir sa santé ! C’est d’ailleurs la même étude du Dr Ling Pi, que je vous ai citée précédemment, qui le prouve. L’auteur explique que le cerveau est malléable et que lui et son équipe ont repéré des changements même au niveau du cerveau des personnes les plus âgées.

Cela donne espoir !

Attention cependant, je ne voudrais pas vous donner de faux espoirs. Lorsque la maladie fait son apparition, soit lorsqu’une personne est diagnostiquée Alzheimer, pratiquer une autre langue ne peut plus retarder le déclin cognitif

Alors autant s’y mettre tout de suite ! Et pourquoi ne pas aussi inciter mamie à se mettre au mandarin ?

Egalement, sachez qu’apprendre une langue n’empêche pas l’apparition de la maladie et, entre autres, les pertes de mémoire. Elle ne fait que ralentir l’apparition des manifestations cliniques d’Alzheimer.

Mais ce n’est tout de même pas négligeable. Voyez plutôt.

 

Il est possible de retarder l’arriver de la maladie

Une étude canadienne de 2010 menée par le professeur Ellen Bialystok de l’Université de Toronto a montré que sur deux personnes atteintes, celle qui a pratiqué deux langues durant toute sa vie, qui est bilingue donc, ne déclare la maladie que 4 ans après ! Ce n’est donc pas l’histoire de quelques mois, le bilinguisme retarde véritablement la maladie d’Alzheimer

Une autre étude écossaise de l’Université d’Edimbourg, sortie en juin 2014 dans Annals of Neurology vient également appuyer cette découverte : les personnes de plus de 70 ans ont leurs fonctions cérébrales mieux protégées si elles ont appris une langue étrangère.

Les langues peuvent donc aussi bien servir dans la vie de tous les jours que dans la vie à long terme !

Je me permets un petit aparté pour vous indiquer que pour mieux prévenir cette démence, vous devez non seulement être stimulé intellectuellement mais aussi agir dans d’autres domaines tout aussi essentiels. Comme l’explique le Centre de recherche pour l’Alzheimer en Allemagne (qui est donc écrit… en allemand), veillez à  :

  • adopter une alimentation saine et équilibrée ;
  • exercer une activité physique régulière ;
  • entretenir votre activité mentale ;
  • cultiver vos relations sociales !

Mais retournons à notre domaine de prédilection : les langues.

 

Quelques exercices sont bénéfiques pour stimuler sa mémoire

Multiplier les activités “intellectuelles”

Bon… Mais alors par où commencer ?

Rappelez-vous les différentes zones cérébrales que nous avons évoquées en ce début d’article. Elles sont liées à l’apprentissage linguistique (logique me diriez-vous), aussi elles ont besoin de stimuli de cet ordre. C’est-à-dire que pour apprendre efficacement vous devez être en situation : être en immersion, dialoguer, écouter, faire des jeux de mots, apprendre du nouveau vocabulaire, etc.

Maintenant, je pourrais tout simplement vous dire de… pratiquer ! Mais c’est un peu facile je vous le conçois. Alors voici quelques pistes pour démarrer qui vous aideront à augmenter votre matière grise.

Vous pouvez tout d’abord commencer par ces différents conseils pour apprendre une langue. Certains sont des exemples concrets des recommandations que je vous ai décrites plus haut pour développer votre acuité mentale.

Ensuite, pensez à :

Et bien évidemment, je ne peux que vous conseiller les différents articles du blog pour trouver les différentes manières d’apprendre et de vous entraîner qui vous correspondent le mieux. C’est d’autant plus intéressant qu’il est important de varier les exercices et les approches d’apprentissage d’une langue. Pourquoi ? Car ils permettent de créer diverses connexions étant donné qu’ils vont activer des zones différentes du cerveau.

 

Etre régulier dans sa pratique

Tout comme la santé physique, la santé cérébrale s’entretien de manière quotidienne. Aussi, concernant les langues, je ne peux que vous conseiller d’être régulier dans votre pratique.

La clé donc : entraîner son cerveau régulièrement.

Il faut entraîner son cerveau et sa mémoire

Utilisez votre cerveau !

Plus vous serez en contact avec la langue, plus elle vous deviendra familière. D’ailleurs, si vous commencez à rêver dans la langue que vous apprenez, c’est bon signe !

Comme expliqué dans les paragraphes précédents, vous allez créer de nouvelles connexions et celles-ci vont se renforcer. Ah ! et sachez que le cerveau n’a pas de “stock” limité, la mémoire est donc infinie. Donc non, non, vous ne pouvez plus prendre ce prétexte pour ne pas vous lancer 😉 .

Et, vous l’aurez compris tout le long de cet article, lorsque vous entraînez votre mémoire, celle-ci devient de plus en plus performante. En gros, plus vous apprenez, plus cela devient facile ! C’est un cercle vertueux. Alors ne lâchez pas votre objectif même si vous trouvez cela difficile dans les débuts.

 N’hésitez pas à consacrer une plage horaire dans la semaine ou quelques minutes dans votre journée pour vous consacrer à l’apprentissage d’une langue. Travaillez votre mémoire, c’est la condition pour que celle-ci ne vous fasse pas défaut, ou le moins possible, dans le futur.

Voilà ! Une raison de plus pour profiter des bienfaits d’apprendre une nouvelle langue et pour, dans l’avenir, ne plus dire que vous l’avez sur le bout de la langue 😉 !

 

Alors, est-ce que cela vous a donné envie de devenir polyglotte ? Et, car je serais curieuse de le savoir, remarquez-vous une meilleure assimilation de la langue au fur et à mesure de votre apprentissage ?

 

Comment apprendre l’anglais commercial ?

Comment apprendre l’anglais commercial ?

De nos jours, une grande partie des personnes qui apprennent une langue le fait dans une optique professionnelle. Et c’est peut-être même votre cas ! Oui, avec le commerce international qui s’accroît un peu plus chaque jour, connaître plusieurs langues est un avantage considérable. Afin de communiquer efficacement, les entreprises du monde entier ont choisi une langue en particulier : l’anglais. Cependant, il ne s’agit pas là de n’importe quel anglais. Il s’agit d’un anglais bien plus spécialisé que celui que l’on apprend à l’école : l’anglais des affaires, ou anglais commercial. Dans cet article, nous vous donnerons quelques conseils pour l’apprendre et quelques ressources intéressantes afin de communiquer facilement avec vos collaborateurs du monde entier.

Découvrons ensemble les outils que vous avez à disposition pour apprendre l’anglais commercial !

 

Présentation

Avant d’entrer dans les détails de l’apprentissage de l’anglais commercial, découvrons ce qui fait sa spécificité mais également les avantages de l’anglais des affaires.

L’anglais commercial : une lingua franca

Une lingua franca, selon le Cambridge Dictionary, est une langue utilisée pour communiquer entre locuteurs de langues maternelles différentes. C’est une sorte de terrain neutre où se retrouvent des millions de personnes pour communiquer sans équivoque. Depuis près d’un siècle, l’anglais est utilisé comme lingua franca dans le monde des affaires, permettant de faire du commerce avec le plus grand nombre de pays différents.

Alors qu’apprendre une variété spécifique d’anglais – anglais américain, anglais britannique, canadien, australien ou encore les différents pidgins – permet d’en savoir plus sur la culture d’un pays. La particularité de l’anglais en tant que lingua franca est qu’elle ne véhicule pas de culture à proprement parler. En effet, c’est avant tout un outil de communication efficace qui permet à tous de se comprendre. Par conséquent, on peut donc dire que l’anglais commercial est une lingua franca. De plus, si vous parlez déjà une variété d’anglais, préparez-vous à en connaitre une nouvelle en vous plongeant dans l’anglais des affaires.

Quels avantages ?

Dans le monde des affaires, parler l’anglais, c’est bien, mais savoir parler l’anglais commercial, c’est mieux. Effectivement, connaitre le jargon technique du commerce, de l’économie et de la finance est un avantage considérable lorsque l’on recherche du travail. Grâce à un apprentissage de l’anglais des affaires, vous êtes à même de communiquer avec des professionnels du monde entier. De même, vous pourrez vous faire comprendre avec plus d’aisance au moment de rencontrer clients et fournisseurs par exemple. Intéressons-nous maintenant aux différents supports dédiés à l’apprentissage de l’anglais commercial.

 

Les livres spécialisés pour apprendre l’anglais commercial

De nombreux livres sont disponibles pour apprendre l’anglais commercial. En voici deux qui vous permettront d’en savoir plus sur la langue du monde des affaires.

  • « Business communication tool box » d’Elvis Buckwalter

Voici l’un des ouvrages les plus complets pour apprendre l’anglais commercial. Muni d’un guide méthodologique, d’un mémento et d’un support USB, cet ouvrage propose une préparation complète : pour affronter les différentes situations où un jargon spécifique est requis. Grâce à des exemples de dialogues, vous serez à même de communiquer avec tous vos collaborateurs de manière précise. Vous l’aurez compris, voici une méthode ludique et complète pour faire de vous un vrai businessman.

  • « L’anglais économique et commercial » de Jean-Pierre Berman chez Langues pour tous

Autre ouvrage très utile dans l’apprentissage de l’anglais commercial : « L’anglais économique et commercial » proposé par Pocket dans la collection Langues pour tous. Ce petit livre très abordable contient des informations complètes sur le commerce international. Entre autres, il inclut la mondialisation des échanges et le développement des nouvelles technologies, tout en proposant cours de langues et exercices. Chaque chapitre aborde un grand thème – banque, bourse, transports, droit des sociétés, marketing, distribution, etc. Et, pour finir, il propose définitions, textes et documents d’illustration, phrases-clés, glossaires anglais-français ainsi que des exercices et leurs corrigés pour mesurer votre progression.

 

La presse papier

Afin de mettre en pratique votre savoir de l’anglais commercial mais aussi pour apprendre de nouveaux mots et expressions, les journaux et revues commerciales en anglais seront d’une grande aide.

Le journal : le Financial Times

Le Financial Times (FT) est un quotidien économique et financier britannique. Cependant, la majeure partie des lecteurs de ce journal se trouve à l’étranger. En effet, chaque jour, il est imprimé simultanément dans quelques 24 villes du monde entier (Londres, Leeds, Liverpool, Dublin, Paris, Francfort, Stockholm, Milan, Madrid, New York, Chicago, Los Angeles, San Francisco, Dallas, Atlanta, Miami, Washington, Tokyo, Hong Kong, Singapour, Séoul, Dubaï, Johannesburg et Istanbul). Si vous avez la chance de vivre dans une de ces villes, vous aurez donc toute l’actualité économique mondiale à portée de main.

Le Financial Times est considéré comme l’une des grandes références dans le monde de l’actualité économique. Vous pourrez y apprendre de nombreuses expressions et termes liés à l’économie pour compléter votre apprentissage. N’ayez pas peur de souligner les mots que vous ne connaissez pas et de les noter dans un petit carnet pour les mémoriser.

Les revues : The Economist et le TIME

Moins facile à trouver chez votre marchand de journaux, les revues The Economist et TIME pourront néanmoins s’avérer très utiles pour avoir un aperçu de l’anglais commercial. La première est assez complexe mais présente toutefois une grande quantité de termes et d’expressions du monde des affaires. En revanche, la revue TIME est plus facile à aborder, avec des portraits d’économistes et de personnalités diverses. Où les trouver ? Rendez-vous dans les librairies Relay des gares SNCF qui proposent une grande variété de journaux et revues spécialisées, le tout en langues étrangères.

La radio

La radio est un outil formidable pour l’apprentissage des langues. Premièrement, elle vous permettra de faire travailler votre compréhension et de vous donner des pistes pour la prononciation. Mais elle sera également utile pour vous maintenir informé et pour vous enseigner de nouveaux mots.

Share Radio (Royaume-Uni)

Share Radio est la première station de radio du Royaume-Uni consacrée aux affaires et à la finance. Une radio commerciale à mi-chemin entre la BBC Radio 4 et le Financial Times. Elle se veut unique en son genre. Créée en 2014, elle est désormais disponible en ligne dans le monde entier. Share Radio diffuse de nombreuses informations ainsi que des conseils sur les questions de finances et d’investissement dans un langage très accessible. Vous pourrez donc rester informés sur l’actualité économique et parler de sujets spécifiques avec vos collaborateurs : meilleures destinations de voyage aux meilleurs prix, conseils sur les placements financiers, informations et analyses de marché réalisées par des experts. Le commerce international n’aura plus de secret pour vous. Un bon moyen de mettre en pratique votre anglais commercial et d’apprendre de nouveaux termes.

Bloomberg (USA)

Disponible en ligne dans quelque 120 pays, Bloomberg est une radio américaine spécialisée dans le commerce et l’économie. Animée par des journalistes et analystes financiers 24 heures sur 24, Bloomberg permet d’être informés des dernières tendances du marché. Vous pourrez l’écouter via le site internet pour apprendre de nouveaux termes ou profiter de l’application Bloomberg Radio+ pour rester informés même en déplacement.

 

Les applications smartphone

Bien entendu, il existe aussi des applications smartphone spécialisées dans l’apprentissage de l’anglais commercial, découvrons-les.

Mosalingua Business English

Mosalingua Business English est une application gratuite disponible aussi bien sur les dispositifs Apple que sur les dispositifs Android. Une application ludique qui vous permettra d’apprendre du vocabulaire économique et commercial facilement grâce à des dialogues. De nombreuses fiches de vocabulaires sont disponibles, classées par thème, pour non seulement améliorer votre prononciation mais aussi pour vous permettre d’acquérir le vocabulaire du monde des affaires.

Business English Pod

Business English Pod est un site spécialisé dans l’anglais des affaires qui possède désormais sa propre application. Elle vous permettra d’apprendre à :

  • animer des réunions
  • répondre aux appels
  • animer des présentations
  • entrer en négociations avec des collaborateurs

Elle pourrait même vous être utile pour un entretien d’embauche. Une application professionnelle disponible sur l’App Store et Google Play pour apprendre l’anglais commercial où que vous soyez.

 

Les différentes ressources PDF en ligne

Internet regorge de ressources PDF destinées à l’apprentissage de l’anglais commercial. Ces PDF sont mis en ligne par des professeurs, des élèves ou même des amateurs dans le but de donner accès à des contenus utiles pour tous ceux qui souhaiteraient parler la langue des affaires. En tapant dans votre moteur de recherche « anglais commercial pdf » vous trouverez différents cours et glossaires pour apprendre l’anglais des affaires. Attention ! Nous vous conseillons de vous munir d’un petit carnet pour prendre des notes et mémoriser le plus de termes possibles.

 

Conclusion

Pour apprendre l’anglais commercial, de nombreuses ressources sont disponibles. Vous pourrez profiter des nombreuses méthodes dédiées à l’apprentissage de l’anglais des affaires en version papier ou en application mobile, mais aussi exploiter différentes ressources complémentaires comme les revues et journaux commerciaux ou encore les radios anglophones spécialisées. Pour finir, Internet est une source intarissable de contenus dédiés à l’anglais des affaires, alors n’attendez plus pour apprendre l’anglais commercial !

Les 10 langues les plus incroyables

Les 10 langues les plus incroyables

Quand on étudie une langue, on s’étonne parfois de voir à quel point les hommes se sont compliqués la vie. On s’étonne de devoir penser à autant de choses avant de pouvoir faire une phrase simple. Dans d’autres cas, la surprise est encore plus grande tant il est facile de parler. Comme moi, vous avez peut-être l’expérience de langues assez conventionnelles. Alors je vous propose de découvrir aujourd’hui les 10 langues les plus incroyables qui soient sur Terre.

Je les ai sélectionnées parce qu’elles présentent toutes une particularité qui m’a surprise ou une caractéristique que je ne connaissais pas. Pour être absolument franc avec vous, ces langues sont tellement hors du commun que je ne pense pas m’y attarder un jour ! Quoique … 😀 Allez, c’est parti !

 

#1 Indonésien

Vous visualisez le quatrième pays le plus peuplé au monde ? Et le premier pays musulman ? Et le plus vaste archipel de la planète ? Oui, alors bienvenue en Indonésie. Avant d’atterrir à Bali ou Jakarta, peut-être aurez-vous envie d’apprendre quelques mots de la langue ? Bonne idée. Pourtant, sachez que l’indonésien est loin d’être la première langue des Indonésien. La langue n’existait presque pas à la création du pays en 1945 ! Au moment de fonder la toute jeune république, les dirigeants politiques étaient confrontés à un challenge titanesque. Ils devaient unir un pays densément peuplé, réparti entre les 13 466 îles que compte le pays, avec 16 ethnies principales parlant près de 700 langues. Pour ne froisser personne, ils décidèrent de ne pas opter pour la langue majoritaire (le javanais) mais d’en choisir une qui serait acceptée par toutes les ethnies. Leur choix se posa sur une variante du malais et que l’on appelle le Bahasa. Bien que le pays compte 261 millions d’habitants, seulement 30 millions de personnes l’utilisent comme 1ère langue. Vous n’aurez aucun mal à communiquer à Jakarta en Indonésien mais à Sumatra ou Bali les choses peuvent se compliquer !

 

#2 Norvégien

Le norvégien est issu du vieux narrois dont descendent également le suédois et le danois. C’était la langue des vikings et certains vestiges sont encore perceptibles en vieux normand. Quoiqu’il en soit le norvégien présente une singularité intéressante : il existe deux langues concourantes à l’écrit. Le bokmål et le nynorsk s’opposent pour la langue écrite. Aussi dingue que cela puisse paraître, la question de conserver l’une ou l’autre de ces langues n’a jamais été résolue. Certains soutiennent le bokmål arguant du fait qu’il serait plus facile à apprendre, là où les autres mettent en avant le caractère plus traditionnel du nynorsk. Pour faire court, les enfants des écoles norvégiennes doivent apprendre à écrire dans les deux langues … Pas cool.

 

#3 Basque

Où que vous soyez sur notre bonne Terre, nous les Français, ne sommes pas très loin du pays basque. Bien que l’on connaisse davantage cette petite enclave pour ses fromages ou sa charcuterie, la langue de nos amis est vraiment particulière elle-aussi. Quand on regarde bien, le basque est entouré de la langue française, castillane, catalane et un peu plus loin occitane. Pourtant, le basque ne partage rien avec ces langues-là. Ni avec aucune autre langue latine … ni avec aucune autre langue connue en fait. En réalité, le Basque est ce qu’on appelle un isolat linguistique. En d’autre termes, cela veut dire qu’on ne sait pas vraiment d’où viennent les mots et la grammaire utilisés. De plus, les chercheurs ne sont parvenus à relier la langue avec une famille de langue existante. La raison à cela est que le basque était déjà utilisé à une époque où l’écriture n’avait pas encore été diffusée en Europe. Petit exemple, basque se dit “Euskara” dans la langue …

 

#4 Silbo

Alors là, quand j’ai entendu parler de cette langue pour la première fois, j’ai vraiment cru à un canular. On m’en avait parlé comme d’une curiosité sans fondement de vérité. Mais ceux qui utilisent ce langage ont déjà démontré plus d’une fois que leur sifflements véhiculent réellement un message. Oui, parce que le Silbo se siffle. Vous pourrez le trouver en faisant un petit tour dans les îles Canaries et plus précisément dans l’île de la Gomera. L’origine de cette langue sifflée n’est pas tranchée mais des écrits ont montré qu’elle existait déjà sur l’île avant l’arrivée des Espagnols. Ça ne date donc pas d’hier 🙂

 

#5 xhosa

Dans le registre des langues tendues à apprendre, le Xhosa occupe une place de choix. Non pas que son vocabulaire soit dur à mémoriser mais juste qu’il est quasi imprononçable ! Cette langue d’Afrique du Sud, parlée par Nelson Mandela et sa tribu appartient à la familles des langues bantoues. Elle est la deuxième langue vernaculaire après le zoulou. Mais alors pourquoi je vous en parle ? Tout simplement parce que le Xhosa fait partie des langues à claquement. Tout ce qui commence par “xh” déclenche un claquement de langue sur le palais. Un plaisir pour les oreilles. Mettez le son, c’est juste au-dessous !

 

#6 La langue des sentinelles

Je vais vous livrer là une histoire que j’adore. L’île des sentinelles est l’île la plus sauvage de la planète. Les habitants qui y habitent opposent une résistance farouche à quiconque a l’outrecuidance de fouler du sol leur précieuse île. A tel point qu’un jeu télévisé avait été organisé où le but était de survivre en milieu hostile. Les candidats étaient parachutés sur la plage et devaient échapper aux habitants. Ce qui devait arriver arriva et l’un des participants se fit dégommer. Ce qui est merveilleux avec ce petit bout de sable perdu dans le golfe du Bengale, c’est que la langue des autochtones pourrait bien être la clé à de nombreux mystères linguistiques. Mais avant de pouvoir vérifier leurs théories, les linguistes devront d’abord approcher des habitants qui ne semblent vraiment pas prêts à recevoir du monde. La dernière tentative en date a valu une belle frayeur au pilote d’un hélicoptère qui a reçu des jets de pierre et des flèches sur la carlingue.

 

 

 

#7 !Xóõ

Vous souvenez-vous que l’alphabet français a 26 lettres ? Notre langue a aussi 36 phonèmes, c’est-à-dire 36 sons différents. Eh bien le !Xóõ tient le record du monde. Cette langue détient pas moins de 112 sons différents. C’est la langue qui a le plus de consonnes (77), le plus de voyelles (31). Pour faire court, il vous en coûtera de longs exercices de prononciations avant de parler sans accent ! Aucune autre langue n’est aussi complexe à parler. Sinon si le cœur vous en dit, je vous invite à vous rendre au Botswana pour pratiquer un peu.

 

#8 Inuktitut

Je ne pouvais pas parler des langues les plus insolites sans mentionner une langue que j’ai (un tout petit peu) étudié. L’Inuktitut est une langue eskimo-aléoute parlée par les inuits. C’est le summum des langues agglutinantes ! La Rolls des langues dans lesquelles on rajoute des suffixes ou des préfixes pour ajouter du sens. Juste pour vous aider à mieux visualiser la chose, je vous donne le mot le plus long dans cette fabuleuse langue :

Nunalirjuaraaluuvigjuaraalungminngaarmiunnguqatigiingningnikkuuvinituqaujaavigjuaraallangmiutinnirutapsaaqqaaqasuaqatauqattagumalauqsimatitsinijinnguqtitaunniaqtugivalauqsimajjanngikkaluarmijungalittaungugaluaqpaaruuqsuli

Aucune idée de ce que ça veut dire mais c’est bigrement impressionnant. Un seul mot suffit à créer toute une phrase. Ah oui, petite cerise sur le gâteau : l’Inuktitut a son propre alphabet ! 😀 J’adore.

 

#9 Tsez

Amis de la grammaire, attachez vos ceintures. Quand nous étions à l’école, nous avons passé de longues heures à apprendre des règles de grammaire toutes plus compliquées les unes que les autres. On nous bassinait pas mal avec les COD, COI, etc. Je m’en souviens très bien. Bon, mais en fait, le français ne compte que 4 cas. Le sujet, le COD, COI et le COS. Certaines langues ont quelques cas grammaticaux de plus comme le latin (vocatif et ablatif). Le Tsez, qui est une langue parlée en Russie par la communauté musulmane du Dagestan, en possède 252. Un vrai casse-tête. Pour illustrer cette merveille, le Tsez vous imposera de distinguer (entre autres) les choses proches de celui qui parle de celles qui sont loin de lui. Dans chacun des deux cas, il y aura une conjugaison différente. Bon courage …

 

#10 Pirahã

Pour terminer, je vous emmène au Brésil, sur le fleuve Maici, l’un des affluents de l’Amazone pour découvrir le Pirahã. Cette petite langue est une pépite. Elle collectionne les bizarreries linguistiques. Pour commencer, oubliez les couleurs. Cette notion n’existe pas en Pirahã. Ensuite, ne pensez pas compter dans la langue … les nombres n’existent pas non plus. Il semblerait qu’il n’y ait qu’un seul mot, qui prononcé de manière différente, veuille dire “petite quantité” et “grande quantité”. Du coup, laissez aussi de côté les quantifieurs comme “quelques” “peu” “beaucoup”. Ils n’existent pas non plus. Enfin, le système de parenté est le plus simple connu de l’humanité. Un seul mot baíxi voudrait dire “père”, “mère”, “frère” et tout le reste. Oui, les histoires de famille ne sont jamais simples …

 

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