Apprendre du vocabulaire rapidement

Apprendre du vocabulaire rapidement

Vous ne pouvez pas y couper ! Le vocabulaire est l’élément indispensable dans l’apprentissage d’une langue. D’ailleurs, le nombre de mots que vous devez connaître peut varier du simple au double selon la langue que vous avez choisie. ? A cet égard, l’anglais vous demandera quelques efforts, l’allemand encore un peu plus, l’espagnol ou l’italien un peu moins. Mais au-delà du nombre de mots que vous devez connaître, la question reste à savoir comment les intégrer. ? Si vos expériences passées du “tout par cœur” n’ont pas vraiment fonctionné, je vous propose aujourd’hui l’astuce que vos profs auraient dû vous donner dès le début ! ?

 

Dites adieu à vos listes à rallonge

Le mauvais exemple

Je me souviens très bien de mes premiers déboires avec l’exercice du “par cœur”. C’était en classe de seconde, les cours venaient de commencer et je ne connaissais pas encore tous les noms de mes profs. Dans ce tumulte de joie et de découvertes, un évènement est venu troubler le quotidien de nombreux de mes camarades. Selon nos profs de l’époque, la classe de seconde permettrait de niveler les niveaux des élèves et de faire un point d’étape sur les compétences de chacun. Pour ce faire, nous avions reçu 13 pages de vocabulaire, imprimées en format A4. En recevant ce pavé massif, je me souviens m’être dit qu’il ferait un excellent cale-porte. ?

C’était sans compter avec l’ambition de Madame X (oui l’anonymat est indispensable ici). Son objectif pour le trimestre était de faire rentrer ces 1245 mots dans nos petits citrons. La tâche, aussi idiote était-elle, est à l’opposé de ce que je vous conseillerais de faire aujourd’hui. ?❌ A dire vrai, j’en ai voulu à Madame X à l’époque. Je savais que cette méthode mettrait beaucoup d’amis dans la mouise. De plus, je savais surtout que même les bons élèves, assidus, ne retireraient rien de bon de cette méthode archaïque.

 

Comprenez que vous en êtes capables !

Alors pourquoi cette méthode ne fonctionne pas ? Simplement parce que l’apprentissage du vocabulaire c’est deux pas devant, un pas derrière. Rappelez-vous que vous devez chercher à consolider ce que vous apprenez. Ça ne sert à rien d’apprendre des dizaines de nouveaux mots tous les jours si vous les oubliez en cours de route ! ? J’appelle votre attention ici sur le fait que c’est le principal piège qui vous attend avec Memrise. Même si j’adore cette application, je pense que les développeurs ont encore du boulot pour que vous sédimentiez mieux vos connaissances. A l’inverse, Mosalingua s’en sort très bien dans ce domaine. ✔

Le plus important pour vous, c’est que vous devez vous fixer un objectif raisonnable. C’est-à-dire un nombre de nouveaux mots à apprendre tous les jours qui soit réaliste ! Non pas que vous ayez un petit cerveau, hein 🙂 Mais surtout parce que le temps ou la motivation risquent de vous manquer à un moment donné. Je vous en parlais dans cet article !

 

La Mnémotechnie pour apprendre en illimité

En finir avec les vieilles pratiques désuètes

Si vous n’avez jamais pu apprendre vos leçons d’écolier ou de lycéen par cœur, rassurez-vous, vous n’y êtes pour rien ! En réalité, se lancer dans la mémorisation d’une liste de vocabulaire de but en blanc c’est comme prendre le volant d’une grosse voiture sans permis. ??Si personne ne vous dit comment faire, comment êtes-vous censés réussir ? Alors oui, certains n’ont aucun problème dans ce domaine et c’est très bien pour eux. Mais dans le cadre de cet article, ce n’est pas eux qui m’intéressent. Quand je repense à tous mes amis qui se sont toujours considérés comme nuls en langue parce qu’ils ne parvenaient pas à apprendre par cœur … quel gâchis !

Pour vous dire les choses clairement, j’ai éprouvé mes premières difficultés avec des langues plus complexes. Je ne parvenais plus à dissocier les mots les uns des autres et je mélangeais tout. ?J’ai donc développé ma propre technique pour me permettre d’apprendre n’importe quel mot sans risque de le mélanger avec d’autres. Ce moyen c’est la mnémotechnie et c’est un moyen extrêmement puissant pour dépasser n’importe quelle difficulté. Mais vous vous demandez sûrement ce que c’est exactement. Super, laissez-moi vous expliquer : la mnémotechnique c’est l’art de trouver une galipette mentale pour vous souvenir d’un mot étranger dans votre langue. La méthode est d’ailleurs assez simple, il suffit de trouver ce qui peut lier le mot que vous voulez apprendre et sa traduction en français (ou autre). ⛓

 

Comment ça marche ?

Puisqu’un exemple vaut bien plus que des mots, je vous dresse la liste de 10 moyens mnémotechniques que j’utilise. Ne me jugez pas, certains sont vraiment tirés par les cheveux ! ^^

Allemand
SchaffenCréer/faireComme dans échaffauder
MengeFouleA Paris, on en mange de la foule !
RedeDiscoursJ’étais raide dingue de son discours.
Turc
KokuArôme, odeur“il est cocu, il a l’odeur de sa maîtresse sur son col”
GidelimAllons-y“Pour aller quelques part, il faut un guidon”
Japonais
Inu Chien“inou” comme i’nous aboie dessus
Miru 見るRegarderCa ressembler à “mirer“, comme dans miroir.
Hachi HuitUn hachi parmentier, c’est pour 8 personnes.

 

Je vous avais prévenu, cela peut paraître farfelu mais il n’en est rien. C’est comme ça que je suis parvenu à ingurgiter toujours plus de vocabulaire. Ainsi, la méthode qui marche avec moi, c’est souvent l’humour. De votre côté, vous devez adapter votre façon de faire avec votre personnalité. Ne vous arrêtez pas au caractère trivial des exemples que je vous ai donnés au-dessous. Avec mes petites astuces, je ne les ai plus jamais oubliés ! ?

 

Un dernier conseil pour la route

Peu importe le temps que vous avez devant vous. Que vous soyez pressés ou non, le plus important c’est que votre esprit ait le temps d’absorber de nouvelles choses. Il faut également que vous reveniez aux notions apprises il y a longtemps. D’ailleurs, je mentionnais plus haut Mosalingua et Memrise pour apprendre du vocabulaire. Je pense qu’il n’existe pas de meilleures méthodes sur le marché. D’autres applications comme Nemo et Mondly sont juste un ensemble de listes classées par thèmes. Je ne m’y suis jamais trop attardé.

 

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! ? Si vous avez aimé cet article, partagez vos commentaires ci-dessous ! Et mettez un “like” sur Facebook ou Twitter, ce serait chouette  🙂

 

 

Apprendre une langue

Apprendre une langue

C’est la meilleure idée que vous puissiez avoir cette année ! Apprendre une langue c’est la promesse de vous ouvrir à de nombreuses cultures et de faire partie de notre monde. Pourtant, le chemin qui mène à la maîtrise d’une langue est semé d’embuches. Avec Sur le bout de la langue vous verrez que vous avez la motivation et l’envie d’atteindre vos objectifs ! ?Vous êtes prêts ? On vous dit comment vous y prendre pour surmonter tout cela et être capable de vous exprimer en quelques semaines ! ?

Ce que les langues m’ont permis de réaliser

Le développement personnel

Je m’appelle Paul et j’ai fondé ce blog dans l’espoir de vous donner l’envie d’apprendre de nouvelles langues. Mais, comme l’envie ne suffit pas toujours, je publie chaque semaine des articles pour que soyez bien armés et que votre nouveau projet soit couronné de succès.  ? Comme vous, peut-être, j’ai commencé à apprendre les langues par obligation au collège et au lycée. Je n’étais pas très doué pour ça d’ailleurs. Bien que beaucoup de personnes reçoivent l’aide de leurs parents ou de proches pour progresser, mes parents à moi, ne le pouvaient pas. Je me rappelle très bien ces repas, où ils me tendaient le beurre en me disant “some butter please“. C’était là leur petite victoire sur la langue de Shakespeare ! ? En somme, je savais que j’allais devoir me débrouiller seul pour apprendre l’anglais.

Le déclic

Puis, j’ai eu le déclic. Ce déclic qui vous fait comprendre que vous êtes enfermés dans votre petit monde avec une seule langue. Là, dehors, il y a tellement de pays, de cultures et de voyages à faire où le français ne vous sera d’aucune utilité (ni même l’anglais). Alors, oui, c’est vrai, le langage corporel m’a déjà dépatouillé de situations bien compliquées mais il n’est pas suffisant. J’ai du mal à imaginer comment je pourrais demander à une personne avec le langage corporel pourquoi cette statue équestre a été érigée ou même qui est la personne sur le cheval ! ? J’ai pourtant vécu cette situation à Londres à  l’âge de 16 ans. M’étant toujours intéressé aux vieilles pierres et aux monuments, j’avais demandé à mes camarades de m’éclairer mais aucun d’entre eux n’était meilleur que moi et je n’osais pas déranger les passants pour leur demander ! L’expérience m’a donc convaincu qu’il fallait absolument que je me mette à apprendre l’anglais !

Apprendre et oser parler

J’ai appliqué la méthode que je vous détaille plus bas et j’ai vu les résultats assez vite. Fier de ce que j’avais réussi à apprendre, j’ai fait mon premier grand voyage à 20 ans. ✈️Nous sommes allés à San Francisco avec un ami. Là-bas, j’ai découvert que l’anglais des films était bien réel. Cela peut paraître idiot mais cette fois-ci, je n’étais plus derrière mon écran, c’est à moi qu’on parlait. Et il fallait répondre ! Mais heureusement que les Américains sont des gens très serviables et prompts à vous aider quand vous galérez. C’est donc un pays idéal pour faire vos premières armes ! Depuis, j’ai découvert une quarantaine de pays et c’est toujours pareil : parler la langue des locaux vous permettra de vivre des expériences uniques. Oser parler c’est la clé. Nous y reviendrons.?

Vivre des aventures

Je me souviens par exemple de la fois où j’étais au Japon, dans la petite ville de Sasebo, au sud du pays.  J’avais très envie de sushis. ? Pas très original, je sais, mais attendez la suite ! Je me suis arrêté dans un tout petit établissement de 5 couverts, où père et fils étaient en cuisine. En bredouillant avec le peu de japonais que je connaissais, j’ai commencé à plaisanter avec le patron des lieux qui  m’a offert par la suite un sushi hors-carte. Du bœuf ! la viande était bien rouge, tendre comme je n’en avais jamais goûté. Je me suis régalé. Il m’a regardé ensuite et a hoché de la tête, l’air de dire “excellent, n’est-ce pas ?!”. Oui c’était sans précédent. Mais, j’ai commencé à douter : de la viande dans un sushi … ce n’est pas possible. En effet, le patron m’a avoué à la fin du repas que ce n’était pas du bœuf mais de la baleine ! ? Ne me jugez pas trop sévèrement d’avoir mangé et adoré un mammifère péché à outrance, je n’en savais rien !

Comment je m’y suis pris

Vous ignorez ce que vous savez déjà

Dès lors, j’ai commencé à travailler plus efficacement mes langues. J’ai vite compris que je devais consolider tout ce que je savais déjà. Dites-vous bien que votre cerveau a mémorisé et a gardé secrètement un grand nombre d’informations que vous tenez  des cours du secondaire ! L’essentiel est donc de rassembler tout ce que vous savez déjà pour développer de nouvelles compétences. J’ai fait un petit dessin pour vous illustrer mon propos :

A l’heure où j’écris ces lignes, vous en êtes probablement à l’étape du “déclic”. Vos connaissances de la langue que vous souhaitez apprendre sont en vrac, y’en a partout et vous vous rendez compte qu’il faudrait y mettre de l’ordre. C’est ce que j’ai fait. ? En trois mois,  avec une méthode rigoureuse, je me suis senti beaucoup plus à l’aise avec mon anglais et mon allemand. Aujourd’hui je parle couramment ces deux langues et j’en apprends d’autres encore avec cette même méthode !

Rassurez-vous et faites-vous confiance

En premier lieu, je dois reconnaître qu’apprendre une langue peut être fastidieux. Il faut y passer du temps, un peu chaque jour, avant que les résultats n’apparaissent. Je vous en parle dans cet article. En plus, on ne le vous dira jamais assez, mais idéalement, il faut se rendre dans les pays dans lesquels on parle la langue… Maintenant que c’est dit, concentrons-nous sur vous, qui n’avez soit pas le temps soit pas les sous, ou les deux de vous permettre un voyage. ?

Je tiens à être clair d’entrée de jeu. Si vous ragez parce que vous n’arrivez pas à parler,

JE VOUS RASSURE TOUT DE SUITE : C’EST NORMAL !

Les étapes vers la maitrise de la langue

 C’est la toute dernière étape dans votre apprentissage. Ne mettez pas la charrue avant les bœufs ! Je vous conseille de respecter ces quatre étapes et vous verrez, vous ferez des progrès fous :

  1. Étendez votre vocabulaire : c’est le nerf de la guerre ! Apprenez par cœur les 500 premiers mots de vocabulaire. Pour ça, je recommande soit MosaLingua soit Memrise. Cette étape est cruciale. Prenez au moins 5 minutes par jour pour bosser et ne vous accordez aucune transgression. Ces 500 mots doivent être parfaitement maitrisés. Je considère qu’il faut deux mois au maximum pour finir cette étape.
  2. Écrivez : écrire c’est comme parler sauf qu’on a le temps ! 200 mots par jour, tous les jours, ça vous prendra 15-20 minutes et vous vous rendez très vite compte de ce qu’il vous manque pour progresser. N’oubliez pas de jeter un petit coup d’œil à la grammaire. Aussi, faites cela pendant un mois, et comparez vos écrits du premier et du dernier jour. Vous serez bluffés. ? Et pour ça, le mieux c’est TRES clairement Babbel.
  3. Écoutez votre langue : consacrez-y quelques minutes pendant vos trajets pour le boulot ou le bahut, pendant vos temps morts et donnez une chance à votre oreille de s’améliorer. Si vous optez pour les infos, passez donc par euronews ou deutsche welle. Ils proposent chacun des vidéos en plus de 8 langues ! Si vous êtes plus séries et jeux vidéos, essayez donc ceci.
  4. Parlez comme si vous étiez : en utilisant toutes les ressources à votre disposition. D’ailleurs, je vous ai fait une petite sélection des meilleures applications pour parler avec des locuteurs natifs, ici.

 

Enfin, rappelez-vous que vous pouvez apprendre une langue. Peu importe votre âge, votre temps disponible, ou l’étendue de votre porte-monnaie. Tout est possible.

Bisous,

Paul

Polyglotte, cet homme parle 50 langues

Polyglotte, cet homme parle 50 langues

Je vous préviens d’entrée de jeu : ce que vous allez lire dépasse l’entendement. Je vous propose un petite biographie d’un génie des langues : le polyglotte Alexander Arguelles. Cet homme est devenu une star mondiale dans le milieu des langues parce qu’il a tout simplement réalisé un exploit : parler près de 50 langues. Bien que cela ne soit pas le fruit du hasard, nous revenons aujourd’hui vers un grand monsieur des langues.

Du génie mais pas seulement !

Alexander Arguelles polyglotte

Il en a fallu des livres pour parler 50 langues !

 

Le petit Alexander voit le jour en 1964 à Chicago. Rien ne le prédestine à devenir le talentueux chercheur connu dans le monde entier pour ses accomplissements en langues étrangères. Pourtant, la passion des langues le pique très vite. Dès l’âge de 14 ans, sa passion dévorante le plonge dans des lectures de grammaire, de vocabulaire et de contes venus de tous les horizons.

 

Très vite, il consacre sa vie à l’étude des langues. Ne voyez pas d’euphémisme dans ce que j’écris : Monsieur Arguelles rapporte avoir étudié sans relâche, passant entre 16h et 19h par jour dans les bouquins ! Oui c’est énorme 😮

 

La méthode du polyglotte : facile à mettre en œuvre

C’est là que j’ai pensé à vous, chers lecteurs. Sa méthode repose sur deux pratiques, qui sont, je dois l’avouer, extrêmement simples à appliquer.

Le Shadowing

La technique de Shadowing repose sur le principe suivant : ne restez pas assis derrière votre bureau à ingurgiter tout ce que vous pouvez. Levez-vous ! Mieux même, allez vous balader dans un parc, votre bouquin à la main et marchez en répétant des mots, des phrases. Entraînez-vous à prononcer correctement et à mémoriser le vocabulaire utile. En effet, les chercheurs se sont rendus compte que l’activation de plusieurs zones du cerveau à la fois (marcher et mémoriser) permet un effort de concentration décuplé. Magique 😀

 

Le Scriptorium

La Scriptorium technique  est encore une petite astuce pour bosser tout seul et sans ressource :

  • lisez une phrase à voix haute ;
  • Ré-écrivez cette phrase sans loucher sur l’original (en l’ayant apprise par cœur quoi ^^) ;
  • relisez la phrase à voix haute.

 

Bon ça paraît un peu sommaire mais cet homme n’a plus rien à prouver. Il dit parler 50 langues et un nombre impressionnant de vidéos semblent corroborer son talent. Son style est très académique mais je vous donne un petit aperçu de son travail (en anglais).

Je recommande sa méthode d’auto-évaluation

Après plusieurs mois d’étude, vous aimeriez savoir comment vous parlez, n’est-ce pas ? Eh bien, Alexander (on est entre nous) a sa technique. Il prend un livre, un journal, un article, peu importe… Il lit le texte dans son intégralité et dénombre les mots qu’il ne connaît pas ou les structure grammaticales qui lui ont posé problème.

Ainsi il estime qu’une personne qui comprend neuf mots sur dix dans une phrase a une acuité linguistique de 90%. Pour atteindre 95% de fluidité, vous devez connaître 19 mots sur 20. Vous ne pouvez buter que sur un mot sur deux lignes sans excéder 20 mots incompris sur toute une page. Dur à suivre ? Allez donc jeter un coup d’œil à sa page web.

 

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