Comment apprendre l’anglais rapidement ?

Comment apprendre l’anglais rapidement ?

Que vous partiez de zéro ou que vous ayez de lointains souvenirs de l’anglais, vous avez probablement besoin de vous y (re)mettre. J’ai une excellente nouvelle pour vous aujourd’hui. Sachez qu’il existe quelques recettes pour apprendre l’anglais rapidement. L’essentiel c’est que vous parveniez à vous débrouiller en quelques semaines.

Comme c’est une question que l’on me pose à longueur de temps, je comprends parfaitement que vous vouliez avoir des résultats visibles en peu de temps. 😉 Dans cet article, je vous livrerai mes secrets. Vous verrez quelle méthode vous devez mettre en place. Vous verrez aussi quel résultat vous pourrez escompter au bout de quelques semaines. Allez, let’s go 😀

 

Etape 1 : se fixer l’objectif qui vous ressemble

Apprendre l’anglais, c’est un voyage initiatique. Vous savez d’où vous partez mais vous ne savez pas où vous arriverez. Pour être couronnés de succès, je vous recommande vivement d’avoir une idée précise du niveau que vous souhaitez atteindre.

Pour vous y retrouver facilement, j’ai fait la liste (ci-dessous) de tous les types d’objectifs possibles. Vous reconnaîtrez sûrement la situation dans laquelle vous vous trouvez et la raison pour laquelle vous souhaitez apprendre l’anglais. Plus bas dans l’article, je vous indiquerai quelle méthode est la plus appropriée pour chacun des objectifs.

 

Quel est votre objectif ?

Lisez chacun des objectifs qui se trouvent ci-dessous. Essayez de voir lequel vous correspond le plus. Il peut arriver que le titre et sa description ne correspondent pas exactement à ce que vous souhaitez faire. Retenez que le plus important pour vous orienter c’est donc bien la description. Je vous donne ensuite le plan d’attaque adapté à chacun de ces objectifs.

 

#1 Réviser pour des examens

Baccalauréat, examens d’entrée en prépa, écoles d’ingénieur, TOEIC, TOEFL, DCL, écoles d’hôtellerie, etc.

En l’état, vous ne recherchez pas tant à apprendre qu’à consolider ce que vous savez déjà. Vous êtes sur une dynamique d’évaluation. Cela veut dire que l’apprentissage est derrière vous. Ce que vous visez c’est de tirer au clair certaines notions qui vous paraissent encore floues et de revoir les points que vous n’avez pas vus depuis longtemps.

Vous recherchez un niveau élevé en compréhension (écrite et orale) et en expression (écrite et orale). Vous avez vraisemblablement déjà un niveau correct, voire élevé en anglais. En réalité, vous souhaitez faire le point sur vos connaissances et avoir une estimation objective de vos connaissances.

Réviser pour des examens

 

#2 Voyager dans un pays non-anglophone

Europe, Asie, Afrique, Amérique du sud, etc.

Vous désirez aller à l’essentiel. Dans l’absolu, nous n’envisagez pas de tenir de longues conversations avec les locaux. Ce que vous recherchez c’est le kit de survie, le bagage de la débrouille pour être prêt en cas d’imprévu. L’objectif prioritaire repose sur l’oral, à la fois pour comprendre les autres (compréhension) que pour être compris (expression).

 

#3 Voyager dans un pays anglophone

Royaume-Uni, Etats-Unis, Inde, Australie, Irlande, Nouvelle-Zélande, etc.

La destination est 100% anglais. Cela veut dire que les locaux parlent anglais, que les panneaux sont en anglais et que tout se fait en anglais. Pour le coup, vous êtes obligés de comprendre les humains (compréhension orale) et les choses (compréhension écrite).

Vous aurez également besoin de pouvoir parler un peu (expression orale). Pour autant, il ne vous en faudra pas plus que le nécessaire, vous n’aurez à faire qu’à des situations simples, d’échanges faciles.

 

#4 Parler avec des amis étrangers

De bons amis, avec qui vous parlez de tout.

L’anglais n’est pas votre langue commune mais comme vous ne parlez pas la langue de vos amis et qu’ils ne parlent pas la vôtre, il faut bien trouver un compromis. Quitte à apprendre une langue, autant que ce soit l’anglais. Vous savez que vos amis le parle. Par la même occasion, vous apprenez la langue étrangère la plus utile possible. D’une pierre deux coups.

Ce dont vous avez besoin c’est une bonne dose d’oral (compréhension et expression). L’écrit ne vous servira à rien. Pour autant, pas besoin de parler comme Barrack Obama : vous connaissiez déjà vos amis avant de parler anglais et ça se passait bien.

 

#5 Parler avec des amis anglophones

Des amis avec lesquels vous ne pouvez parler qu’en anglais.

Vous avez su vous débrouiller jusqu’à présent. Votre niveau se situe entre faible et moyen. Seulement, vous êtes motivés à faire mieux. Objectif souhaité : pouvoir dire exactement ce que vous avez en tête avec vos amis. Vous voulez échanger sur une large quantité de thèmes et de sujets.

Vous devrez développer votre accent (expression orale) et votre oreille (compréhension orale), parce que oui, vous avez déjà vécu 1000 fois la scène où vous devez vous répéter ou que vous n’êtes pas compris du premier coup.  😳

 

#6 Développer ses compétences professionnelles

Évoluer dans son travail, obtenir une promotion, se réorienter, faire bonne impression, etc.

Depuis quelques temps, vous vous dîtes que vous avez les ressources pour apprendre l’anglais. Si vous vous lanciez dans l’aventure, de belles perspectives pourraient bien s’ouvrir à vous. Ce petit “plus” pourrait bien être le déclencheur de projets que vous gardez dans un coin de votre tête depuis longtemps. Épater votre boss et vos collègues peut aussi faire partie de vos motivations.

En tout état de cause, sans l’anglais vous stagnez où vous êtes et il est temps de franchir le cap. Vous avez donc besoin d’un rafraîchissement global, aussi bien à l’écrit qu’à l’oral.

 

#7 Apprendre pour moi

Regarder des séries en VO, comprendre des chansons, lire dans la langue, s’y remettre c’est tout.

Le monde parle anglais et vous non. Un peu ça va mais trop c’est pénible. A l’heure où 95% des films et séries viennent d’outre-Atlantique (ma statistique n’est absolument pas officielle), vous aimeriez bien ne plus vous faire doubler par un doubleur (le mec qui traduit les films).

Ou alors, comprendre les paroles d’une musique … ça peut être bien aussi. Ou juste sortir de son ignorance, c’est cool aussi. Pour toutes ces raisons, vous avez plus besoin de comprendre (écrit et oral) que de vous exprimer.

 

Découpez votre objectif

Du but à atteindre aux petites choses à réaliser

Vous vous êtes reconnus dans l’un des objectifs au-dessus ? Parfait. Maintenant regardez bien comment vous devez vous y prendre.

Il vous faut une approche qui soit taillée à la hauteur de votre ambition. On ne prépare pas un voyage à l’étranger comme on prépare un examen de langue. Donc pour être efficace, je vous conseille de découper votre objectif principal en trois ou quatre objectifs secondaires. Regardez l’image ci-dessous, elle résume la méthode à mettre en place :

Méthode pour apprendre l'anglais rapidement

 

L’idée maîtresse c’est la progressivité. Si votre souhait est de pouvoir parler rapidement, vous allez avoir besoin de mettre en place des séquences d’apprentissage qui balayent à la fois le vocabulaire, la grammaire, l’accent, la prononciation et tout le reste. Comme vous pouvez le voir dans mon image du dessus, la structure de votre plan d’attaque doit être la suivante :

  1. le but ultime à atteindre ;
  2. Les trois (ou quatre) séquences pour y arriver ;
  3. Pour chacune des séquences, l’identification de trois choses essentielles : le mini-objectif, le temps nécessaire pour le réaliser et les ressources qui vous permettront d’y arriver.

Même si cette démarche fait un peu scolaire, c’est celle que j’applique dans mes études pour atteindre le plus vite possible mes objectifs.

 

La méthode concrète

But ultime : parler un anglais suffisant pour pouvoir voyager dans 3 mois avec peu de dépenses (max 50€).

Mes quatre séquences :

  • Séquence 1
    • Mini-objectif : lire dans la langue
    • Temps imparti : 1 mois
    • Ressources : picsou magazine, nouvelles bilingues des éditions pocket, comics
  • Séquence 2
    • Mini-objectif : acquérir du vocabulaire (400 mots)
    • Temps imparti : 2 semaines
    • Ressources : MosaLingua en anglais
  • Séquence 3
    • Mini-objectif : comprendre l’anglais à l’oral
    • Temps imparti : 3 semaines
    • Ressources : Podcast “News in slow English
  • Séquence 4
    • Mini-objectif : parler sur un sujet vraiment lié au tourisme
    • Temps imparti : 3 semaines
    • Ressources : regarder des spots publicitaires sur des régions écossaises sur youtube et réagir à haute voix, tout seul, sur ce que je viens de voir.

Voilà à peu de choses près la méthode que j’ai suivie pour arriver à des résultats intéressants (en italien notamment). Je suis d’avis qu’il est tout à fait possible de parvenir à des résultats en 3 mois. L’avantage des 4 séquences décrites au-dessus c’est que vous ne prenez pas le risque de vous perdre dans des méthodes à tout-va. Parlons de vous maintenant.

 

Votre stratégie

Maintenant voyons voir comment vous pourrez calquer ce que je viens de vous décrire pour apprendre rapidement l’anglais en fonction de vos objectifs. Encore une fois, il ne s’agit là que de conseils pour vous aiguiller, il n’existe pas de recette universelle ! 😉

 

Quelles sont vos forces et vos faiblesses ?

Si vous lisez ces lignes, c’est que l’envie d’apprendre l’anglais rapidement est dans un coin de votre tête. Je vous félicite, vous avez tout pour réussir. Aussi, il est capital que vous ayez conscience de vos forces et vos faiblesses. Vous avez forcément un peu des deux – on est tous humains après tout ! Pour le travail des langues, je vous invite à ranger dans l’une ou l’autre des cases les composantes suivantes :

  • apprendre du vocabulaire ;
  • comprendre la grammaire ;
  • comprendre un accent étranger ;
  • parler avec un bon accent ;
  • écrire avec fluidité ;
  • parler sans avoir à traduire tout en français dans votre tête ;
  • lire en anglais sans heurter sur tous les mots.

C’est fait ? Très bien. Maintenant, voilà ce que je vous recommande pour combler vos faiblesses.

 

Pour les objectifs #2, #4 et #7

Votre sens de l’écoute est primordial. C’est la raison pour laquelle, si vous avez rangé “comprendre un accent étranger” comme faiblesse, vous devez travailler là-dessus. Voilà ce que vous devez entreprendre :

  • Ecoutez des podcasts, notamment ceux en slow-english.
  • Regardez des séries avec les sous-titres en anglais. Augmentez progressivement le temps de visionnage. Vous pouvez commencer par 15 minutes en anglais, puis ajoutez 5 minutes quand vous vous sentez plus à même de comprendre.
  • Abonnez-vous à des chaînes Youtube sur des thématiques qui vous plaisent.
  • Utilisez des applications qui vous permettent de communiquer avec des étrangers.

 

Pour les objectifs #1 et #6

Une compétence globale est attendue de vous. C’est pourquoi les fondamentaux doivent impérativement être maîtrisés. Ce qui peut faire la différence, c’est une connaissance béton sur une myriade de compétences.

Ainsi, si vous avez identifié comme faiblesses “Ecrire avec fluidité”, “Parler sans avoir à tout traduire en français dans votre tête” ou encore “Lire en anglais sans heurter sur tous les mots”, vous êtes probablement déjà conscients que vous devez ôter ces épines de vos pieds. A l’abordage :

  • Développez votre vocabulaire : c’est la seule chose qui explique que vous ne compreniez pas les textes ou que vous ne trouviez pas vos mots dans vos rédactions.
  • Gagnez en fluidité à l’oral en parlant plus. Commencez à parler tout seul. C’est un excellent exercice pour se rendre compte de son niveau. De plus, avec un gros effort sur le vocabulaire vous agrémenterez progressivement votre oral de tournures plus recherchées. Par la suite, recherchez les tandems linguistiques. Vous pouvez échanger à l’écrit ou à l’oral. Parfait dans votre cas.
  • Bétonnez la grammaire. Vous n’avez pas la place pour des erreurs de débutant. Je vous en dis plus ci-dessous.

 

Pour les objectifs #3 et #5

Il va falloir vous faire comprendre et être capable de converser efficacement. Si vous avez identifié “Comprendre un accent étranger“, “Apprendre du vocabulaire” et “Comprendre la grammaire” comme faiblesses, vous avez du pain sur la planche ! Mais rassurez-vous, il y a plein de solutions :

  • Familiarisez-vous avec l’accent du pays que vous voulez visiter ou celui de vos amis. Ciblez les ressources dans ces langues-là. L’avantage avec l’anglais c’est que tout est trouvable sur internet. Pour vous faire l’oreille, et selon votre niveau, je vous recommande de passer au bas mot 15 minutes par jour à écouter dans la langue. Si votre niveau est faible, privilégiez les supports télévisuels. S’il est plutôt bon, optez pour les podcasts ou la radio.
  • Apprenez du vocabulaire avec des applications qui proposent une interface agréable et progressive.
  • Faites vous expliquer la grammaire, et mettez-la en pratique. Pour être franc, je préfère les livres pour la grammaire. Je n’ai pas encore trouvé d’application révolutionnaire pour ça.
  • Pour parler, tournez-vous vers les applications de tandems linguistiques. Au moins, vous pourrez parler autant que vous voudrez et vos partenaires vous répondront toujours ! Pas de pression non plus puisque vous ne rencontrez pas physiquement la personne avec qui vous conversez.

 

Les meilleures ressources

Dernière partie et peut-être la plus importante ! Je vous dis quelles sont mes ressources préférées. Allez, c’est parti !

 

Les méthodes globales

Autant vous prévenir d’entrée de jeu : elles sont toutes payantes. Toutefois, la qualité des contenus est au rendez-vous. Elles sont un bon moyen d’apprendre rapidement l’anglais (et d’autres langues) en quelques semaines. Le gros point positif c’est que c’est un travail en autonomie qui vous attend. Italki, en revanche, assure un suivi dans votre étude. A voir ce qui vous correspond le mieux … 🙂

  • Babbel (lien vers notre article dédié)
  • Italki (lien direct)
  • Busuu (lien vers notre article dédié)
  • Mondly (lien direct)

 

Apprendre du vocabulaire

Pour apprendre du vocabulaire, les deux applications suivantes suffisent et sont bien faites :

 

MosaLingua Web

 

Comprendre la grammaire

Pour la grammaire, le choix a été très vite fait en réalité. J’ai choisi deux livres. Le premier vous conviendra bien si vous êtes débutant, le deuxième s’adresse à ceux qui visent un niveau élevé :

Livre apprendre grammaire anglais

Pour les débutants ou faux débutants

Livre apprendre grammaire avancée

Pour ceux qui ont déjà un bon niveau

 

Vous pouvez également lire sur notre blog :

 

Comprendre un accent étranger

Je vous conseillais plus haut des podcasts. Je vous invite à aller sur cette page pour voir le TOP 10 des meilleurs podcasts de l’année.

Pour les niveaux plus faibles vous retrouverez notamment :

Un autre petit article sur le sujet sur notre blog : comment améliorer sa compréhension orale.

 

Parler avec un bon accent

Enfin, pour booster votre prononciation, il existe un bon petit podcast pour vous entraîner : English pronunciation Pod.

Les tandems linguistiques sont également un excellent moyen de se faire corriger. Je vous ai réservé la meilleure sélection de ce qui se fait actuellement sur le marché. Toutes les applications décrites dans l’article vous permettront de vous entraîner autant que vous le souhaitez sur des thématiques aussi variées que votre imagination.

 

Voilà, c’était un gros morceau aujourd’hui ! Si vous avez aimé cet article, partagez vos commentaires ci-dessous ! Et mettez un “like” sur Facebook ou Twitter, ce serait topissime !  🙂

 

La langue des signes : et si on s’y mettait ?

La langue des signes : et si on s’y mettait ?

Comment dire bonjour en langue des signes, vous êtes-vous déjà posés la question ? Moyen très efficace pour communiquer avec et entre personnes sourdes, c’est une langue visuelle et gestuelle aussi riche qu’une langue parlée ! La langue des signes française LSF, par exemple, est parlée couramment par près de 100 000 personnes selon la Fédération Nationale des Sourds de France. Et on y compte aussi bien des personnes malentendantes, sourdes ou entendantes. Depuis plusieurs années, elle fait de plus en plus d’émules. Venez découvrir avec moi cette langue fascinante.

 

Histoire et caractéristiques de la langue des signes

L’histoire mouvementée de cette langue en mouvements

La langue des signes est intimement liée aux personnes sourdes. Et l’histoire n’a pas toujours été tendre avec elles… Pendant longtemps, elles ont été considérées comme des simples d’esprit. Elles étaient alors isolées et réduites à utiliser une gestuelle assez simpliste.

 

Au Moyen-Âge, le contexte leur a été un peu plus favorable, notamment dans les monastères cisterciens. En effet, le vœux de silence a permis aux gestes de remplacer la parole et certains baptêmes et cérémonies étaient célébrés en langue des signes.

 

À partir du XVème siècle, on commence enfin à les considérer comme des individus à part entière, notamment grâce à certains artistes sourds dont Ombrien Pinturicchio. Léonard de Vinci, Montaigne, Descartes, et bien d’autres, sont d’ailleurs fascinés par leur langue.

 

Il faut attendre le XVIIème siècle pour que l’Abbé de l’Epée permette à la langue des signes d’être enseignée et perfectionnée. Elle existait depuis fort longtemps mais n’était pas encore normée. Il ouvre alors la première école pour les sourds et, avec l’aide de ses élèves, invente un alphabet. Le mouvement gestualiste voit le jour. Son enseignement rencontre un tel succès qu’il se diffuse dans toute l’Europe ainsi qu’aux Etats-Unis. Mais cet âge d’or ne dure pas.

 

En 1880, se tient le Congrès de Milan, un congrès international pour l’amélioration du sort des sourds (vous remarquerez bien vite l’ironie). Et, la langue des signes est… interdite !

 

Elle est alors qualifiée de langue des singes par les membres, dits oralistes, de ce congrès (pratiquement tous entendants). Elle ne permettrait pas de communiquer avec Dieu et empêcherait les sourds de bien respirer, entraînant la tuberculose. Ils considèrent que les personnes sourdes doivent apprendre à parler pour intégrer la société, niant complètement leurs particularités et leur culture. En effet, au-delà de la parole, c’est toute une culture Sourde qui s’est développée.

 

Après ce congrès, et durant près d’un siècle, la langue des signes est méprisée et pratiquée de manière clandestine. Les sourds sont alors obligés de parler et lire sur les lèvres. Il faut attendre… 1991, en France, pour qu’une loi autorise enfin l’apprentissage de la langue des signes. Cependant, elle est seulement considérée comme un moyen pédagogique. Ce n’est qu’en février 2005, qu’elle est reconnue comme une langue en tant que telle.

 

Malheureusement, encore aujourd’hui, tous les enfants sourds ne peuvent pas accéder à un enseignement dans leur propre langue. Il existe pourtant des écoles bilingues (pour apprendre le français parlé et la LSF) mais elles ne sont que trop rares sur le territoire.

 

Mais alors, c’est quoi la langue des signes ?

La langue des signes est majoritairement utilisée par les personnes sourdes et muettes pour communiquer. Ah, petite précision, l’expression « sourd-muet » est souvent utilisée car beaucoup de personnes qui n’entendent pas, n’utilisent pas le langage parlé. Ce qui est assez logique : lorsque l’on parle, on ne fait que reproduire les sons que l’on entend.

Il s’agit d’une langue visuelle et gestuelle, basée sur les mouvements et les positions des doigts et des mains ainsi que les expressions du visage. C’est un tout autre modèle linguistique.

 

Tiens d’ailleurs, quelle est la différence entre la langue des signes et le mime ?

 

Contrairement à la première, le mime est plus imagé et basé sur des déplacements et mouvements du corps. La langue des signes, elle, est beaucoup plus complexe. Mais saviez-vous que Charlie Chaplin, pour perfectionner le jeu de ses personnages, s’est beaucoup fait aidé par son ami sourd, Grandville Redmond ?

La langue des signes est différente du mime

Ce n’est pas Marcel Marceau qui dira le contraire

 

Aussi, vous n’apprenez pas LA langue des signes mais UNE langue des signes.

 

Avez-vous remarqué que j’ai employé à plusieurs reprises l’expression « langue des signes française » ou LSF ? En effet, la langue des signes n’est pas universelle. Il en existerait près de 120 ! Chacune est propre à son pays et possède sa propre logique et son vocabulaire. D’ailleurs, certains mots et expressions sont typiques du pays, voire de la région, dans lequel ils sont utilisés. En français, par exemple, pour dire «papa», vous devez pincer la moustache, tandis que « maman » peut se dire de 7 manières différentes !

 

Comme pour la langue orale, elle peut emprunter des signes à d’autres langues. À ce propos, 60% de la langue des signes américaine a pour origine celle des français (rappelez-vous l’enseignement de l’Abbé de l’Epée) !

 

Bon, pour être tout à fait honnête, il existe la Langue des Signes Internationale (LSI). Cependant, elle n’est pas officielle, est peut pratiquée et parfois même rejetée car il lui est reproché de ne pas traduire les différences culturelles de chaque pays et que celles-ci s’effacent au profit de la standardisation.

Le langage des signes est un monde à part entière, riche, avec sa propre complexité. D’ailleurs, certaines expressions ne peuvent être traduites littéralement en langue parlée car elles ne se comprennent que par ceux et celles qui pratiquent la langue. Il s’agit un geste d’esprit. 😉

 

Comment apprendre la langue des signes française ?

Quelques informations à savoir avant de se lancer

La langue des signes française n’est pas du français signé, elle a sa propre syntaxe.

Et vous le remarquerez, vous comprendrez facilement la signification de certains signes, plus imagés, qui font directement référence à notre expérience plus ancrée dans le « pratique ». C’est ce qui s’appelle l’iconicité.

C’est d’ailleurs très intéressant de remarquer à travers cette langue, les traces de la culture du pays duquel elle provient. Par exemple, en chinois, « manger » fait référence à l’utilisation des baguettes.

Et comme toute langue, il faut prendre son temps pour l’apprendre et apprendre ses bases (les couleurs, chiffres, jours, etc.). Apprendre les mots vient avant la formulation des phrases.

Mais, combien de temps faut-il pour apprendre la langue des signes ?

Évidemment, tout dépend de chacun, de sa motivation et son investissement. Cela peut prendre plusieurs mois pour apprendre les bases et quelques années pour bien l’intégrer. Comme tout, cela demande du temps !

Parler avec ses mains

Parler avec ses mains, tout un programme !

À savoir également, que les pratiquants de ce langage visuel et gestuel utilisent beaucoup d’expressions faciales. Elles ne sont pas à négliger car elles donnent beaucoup de renseignements. On pourrait dire que c’est l’équivalent du ton qui change selon nos humeurs.

Maintenant, comment se lancer dans le bain ?

 

Les différentes manières d’apprendre la LSF

Il existe plusieurs façons d’apprendre la langue des signes et je vous conseille vivement de les combiner pour progresser plus facilement.

 

Les ressources sur Internet

Pour apprendre la langue des signes, le visuel est la clé ! Et gloire à Internet pour nous permettre d’accéder à autant de ressources du genre !

Voici quelques moyens qui vous seront utiles :

  • L’application et le site internet incontournables : Elix. Il en existe d’autres bien sûr, mais c’est la référence. Il s’agit d’une sorte de dictionnaire visuel qui comporte plus de 13 500 signes et propose la traduction vidéo d’un mot en langue des signes.
  • Les réseaux sociaux : sur Instagram, jetez un œil au compte lsfcombat et sur Twitter, suivez le hashtag #damefannysigne.
  • Les chaînes et vidéo Youtube : il existe quelques Youtubeurs sourds qui proposent des vidéos sur leur quotidien, comme Lucas Wild, mais aussi pour apprendre la langue telle que MélanieDeaf et sa seconde chaîne Signe2Mains.
  • Les médias en langue des signes. Et oui ! Ne pas entendre ne signifie pas ne pas s’informer ! Faites un tour sur L’œil et la main ou encore Média’Pi.

 

Prendre des cours auprès d’une association ou d’une école LSF

Les écoles et associations, comme Visuel, sont aussi là pour ça. Elles proposent des cours ou même des stages pour apprendre la langue des signes. Vous pouvez aussi vous tourner vers l’Académie de la Langue des Signes Française.

Certains profs proposent également des cours particuliers de LSF.

 

Des livres pour apprendre des signes ?

Il existe aussi des livres mais l’approche n’est pas toujours évidente car il faut bien regarder les images, les flèches et les mouvements. Aussi, je me garderais bien de vous en conseiller !

 

Rencontrer des sourds

Enfin, comme pour toute langue, il faut parler avec les personnes qui la pratiquent (c’est tout l’intérêt, non ?). Aussi, rencontrez des personnes sourdes, et plusieurs ! En effet, comme pour la langue orale, chaque personne a sa propre manière de parler, signer, sa langue. Cela vous permet à la fois d’apprendre des expressions pi-sourdes (en LSF, “pi” est employé lorsque c’est caractéristique d’un individu, d’un groupe), des expressions faciales, de nouveaux mots, etc.

Si vous êtes sur Paris, le Café Signes, dans le 14ème, est un lieu de rencontres entre sourds et entendants qui savent signer. Mais il existe pleins d’autres endroits, en France, pour se retrouver !

En fait, vous apprenez tout simplement une nouvelle langue étrangère mais… en silence !

 

Quel métier exercer grâce à la langue des signes ?

Tout comme les langues recherchées lors d’un recrutement, la langue des signes peut être un vrai atout.

Concernant la langue à proprement parler, il existe différents débouchés :

  • Interprète en langue des signes ;
  • Guide-conférencier ;
  • Professeur de langue des signes ;
  • Éducateur pour enfants sourds.

Penchons-nous particulièrement sur le métier d’interprète en LSF dont la demande est très importante.

Vous traduisez à la fois les propos des sourds et ceux des entendants, en expliquant aussi bien le sens que le contexte. Vous faites le lien entre un sourd et un entendant dans toutes les interactions du quotidien : chez le médecin, banquier, notaire, etc. Cependant, vous devez être capables de vous adapter car vous êtes souvent amenés à vous déplacer et changer d’environnement.

Vous pouvez travailler dans tous types d’organismes (entreprise, institution, association, organisation internationale) mais aussi en indépendant. Le salaire commence aux environs des 1 500 € et peut vite augmenter selon la spécialisation et l’expérience.

Si vous souhaitez plus d’informations sur le métier et les formations d’interprètes LSF (présentes sur Lille, Paris, Rouen et Toulouse), je vous conseille vivement de vous rendre sur l’AFILS.

Une interprète LSF en devenir ?

Une interprète LSF en devenir ?

Mais la langue des signes peut servir dans toutes les professions. Pratiquement tous les métiers aux savoirs assez techniques, en relation directe avec des clients ou des patients, ont besoin de personnes qui savent signer :

  • Avocats ;
  • Policiers ;
  • Notaires ;
  • Médecins ;
  • Infirmiers ;
  • Aides-soignants ;
  • Auxiliaires puéricultrices ;
  • Assistant de vis scolaire ;
  • Orthophoniste ;
  • Moniteurs d’auto-école ;
  • Banquiers ;
  • Chargés de clientèle ;
  • Assureurs, etc.

La liste est longue !

Vous pouvez très bien passer une formation en complément de votre diplôme principal.

Pratiquer la langue des signes apportera une dimension supplémentaire à votre métier car vous pourriez tout à fait être amenés à rencontrer une personne sourde. Elle rendra vos services plus ouverts et accessibles.

Je me permets tout de même d’indiquer que certains personnes sourdes tout aussi compétentes que les entendantes rencontrent des difficultés pour trouver un poste, du fait de leur surdité, même en étant interprète LSF ou guide-conférencier !

Apprendre la langue des signes c’est aussi, finalement, participer à la construction d’une société plus inclusive. C’est le signe (tiens donc) d’une plus grande ouverture mais aussi d’une plus grande tolérance.

Alors, des partants ?

 

Apprendre une langue

Apprendre une langue

C’est la meilleure idée que vous puissiez avoir cette année ! Apprendre une langue c’est la promesse de vous ouvrir à de nombreuses cultures et de faire partie de notre monde. Pourtant, le chemin qui mène à la maîtrise d’une langue est semé d’embuches. Avec Sur le bout de la langue vous verrez que vous avez la motivation et l’envie d’atteindre vos objectifs ! ?Vous êtes prêts ? On vous dit comment vous y prendre pour surmonter tout cela et être capable de vous exprimer en quelques semaines ! ?

Ce que les langues m’ont permis de réaliser

Le développement personnel

Je m’appelle Paul et j’ai fondé ce blog dans l’espoir de vous donner l’envie d’apprendre de nouvelles langues. Mais, comme l’envie ne suffit pas toujours, je publie chaque semaine des articles pour que soyez bien armés et que votre nouveau projet soit couronné de succès.  ? Comme vous, peut-être, j’ai commencé à apprendre les langues par obligation au collège et au lycée. Je n’étais pas très doué pour ça d’ailleurs. Bien que beaucoup de personnes reçoivent l’aide de leurs parents ou de proches pour progresser, mes parents à moi, ne le pouvaient pas. Je me rappelle très bien ces repas, où ils me tendaient le beurre en me disant “some butter please“. C’était là leur petite victoire sur la langue de Shakespeare ! ? En somme, je savais que j’allais devoir me débrouiller seul pour apprendre l’anglais.

Le déclic

Puis, j’ai eu le déclic. Ce déclic qui vous fait comprendre que vous êtes enfermés dans votre petit monde avec une seule langue. Là, dehors, il y a tellement de pays, de cultures et de voyages à faire où le français ne vous sera d’aucune utilité (ni même l’anglais). Alors, oui, c’est vrai, le langage corporel m’a déjà dépatouillé de situations bien compliquées mais il n’est pas suffisant. J’ai du mal à imaginer comment je pourrais demander à une personne avec le langage corporel pourquoi cette statue équestre a été érigée ou même qui est la personne sur le cheval ! ? J’ai pourtant vécu cette situation à Londres à  l’âge de 16 ans. M’étant toujours intéressé aux vieilles pierres et aux monuments, j’avais demandé à mes camarades de m’éclairer mais aucun d’entre eux n’était meilleur que moi et je n’osais pas déranger les passants pour leur demander ! L’expérience m’a donc convaincu qu’il fallait absolument que je me mette à apprendre l’anglais !

Apprendre et oser parler

J’ai appliqué la méthode que je vous détaille plus bas et j’ai vu les résultats assez vite. Fier de ce que j’avais réussi à apprendre, j’ai fait mon premier grand voyage à 20 ans. ✈️Nous sommes allés à San Francisco avec un ami. Là-bas, j’ai découvert que l’anglais des films était bien réel. Cela peut paraître idiot mais cette fois-ci, je n’étais plus derrière mon écran, c’est à moi qu’on parlait. Et il fallait répondre ! Mais heureusement que les Américains sont des gens très serviables et prompts à vous aider quand vous galérez. C’est donc un pays idéal pour faire vos premières armes ! Depuis, j’ai découvert une quarantaine de pays et c’est toujours pareil : parler la langue des locaux vous permettra de vivre des expériences uniques. Oser parler c’est la clé. Nous y reviendrons.?

Vivre des aventures

Je me souviens par exemple de la fois où j’étais au Japon, dans la petite ville de Sasebo, au sud du pays.  J’avais très envie de sushis. ? Pas très original, je sais, mais attendez la suite ! Je me suis arrêté dans un tout petit établissement de 5 couverts, où père et fils étaient en cuisine. En bredouillant avec le peu de japonais que je connaissais, j’ai commencé à plaisanter avec le patron des lieux qui  m’a offert par la suite un sushi hors-carte. Du bœuf ! la viande était bien rouge, tendre comme je n’en avais jamais goûté. Je me suis régalé. Il m’a regardé ensuite et a hoché de la tête, l’air de dire “excellent, n’est-ce pas ?!”. Oui c’était sans précédent. Mais, j’ai commencé à douter : de la viande dans un sushi … ce n’est pas possible. En effet, le patron m’a avoué à la fin du repas que ce n’était pas du bœuf mais de la baleine ! ? Ne me jugez pas trop sévèrement d’avoir mangé et adoré un mammifère péché à outrance, je n’en savais rien !

Comment je m’y suis pris

Vous ignorez ce que vous savez déjà

Dès lors, j’ai commencé à travailler plus efficacement mes langues. J’ai vite compris que je devais consolider tout ce que je savais déjà. Dites-vous bien que votre cerveau a mémorisé et a gardé secrètement un grand nombre d’informations que vous tenez  des cours du secondaire ! L’essentiel est donc de rassembler tout ce que vous savez déjà pour développer de nouvelles compétences. J’ai fait un petit dessin pour vous illustrer mon propos :

A l’heure où j’écris ces lignes, vous en êtes probablement à l’étape du “déclic”. Vos connaissances de la langue que vous souhaitez apprendre sont en vrac, y’en a partout et vous vous rendez compte qu’il faudrait y mettre de l’ordre. C’est ce que j’ai fait. ? En trois mois,  avec une méthode rigoureuse, je me suis senti beaucoup plus à l’aise avec mon anglais et mon allemand. Aujourd’hui je parle couramment ces deux langues et j’en apprends d’autres encore avec cette même méthode !

Rassurez-vous et faites-vous confiance

En premier lieu, je dois reconnaître qu’apprendre une langue peut être fastidieux. Il faut y passer du temps, un peu chaque jour, avant que les résultats n’apparaissent. Je vous en parle dans cet article. En plus, on ne le vous dira jamais assez, mais idéalement, il faut se rendre dans les pays dans lesquels on parle la langue… Maintenant que c’est dit, concentrons-nous sur vous, qui n’avez soit pas le temps soit pas les sous, ou les deux de vous permettre un voyage. ?

Je tiens à être clair d’entrée de jeu. Si vous ragez parce que vous n’arrivez pas à parler,

JE VOUS RASSURE TOUT DE SUITE : C’EST NORMAL !

Les étapes vers la maitrise de la langue

 C’est la toute dernière étape dans votre apprentissage. Ne mettez pas la charrue avant les bœufs ! Je vous conseille de respecter ces quatre étapes et vous verrez, vous ferez des progrès fous :

  1. Étendez votre vocabulaire : c’est le nerf de la guerre ! Apprenez par cœur les 500 premiers mots de vocabulaire. Pour ça, je recommande soit MosaLingua soit Memrise. Cette étape est cruciale. Prenez au moins 5 minutes par jour pour bosser et ne vous accordez aucune transgression. Ces 500 mots doivent être parfaitement maitrisés. Je considère qu’il faut deux mois au maximum pour finir cette étape.
  2. Écrivez : écrire c’est comme parler sauf qu’on a le temps ! 200 mots par jour, tous les jours, ça vous prendra 15-20 minutes et vous vous rendez très vite compte de ce qu’il vous manque pour progresser. N’oubliez pas de jeter un petit coup d’œil à la grammaire. Aussi, faites cela pendant un mois, et comparez vos écrits du premier et du dernier jour. Vous serez bluffés. ? Et pour ça, le mieux c’est TRES clairement Babbel.
  3. Écoutez votre langue : consacrez-y quelques minutes pendant vos trajets pour le boulot ou le bahut, pendant vos temps morts et donnez une chance à votre oreille de s’améliorer. Si vous optez pour les infos, passez donc par euronews ou deutsche welle. Ils proposent chacun des vidéos en plus de 8 langues ! Si vous êtes plus séries et jeux vidéos, essayez donc ceci.
  4. Parlez comme si vous étiez : en utilisant toutes les ressources à votre disposition. D’ailleurs, je vous ai fait une petite sélection des meilleures applications pour parler avec des locuteurs natifs, ici.

 

Enfin, rappelez-vous que vous pouvez apprendre une langue. Peu importe votre âge, votre temps disponible, ou l’étendue de votre porte-monnaie. Tout est possible.

Bisous,

Paul

Les tandems : le top pour apprendre une langue

Les tandems : le top pour apprendre une langue

Si vous ne connaissez pas les tandems linguistiques, alors vous avez bien fait de vous arrêter sur cet article ! Selon moi, lorsque l’on ne peut pas se rendre à l’étranger, il n’y a pas de meilleure méthode pour progresser en langue que les tandems ! Ces derniers vous permettent surtout de faire quelque chose qui est essentiel … parler à un(e) natif(ve) de la langue que vous souhaitez apprendre ! Une solution presque miracle pour pratiquer un peu au quotidien 😀

Quel bénéfice ?

Le tandem linguistique présente de nombreux avantages et peu d’inconvénients. En fait, dans une époque pas si lointaine, j’ai beaucoup eu recours aux tandems pour m’améliorer. A la fac, il y avait des étudiants venus du monde entier et qui avaient largement le temps de bavarder un peu autour d’un café ?

Le but était vraiment très simple : je parlais en allemand avec Sven, anglais avec Richard et parfois japonais avec Niku ! Nous prenions le temps de faire connaissance et d’apprendre à décoder certains us et coutumes bien étranges de nos pays. D’ailleurs, je me souviens de ce moment où j’avais demandé à Sven pourquoi les allemands étaient si ordonnés. Il avait rigolé et m’avait montré une photo de sa coloc … le cliché de l’ordre et de la discipline à l’allemande venait de voler en éclats ! ?

Pourtant, en 2010, ou dans ces eaux-là, il n’existait pas encore de tandem version “application”. Maintenant les choses sont bien différentes. Vous n’êtes plus obligés de vous déplacer et de payer une boisson pour avoir l’occasion de parler une langue. Ce que vous devez comprendre c’est que ces applications vous permettent de gérer votre temps comme vous l’entendez. De quelques phrases par semaine à plusieurs centaines de phrases par jour, ça ne dépend que de vous !

Les meilleures applis du moment

hi utandem  ♦♦♦♦♦ 

 

 

 

 

Mon appli préférée pour les tandems ! J’ai souvent tendance à éviter les poids lourds du marché pour découvrir les “petits producteurs”. Cette petite merveille espagnole est vraiment facile d’utilisation et agréable à manier. Je l’avais téléchargée en 2015 afin de trouver des correspondants turcs. J’avais surtout à cœur de mettre à profit mes nombreuses heures d’apprentissage de la grammaire. Ainsi, en l’espace de quelques minutes, Ergün m’a répondu depuis Londres où il habitait temporairement ! Nous avons échangé une dizaine de phrases, puis le double le lendemain et ainsi de suite ! ? Notez que l’application vous permet de participer à des “classes”. Ce sont des conversations mutualisées entre plusieurs participants. Une formule à retenir pour ceux que ça gêne d’être en tête-à-tête !

tandem – échange linguistique ♦♦♦♦♦

 

 

 

 

Voici le poids lourd du marché. Extrêmement bien notée sur l’App Store (4,6/5), cette application est un concentré de bonnes idées pour apprendre une langue efficacement. A l’instar de Babbel, c’est encore une fois une application allemande qui nous bluffe avec des contenus d’excellente facture ! Les développeurs se targuent d’avoir rassemblé près d’un million d’utilisateurs. Voyez par vous-même, je suis certain que le coup d’œil en vaut le détour ! ?

HelloTalk ♦♦♦♦

 

 

 

 

HelloTalk est elle aussi une référence dans le secteur. Cette application provient d’ailleurs d’un carrefour de civilisations … Hong-Kong et Shenzhen en Chine ?. L’application a des millions d’adeptes aux quatre coins du monde et met en relation des personnes parlant plus de 150 langues.

WeSpeke ♦♦♦♦

 

 

 

 

Créée en 2010 à Pittsburgh, cette application se voulait novatrice avec de nouvelles fonctionnalités par rapport à l’offre du marché à cette date. Toutefois, en plus de vous trouver un interlocuteur, les développeurs ont pensé sympa que vous puissiez aussi accéder à certains cours en ligne (payants) et que vous disposiez d’un notebook pour y inscrire vos objectifs. Donc, euh …pourquoi pas …

Les applications qui montent en puissance

HiNative ♦♦♦♦♦ COUP DE COEUR DE LA REDACTION

 

 

 

 

Enfin, un concept qui change vraiment avec HiNative ! Si vous ne vous sentez pas de tailler une bavette à un inconnu, mais seulement de poser des questions très précises, alors HiNative est fait pour vous ! L’application considère tous les utilisateurs comme des étudiants et a misé sur ce concept de questions-réponses. Ainsi vous pourrez écrire une phrase et demander une correction ou même vous enregistrer et demander à un natif si votre accent est bon !?

GoSpeaky ♦♦♦

 

 

 

 

D’initiative belge, cette application a étudié toutes les possibilités qu’offre un tandem dans la vraie vie. Elle a ensuite transposé tout cela dans “Speaky” pour un rendement qui est tout à fait agréable à utiliser. Seul bémol, le manque de transparence du site web, et le faible flux d’informations concernant l’application au moment de la télécharger sur l’App Store.

Mais encore …

Quelques applications au-dessous pour que vous ayez la liste complète de ce qui existe sur le marché. A la différence de toutes celles que je viens de décrire, je n’ai pas eu le temps de les tester :

  • Lext Talk
  • Okapi – LanguageExchange
  • Speakiz
  • Anygram : Make global friends
  • Blabla-échange de langue
  • Yask

Pour conclure, il me reste plus qu’à vous dire à la semaine prochaine ?

Paul

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