La langue des signes : et si on s’y mettait ?

La langue des signes : et si on s’y mettait ?

Comment dire bonjour en langue des signes, vous êtes-vous déjà posés la question ? Moyen très efficace pour communiquer avec et entre personnes sourdes, c’est une langue visuelle et gestuelle aussi riche qu’une langue parlée ! La langue des signes française LSF, par exemple, est parlée couramment par près de 100 000 personnes selon la Fédération Nationale des Sourds de France. Et on y compte aussi bien des personnes malentendantes, sourdes ou entendantes. Depuis plusieurs années, elle fait de plus en plus d’émules. Venez découvrir avec moi cette langue fascinante.

 

Histoire et caractéristiques de la langue des signes

L’histoire mouvementée de cette langue en mouvements

La langue des signes est intimement liée aux personnes sourdes. Et l’histoire n’a pas toujours été tendre avec elles… Pendant longtemps, elles ont été considérées comme des simples d’esprit. Elles étaient alors isolées et réduites à utiliser une gestuelle assez simpliste.

 

Au Moyen-Âge, le contexte leur a été un peu plus favorable, notamment dans les monastères cisterciens. En effet, le vœux de silence a permis aux gestes de remplacer la parole et certains baptêmes et cérémonies étaient célébrés en langue des signes.

 

À partir du XVème siècle, on commence enfin à les considérer comme des individus à part entière, notamment grâce à certains artistes sourds dont Ombrien Pinturicchio. Léonard de Vinci, Montaigne, Descartes, et bien d’autres, sont d’ailleurs fascinés par leur langue.

 

Il faut attendre le XVIIème siècle pour que l’Abbé de l’Epée permette à la langue des signes d’être enseignée et perfectionnée. Elle existait depuis fort longtemps mais n’était pas encore normée. Il ouvre alors la première école pour les sourds et, avec l’aide de ses élèves, invente un alphabet. Le mouvement gestualiste voit le jour. Son enseignement rencontre un tel succès qu’il se diffuse dans toute l’Europe ainsi qu’aux Etats-Unis. Mais cet âge d’or ne dure pas.

 

En 1880, se tient le Congrès de Milan, un congrès international pour l’amélioration du sort des sourds (vous remarquerez bien vite l’ironie). Et, la langue des signes est… interdite !

 

Elle est alors qualifiée de langue des singes par les membres, dits oralistes, de ce congrès (pratiquement tous entendants). Elle ne permettrait pas de communiquer avec Dieu et empêcherait les sourds de bien respirer, entraînant la tuberculose. Ils considèrent que les personnes sourdes doivent apprendre à parler pour intégrer la société, niant complètement leurs particularités et leur culture. En effet, au-delà de la parole, c’est toute une culture Sourde qui s’est développée.

 

Après ce congrès, et durant près d’un siècle, la langue des signes est méprisée et pratiquée de manière clandestine. Les sourds sont alors obligés de parler et lire sur les lèvres. Il faut attendre… 1991, en France, pour qu’une loi autorise enfin l’apprentissage de la langue des signes. Cependant, elle est seulement considérée comme un moyen pédagogique. Ce n’est qu’en février 2005, qu’elle est reconnue comme une langue en tant que telle.

 

Malheureusement, encore aujourd’hui, tous les enfants sourds ne peuvent pas accéder à un enseignement dans leur propre langue. Il existe pourtant des écoles bilingues (pour apprendre le français parlé et la LSF) mais elles ne sont que trop rares sur le territoire.

 

Mais alors, c’est quoi la langue des signes ?

La langue des signes est majoritairement utilisée par les personnes sourdes et muettes pour communiquer. Ah, petite précision, l’expression « sourd-muet » est souvent utilisée car beaucoup de personnes qui n’entendent pas, n’utilisent pas le langage parlé. Ce qui est assez logique : lorsque l’on parle, on ne fait que reproduire les sons que l’on entend.

Il s’agit d’une langue visuelle et gestuelle, basée sur les mouvements et les positions des doigts et des mains ainsi que les expressions du visage. C’est un tout autre modèle linguistique.

 

Tiens d’ailleurs, quelle est la différence entre la langue des signes et le mime ?

 

Contrairement à la première, le mime est plus imagé et basé sur des déplacements et mouvements du corps. La langue des signes, elle, est beaucoup plus complexe. Mais saviez-vous que Charlie Chaplin, pour perfectionner le jeu de ses personnages, s’est beaucoup fait aidé par son ami sourd, Grandville Redmond ?

La langue des signes est différente du mime

Ce n’est pas Marcel Marceau qui dira le contraire

 

Aussi, vous n’apprenez pas LA langue des signes mais UNE langue des signes.

 

Avez-vous remarqué que j’ai employé à plusieurs reprises l’expression « langue des signes française » ou LSF ? En effet, la langue des signes n’est pas universelle. Il en existerait près de 120 ! Chacune est propre à son pays et possède sa propre logique et son vocabulaire. D’ailleurs, certains mots et expressions sont typiques du pays, voire de la région, dans lequel ils sont utilisés. En français, par exemple, pour dire «papa», vous devez pincer la moustache, tandis que « maman » peut se dire de 7 manières différentes !

 

Comme pour la langue orale, elle peut emprunter des signes à d’autres langues. À ce propos, 60% de la langue des signes américaine a pour origine celle des français (rappelez-vous l’enseignement de l’Abbé de l’Epée) !

 

Bon, pour être tout à fait honnête, il existe la Langue des Signes Internationale (LSI). Cependant, elle n’est pas officielle, est peut pratiquée et parfois même rejetée car il lui est reproché de ne pas traduire les différences culturelles de chaque pays et que celles-ci s’effacent au profit de la standardisation.

Le langage des signes est un monde à part entière, riche, avec sa propre complexité. D’ailleurs, certaines expressions ne peuvent être traduites littéralement en langue parlée car elles ne se comprennent que par ceux et celles qui pratiquent la langue. Il s’agit un geste d’esprit. 😉

 

Comment apprendre la langue des signes française ?

Quelques informations à savoir avant de se lancer

La langue des signes française n’est pas du français signé, elle a sa propre syntaxe.

Et vous le remarquerez, vous comprendrez facilement la signification de certains signes, plus imagés, qui font directement référence à notre expérience plus ancrée dans le « pratique ». C’est ce qui s’appelle l’iconicité.

C’est d’ailleurs très intéressant de remarquer à travers cette langue, les traces de la culture du pays duquel elle provient. Par exemple, en chinois, « manger » fait référence à l’utilisation des baguettes.

Et comme toute langue, il faut prendre son temps pour l’apprendre et apprendre ses bases (les couleurs, chiffres, jours, etc.). Apprendre les mots vient avant la formulation des phrases.

Mais, combien de temps faut-il pour apprendre la langue des signes ?

Évidemment, tout dépend de chacun, de sa motivation et son investissement. Cela peut prendre plusieurs mois pour apprendre les bases et quelques années pour bien l’intégrer. Comme tout, cela demande du temps !

Parler avec ses mains

Parler avec ses mains, tout un programme !

À savoir également, que les pratiquants de ce langage visuel et gestuel utilisent beaucoup d’expressions faciales. Elles ne sont pas à négliger car elles donnent beaucoup de renseignements. On pourrait dire que c’est l’équivalent du ton qui change selon nos humeurs.

Maintenant, comment se lancer dans le bain ?

 

Les différentes manières d’apprendre la LSF

Il existe plusieurs façons d’apprendre la langue des signes et je vous conseille vivement de les combiner pour progresser plus facilement.

 

Les ressources sur Internet

Pour apprendre la langue des signes, le visuel est la clé ! Et gloire à Internet pour nous permettre d’accéder à autant de ressources du genre !

Voici quelques moyens qui vous seront utiles :

  • L’application et le site internet incontournables : Elix. Il en existe d’autres bien sûr, mais c’est la référence. Il s’agit d’une sorte de dictionnaire visuel qui comporte plus de 13 500 signes et propose la traduction vidéo d’un mot en langue des signes.
  • Les réseaux sociaux : sur Instagram, jetez un œil au compte lsfcombat et sur Twitter, suivez le hashtag #damefannysigne.
  • Les chaînes et vidéo Youtube : il existe quelques Youtubeurs sourds qui proposent des vidéos sur leur quotidien, comme Lucas Wild, mais aussi pour apprendre la langue telle que MélanieDeaf et sa seconde chaîne Signe2Mains.
  • Les médias en langue des signes. Et oui ! Ne pas entendre ne signifie pas ne pas s’informer ! Faites un tour sur L’œil et la main ou encore Média’Pi.

 

Prendre des cours auprès d’une association ou d’une école LSF

Les écoles et associations, comme Visuel, sont aussi là pour ça. Elles proposent des cours ou même des stages pour apprendre la langue des signes. Vous pouvez aussi vous tourner vers l’Académie de la Langue des Signes Française.

Certains profs proposent également des cours particuliers de LSF.

 

Des livres pour apprendre des signes ?

Il existe aussi des livres mais l’approche n’est pas toujours évidente car il faut bien regarder les images, les flèches et les mouvements. Aussi, je me garderais bien de vous en conseiller !

 

Rencontrer des sourds

Enfin, comme pour toute langue, il faut parler avec les personnes qui la pratiquent (c’est tout l’intérêt, non ?). Aussi, rencontrez des personnes sourdes, et plusieurs ! En effet, comme pour la langue orale, chaque personne a sa propre manière de parler, signer, sa langue. Cela vous permet à la fois d’apprendre des expressions pi-sourdes (en LSF, “pi” est employé lorsque c’est caractéristique d’un individu, d’un groupe), des expressions faciales, de nouveaux mots, etc.

Si vous êtes sur Paris, le Café Signes, dans le 14ème, est un lieu de rencontres entre sourds et entendants qui savent signer. Mais il existe pleins d’autres endroits, en France, pour se retrouver !

En fait, vous apprenez tout simplement une nouvelle langue étrangère mais… en silence !

 

Quel métier exercer grâce à la langue des signes ?

Tout comme les langues recherchées lors d’un recrutement, la langue des signes peut être un vrai atout.

Concernant la langue à proprement parler, il existe différents débouchés :

  • Interprète en langue des signes ;
  • Guide-conférencier ;
  • Professeur de langue des signes ;
  • Éducateur pour enfants sourds.

Penchons-nous particulièrement sur le métier d’interprète en LSF dont la demande est très importante.

Vous traduisez à la fois les propos des sourds et ceux des entendants, en expliquant aussi bien le sens que le contexte. Vous faites le lien entre un sourd et un entendant dans toutes les interactions du quotidien : chez le médecin, banquier, notaire, etc. Cependant, vous devez être capables de vous adapter car vous êtes souvent amenés à vous déplacer et changer d’environnement.

Vous pouvez travailler dans tous types d’organismes (entreprise, institution, association, organisation internationale) mais aussi en indépendant. Le salaire commence aux environs des 1 500 € et peut vite augmenter selon la spécialisation et l’expérience.

Si vous souhaitez plus d’informations sur le métier et les formations d’interprètes LSF (présentes sur Lille, Paris, Rouen et Toulouse), je vous conseille vivement de vous rendre sur l’AFILS.

Une interprète LSF en devenir ?

Une interprète LSF en devenir ?

Mais la langue des signes peut servir dans toutes les professions. Pratiquement tous les métiers aux savoirs assez techniques, en relation directe avec des clients ou des patients, ont besoin de personnes qui savent signer :

  • Avocats ;
  • Policiers ;
  • Notaires ;
  • Médecins ;
  • Infirmiers ;
  • Aides-soignants ;
  • Auxiliaires puéricultrices ;
  • Assistant de vis scolaire ;
  • Orthophoniste ;
  • Moniteurs d’auto-école ;
  • Banquiers ;
  • Chargés de clientèle ;
  • Assureurs, etc.

La liste est longue !

Vous pouvez très bien passer une formation en complément de votre diplôme principal.

Pratiquer la langue des signes apportera une dimension supplémentaire à votre métier car vous pourriez tout à fait être amenés à rencontrer une personne sourde. Elle rendra vos services plus ouverts et accessibles.

Je me permets tout de même d’indiquer que certains personnes sourdes tout aussi compétentes que les entendantes rencontrent des difficultés pour trouver un poste, du fait de leur surdité, même en étant interprète LSF ou guide-conférencier !

Apprendre la langue des signes c’est aussi, finalement, participer à la construction d’une société plus inclusive. C’est le signe (tiens donc) d’une plus grande ouverture mais aussi d’une plus grande tolérance.

Alors, des partants ?

 

Salaire : Quelles Langues Payent le Plus ? [+ Conseils]

Salaire : Quelles Langues Payent le Plus ? [+ Conseils]

Apprendre une langue pour développer son profil professionnel est extrêmement valorisé par les employeurs. Qu’il s’agisse d’arriver aux standards requis par l’entreprise (avec l’anglais notamment) ou qu’il retourne d’une démarche plus particulière en apprenant une langue qui sort du lot, vous avez tout intérêt à vous lancer dès maintenant. Ce qui nous intéresse dans ce nouvel article c’est la motivation à gagner plus d’argent grâce à vos connaissances linguistiques. Nous verrons donc quelles langues payent le plus et offrent le meilleur salaire. Je vous propose une petite compilation de statistiques pour que vous compreniez bien ce qui peut être bankable aujourd’hui.

 

Apprendre l’anglais : l’objectif n°1

Ce n’est pas une surprise me direz vous. Certes. Mais nous allons voir plus en détail comment cela se traduit concrètement pour vos débouchés professionnels et votre portefeuille. L’anglais peut-il réellement gonfler votre salaire par rapport aux autres langues ?

 

S’offrir plus de perspectives professionnelles grâce à l’anglais

Nous le verrons dans un second temps mais l’anglais n’est pas seulement un atout pour gagner plus. C’est avant tout un atout pour capter davantage d’offres d’emploi. Devenu indispensable pour toutes les fonctions supérieures (comprenez “cadre”), la maîtrise de l’anglais ouvre un boulevard sur le marché du recrutement. Voilà ce qu’on pouvait apprendre en 2015 :

 

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=> Déchiffrage : près de 8 employeurs sur 10 déclarent que l’anglais est un prérequis pour accéder à des fonctions de choix dans l’entreprise. Ce chiffre est d’autant plus élevé qu’il ne concerne pas seulement celles qui sont impliquées dans des activités à l’international. En France, en Belgique, au Canada, ou en Algérie, les besoins en anglais sont très soutenus par ailleurs. On rapporte souvent les secteurs de l’hôtellerie et du tourisme mais ils sont loin d’être les seuls à avoir besoin de la langue.

Voyons maintenant, ce que les chiffres de 2018 nous apprennent :

 

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=> Déchiffrage : Adzuna est un moteur de recherche britannique dont les activités portent sur le recrutement. Leur étude de 2018 démontre bien le poids colossal de l’anglais dans les recherches de compétences. Même si ce graphique tend à démontrer que le nombre de postes recherchés ayant l’anglais comme atout semble diminuer, il faut avoir en tête ce qui suit :

 

  • La maîtrise de l’anglais reste largement valorisée à l’étranger. Elle est gage d’adaptabilité et vecteur d’intégration. Avec le Brexit en ligne de mire, le constat pour 2019 est que les britanniques ont fait exploser les records en terme de recrutement de ressortissants francophones (+78%). #Cocorico

 

  • Même si les chiffres diminuent en 2018, l’année 2019 a été marquée par une série de victoires économiques avec des plus-hauts historiques (notamment boursiers). Il y a fort à parier que ces chiffres seront revus à la hausse pour l’année écoulée.

 

  • A comparer l’anglais avec les autres langues, elle pèse 10 fois plus que le deuxième au classement : l’allemand. Autant vous dire que si vous deviez parier sur une langue pour trouver un job plus qualifié et mieux payé, vous feriez bien de commencer par là.

 

S’octroyer des bonifications salariales avec l’anglais

L’anglais est donc un excellent moyen de multiplier vos opportunités mais c’est surtout une chance de gagner plus. Mais à quelle hauteur ? Combien peut-on espérer toucher en plus si on parle anglais ? Voyons cela.

 

Encore une fois, selon l’étude d’Adzuna, les recruteurs qui recherchent l’anglais comme compétence sont prêts à y mettre le prix.

 

Salaire_anglais_recrutement

 

Pour ne pas gâcher le suspens, j’ai fait disparaître les autres langues du classement. Mais rassurez-vous, le classement complet est visible plus bas dans l’article ! Si nous devions retirer que le plus important de ce tableau, nous dirions que :

 

  • l’anglais reste une langue qui paye bien. Elle est classée numéro deux au classement sur un total de huit langues. Autant dire que c’est une aubaine pour nous tous. L’anglais n’est pas foncièrement une langue compliquée. Qui plus est, nous avons tous eu des cours à l’école pour nous y mettre. Cela veut dire que c’est probablement la langue étrangère que vous connaissez le mieux qui est susceptible de vous rapporter le plus !

 

  • la tendance actuelle est à une rémunération de plus en plus généreuse. En deux ans, le brut a augmenté de 3000€. Autant vous dire qu’il est temps d’avoir cette corde à votre arc pour prétendre à des hausses de salaires. D’ailleurs, si ce n’est qu’une question de diplôme, nous vous recommandions chaudement GlobalExam pour vous préparer. Allez voir, c’est top !

 

Apprendre une autre langue que l’anglais : objectif n°1bis

Ok, j’ai assez passé la pommade sur le “pourquoi il faut apprendre l’anglais”. Mais ne vous y trompez pas. Je ne suis pas en train de vous dire que sans l’anglais vous êtes foutus. Bien au contraire en réalité. Comprenez que l’anglais vous permet d’entrer dans le plus gros tuyau possible pour des postes nombreux et mieux payés. Seulement, il existe des dizaines d’autres canaux qui peuvent vous permettre de trouver des boulots de qualité et rémunérateurs. Un meilleur salaire avec d’autres langues que l’anglais c’est une réalité. On vous explique tout ça tout de suite.

 

Quelles langues payent le plus ?

Nous voilà arrivés au cœur de notre article. Je vous laisse découvrir les salaires de nos huit langues dans le tableau ci-dessous :

 

recrutement_salaires_langues

 

Alors quels commentaires pourrais-je apporter à ce tableau ? Hum … ah oui j’ai trouvé !

  • Premièrement, il faut garder à l’esprit que les salaires bruts sur le tableau sont un indicateur. Mais un indicateur ne se suffit jamais à lui-même. Je vous explique : si en voyant ce tableau vous vous dîtes qu’il faut à tout prix apprendre le japonais pour gagner le max, vous avez sûrement raison. Mais il faut prendre en compte un deuxième indicateur : celui du nombre d’offres d’emplois. En remontant un peu plus haut dans l’article, vous vous apercevrez que le japonais n’est pas très demandé. C’est le mieux payé MAIS le moins recherché de nos huit langues.

 

  • Je ne reviens pas sur le cas de l’anglais. Si je prends le cas de l’allemand ou de l’espagnol (le 1er étant deux fois plus recherché que le 2nd), on se rend compte qu’il est également mieux payé.

 

C’est une moyenne quelque peu idiote puisqu’elle ne tient pas compte de votre niveau de départ, ni de l’évolution de certains marchés. En revanche, elle donne un aperçu intéressant en terme de maximisation de vos chances de trouver un boulot avec un meilleur salaire par langues. Si vous êtes intéressés par l’une d’entre elles, vous pouvez cliquer dessus, j’ai mis un lien vers d’autres articles.

 

Quels métiers pour quelles langues ?

Maintenant que lumière a été faite sur les langues les plus attrayantes, vous vous demandez peut-être comment sont employés ceux et celles qui parlent ces langues ? Je suis allé fouillé un peu partout et j’ai trouvé quelques éléments de réponse pour vous.

 

Emploi_langues_activités

 

=> Déchiffrage : dans le monde de l’entreprise, la maîtrise d’une (ou plusieurs) langue sert de facilitateur sur plusieurs plans.

  • Le téléphone et les mails représentent à eux deux une part très importante de l’employabilité des langues. Ce sont donc les flux entrants et sortants des entreprises qui sont concernés. Quand on parle d’autres choses que le business, on peut aussi comprendre ça comme le fait d’alimenter son entreprise. Entre nous, c’est un acte vital.

 

  • Viennent ensuite toutes les étapes du dialogue et du rapport direct à l’autre. On le voit avec l’accueil des étrangers, la mobilité à l’étranger, les réunions de travail et les expositions, salons et foires. En somme, avec les langues, vous comptez parmi ceux qui sont au cœur du réacteur, ceux qui font avancer la machine.

 

  • Même si le digramme de gauche semble surtout prouver que les langues sont valorisés dans les entreprises, il ne faut pas oublier qu’elles sont aussi précieuses dans les métiers de l’Etat. Ainsi, suivant mon expérience, je pense que les métiers de la diplomatie, de la défense, des collectivités territoriales sont eux-aussi des réservoirs à talents.

 

Ce que nous vous conseillons pour augmenter votre salaire avec les langues

Pour prétendre à de plus hauts salaires grâce aux langues, nous vous recommandons de :

  • Prendre conscience du temps disponible que vous avez pour étudier. Peu ? Suffisamment ? Beaucoup ?
  • Choisir la langue sur laquelle vous allez miser votre augmentation de salaire.
  • Etre tout à fait objectif par rapport à votre niveau et le niveau attendu dans le monde professionnel.
  • Commencer par l’anglais si vous ne parlez aucune autre langue.
  • Améliorer votre anglais avant de passer à l’apprentissage d’une autre langue.
  • Vous décider à apprendre une langue parce qu’elle a de l’intérêt pour vous.
  • Comprendre que l’anglais est devenu incontournable.
  • De pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué auprès des recruteurs.
  • Développez vos connaissances de la manière qui vous convient le mieux (liens dans la fin de l’article).
  • Ne surtout pas fonder tous vos efforts en langues sur la perspective d’une hausse de salaire ! La plaisir reste fondamental.

 

Conseil_choisir_langue

Pour se mettre sur les bons rails

 

Recrutement : les langues les plus recherchées

Recrutement : les langues les plus recherchées

Que d’opportunités vous réservent les langues ! Vous pouvez notamment trouver un nouveau job à l’occasion d’un recrutement, vous faire augmenter, voyager pour votre travail ou encore devenir un élément incontournable de votre boite parce que vous êtes bien le seul à parler une langue étrangère. ? Ce qui apparaît de plus en plus clairement aujourd’hui, c’est que les entreprises regardent plus loin. Elles regardent au-delà des frontières soit pour survivre soit pour accroître des réseaux. En tout état de cause, les entreprises cherchent à convaincre les Français, oui, mais pas seulement… Cette tendance à l’internationalisation touche d’ailleurs tous les secteurs et toutes les entreprises quelles que soient leurs tailles. Face à ce constat, les recruteurs ont dû s’adapter et voilà ce qu’ils en disent …

Les chiffres de l’emploi

Oui. L’anglais reste de très loin la langue la plus demandée. Ce n’est pas un scoop. En revanche, si l’on regarde de plus près, certaines informations sont vraiment très intéressantes. Ainsi, le moteur de recherche Adzuna publie chaque mois un communiqué de presse sur le thème de l’emploi et ce mois-ci leur étude porte sur les langues qui sont les plus valorisées par les recruteurs. ?

Pour comprendre le plus grand nombre : l’anglais

Si l’on parle de l’anglais, il y a trois choses que vous devez savoir. La première c’est que c’est la langue la plus recherchée par les recruteurs. Sur 10 offres nécessitant de parler une deuxième langue, l’anglais arrive 8.7 fois première. ? Maintenant, architectes, routiers, standardistes, agents immobiliers, comptables et bien d’autres ont besoin de cette langue pour évoluer dans leur entreprise ou être mieux payés.  Et c’est là que ça devient intéressant ? L’étude d’Adzuna montre en effet que les personnes parlant anglais sont en moyenne mieux payées de 19% par rapport aux monolingues. Ensuite, pour être franc avec vous, il me paraît difficile de candidater en ne comprenant rien à cette langue même si vous postulez pour les 1,3 offres restantes sur le marché ! Enfin, l’anglais devient de plus en plus une compétence lambda. Faire valoir une autre langue vous démarquera grandement des autres candidats.

Les langues les plus porteuses

Heureusement que l’étude ne s’est pas arrêtée à l’anglais ! ? Je vous donne donc ci-dessous les chiffres qu’Adzuna a dégagé pour le mois de septembre. Les pourcentages que vous lirez correspondent aux langues demandées par les recruteurs :

  • Allemand  5,71%
  • Espagnol 2,81%
  • Italien 1,77%
  • Russe 1,21%
  • Portugais 0,60%
  • Arabe 0,50%
  • Néerlandais 0,43%
  • Japonais 0,29%
  •  Mandarin 0,20%
  • Polonais 0,09%
  • Turc 0,07%
  • Coréen 0,04%
  • Danois 0,02%
  • Roumain 0,02%

Le décryptage de la rédaction

Que penser des langues en bas de tableau ?

Quand vous lisez les statistiques précédentes, que pensez-vous ? ?Peut-être pensez-vous qu’apprendre et faire valoir le Coréen sur le marché de l’emploi est un atout. Si telle est votre pensée en ce moment, alors vous avez tout compris. ? Effectivement, si l’on prend l’exemple du coréen, on se rend compte qu’il intéresse les recruteurs et on comprend bien pourquoi. Classé 13ème dans cette liste, les apprenants de la langue n’auront aucun mal à trouver du boulot dans de nombreux secteurs d’activité. Le constat est le même pour toutes les langues dites moins classiques. Ces dernières ont un potentiel fort. Je ne suis pas recruteur de profession mais je peux vous assurer  que les entreprises ou les institutions françaises ont besoin de personnes parlant des langues moins représentées sur le marché. ?? Et puisqu’un pays dynamique et prospère comme la Corée devient forcément un pays puissant, les linguistes seront en première ligne pour comprendre cette puissance et la retranscrire !

Comment faire valoir sa langue rare

J’ai pris l’exemple du coréen mais j’aurais très bien pu démontrer qu’il en était de même avec le danois ou le polonais. En fait, le plus dur quand on parle une langue, dite rare, c’est de bien cibler le secteur d’activité dans lequel on souhaite postuler. Le fait est que votre langue rare est une carte à jouer décisive. Un atout dans votre manche que peu d’autres joueurs ont en soute. Mon conseil : n’hésitez pas à postuler à des offres ambitieuses qui demandent votre langue. Vous n’êtes pas seulement le locuteur d’une langue d’intérêt, vous êtes le lien entre ce pays, cette culture et votre entreprise. Imposez-vous dans votre milieu en montrant que VOUS disposez des clés de compréhension. ?

Pour conclure, il y  quelque chose à graver dans nos esprits :  le “tout anglais” n’existe pas. Cette langue est bien pratique, elle est comprise par beaucoup de gens, mais elle ne suffit pas. Un petit tour en Asie finirait de vous en convaincre. Les Japonais ne la parlent pas bien du tout, les Chinois pareil, les Vietnamiens se débrouillent mieux en français.

Au bilan, je suis sûr que vous avez vous aussi ce petit quelque chose qui fera vibrer les recruteurs. Il ne vous reste plus qu’à foncer !

N’hésitez pas à me rejoindre sur Facebook !

Paul

 

 

 

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