Comment utiliser le present perfect en anglais ?

Comment utiliser le present perfect en anglais ?

Le present perfect est un temps clé. Après les temps du présent, du prétérit et les auxiliaires de modalité (comme can, must, would), il est certainement celui que vous devez connaître pour être à l’aise en anglais. A l’image des autres temps de la langue, il n’est pas compliqué à construire. Le vrai défi, c’est de comprendre QUAND l’utiliser. Dans ce nouvel article, retrouvez les meilleurs réflexes pour faire du present perfect un véritable atout dans votre bagagerie linguistique. J’ai tissé une ligne explicative autour de la cuisine, allez voir, c’est fruité ! 😀

 

Present perfect : de quoi parle-t-on ?

Un temps ne se construit qu’avec des verbes. Comme en français, on peut se rassurer en se disant qu’il n’existe pas beaucoup de temps en anglais. Il en existe seulement douze différents. Bon, je ne compte pas les deux petits frères que sont les modals et les perfect modals. Ce qui peut rassurer aussi, c’est que la connaissance de ces temps est le gage d’une bonne maîtrise de la langue. Ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est le present perfect, celui qui arrive sur la troisième marche du podium des temps les plus utilisés en anglais.

 

Pourquoi ce nom ?

Il y a deux éléments bien différents dans son petit nom : Present et Perfect. Que veulent-ils dire exactement ? On va donc voir les deux séparément.

  • Déjà, on retrouve le mot present. En anglais, on dénombre quatre temps différents qui ont ce mot dans leur nom.  Pas de grande surprise si je vous dis que cela veut dire la même chose en français. Mais pour autant, c’est TRES important. Cela signifie que ce temps a une notion de présent. Cela veut dire qu’un verbe qui se conjugue au present perfect aura un rapport avec le moment auquel on parle/écrit. Si j’écris : je mange, cela veut dire que ça se passe maintenant, tout de suite. Pas avant-hier, pas demain … mais maintenant !

 

  • Ensuite, on retrouve perfect. Là encore, on le retrouve largement en anglais avec six temps qui ont aussi perfect dans leur nom. Bien, mais ça veut dire quoi perfect ? C’est très simple. Le perfect permet de rendre compte d’une action, un état ou une habitude terminés et qui ont commencé dans le passé.

 

Quel est le rapport entre present et perfect ?

Je viens de vous expliquer deux choses qui paraissent opposées. A la fois ce temps s’inscrit dans le présent et il a commencé dans le passé. Vous me direz peut-être “décide-toi mon gars”. Et vous avez bien raison. Mais je vais pas me débiner, je vous explique, regardez :

 

Le present perfect permet de retranscrire une action qui commence dans le passé (perfect) et qui s’arrête au moment présent où je parle/écris (present).

 

Dans l’image ci-dessous, je vous donne une illustration de la philosophie de ce temps :

Comment construire le present perfect ?

Cette partie est de loin la plus simple à maîtriser. Comme on vient de le voir,  le present perfect est un mixte de présent et de passé. C’est donc tout logiquement que l’on va retrouver ces deux aspects dans la construction de ce temps. Tout d’abord, nous avons besoin du présent. On prendra l’auxiliaire “to have” que l’on conjuguera ainsi … au présent ! Dans un second temps, on lui collera le verbe que l’on veut conjuguer au participe passé. C’est ti pas beau ? Bon, mais concrètement ça veut dire quoi ?

 

Auxiliaire et participe passé

C’est quoi un auxiliaire déjà ?

Je fais un petit rappel si besoin s’en fait ressentir. 🙂 Pourquoi est-ce que je parle d’auxiliaire et pas de verbe quand je parle de “to have” ? Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’un auxiliaire permet de construire un temps bien particulier. Il n’a pas vraiment de sens en soi, c’est juste un truc rajouté pour construire une forme grammaticale particulière (ici le present perfect). Dans les exemples suivants, l’auxiliaire est en rouge :

  • J’ai décidé, I have decided
  • Elle a joué, she has played
  • Vous avez habité, you have lived.

 

En cuisine, quand vous mettez des œufs dans la préparation de votre pâte, vous ne retrouverez jamais le goût des œufs dans votre gâteau qui sort du four ! Mais sans les œufs, votre gâteau aura une drôle de tête. C’est donc un élément indispensable à la préparation du gâteau. L’auxiliaire to have c’est la même chose. Ce sont les œufs de votre gâteau. Sans lui, votre temps sera incompréhensible.

 

Ce qui distingue l’auxiliaire “to have” du verbe “to have” c’est que ce dernier a un véritable sens. Il veut dire avoir. Il peut s’employer tout seul. Pas l’auxiliaire. Lui, il a besoin d’être accompagné d’autre chose pour avoir un sens. Dans le cas du present perfect, il s’agit du participe passé.

 

Et le participe passé ?

Le participe passé est utilisé avec un auxiliaire. C’est lui qui porte le sens du verbe conjugué. “Qu’est-ce qu’il raconte là ?”. Bon, je vous ai entendu jusqu’ici. Regardez les exemples ci-dessous :

  • j’ai cuisiné : I have cooked
  • Il a aimé: he has loved
  • Nous avons pris: we have taken

 

Si nous reprenons l’exemple du gâteau, le participe passé est l’ingrédient phare de votre préparation. Si vous voulez faire un fraisier, eh bien mettez donc des fraises ! Le participe passé c’est les fraises. C’est lui qui donne tout le sens de la construction. Sans lui on ne comprendra pas, sans lui c’est un fraisier sans fraises.

 

Assemblage de l’auxiliaire et du participe passé

A présent, nous savons de quoi nous avons besoin. Un auxiliaire + un participe passé. Mais ça ressemble à quoi concrètement ?

 

L’auxiliaire to have devra être conjugué au présent de cette manière :

  • I have
  • You have
  • He/she/it has
  • We have
  • You have
  • They have

 

Il n’y a qu’un seul piège, à la troisième personne du singulier (il, elle, cela). En effet, l’auxiliaire devient has à la différence de toutes les autres personnes. Facile non ?

 

Le participe passé se construit de deux manières, selon que le verbe soit régulier ou irrégulier :

  • pour les verbes réguliers (environ 30 000), on prendra seulement le radical du verbe, c’est-à-dire le mot en entier sans le “to” devant (to walk => walk) et on ajoutera “-ed” à la fin. Exemple : to walk => walked ; to work => worked ; to touch => touched. Si le radical finit déjà par un “e”, pas de soucis, on ajoute seulement le “d” manquant : to seize devient seized.

 

  • pour les verbes irréguliers (entre 150 et 200 mots), les choses se corsent un peu. Il faut se reporter à la troisième colonne des listes que l’on apprenait à l’école. Ils s’appellent irréguliers parce que justement, il ne suivent pas exactement la terminaison en “-ed”. Exemple : to take => taken ; to see => seen ; to get => got.

 

Vous l’aurez compris, pour avoir un present perfect bien formé, il faut donc respecter la forme suivante :

SUJET + AUX HAVE (au présent) + PARTICIPE PASSE + COMPLEMENT

 

You have done your best

(Tu as fait de ton mieux)

The car has stopped over there

(La voiture s’est arrêtée là-bas)

 

Quand utiliser le present perfect ?

Pour conclure, je vous expliquai plus haut que le present perfect est un temps qui permet de parler d’une action commencée dans le passé et qui se termine dans le présent. Voyons maintenant avec une série d’exemples ce qu’il faut comprendre derrière tout cela. Mais avant de commencer, je préfère être clair. N’essayez pas de comparer ce temps avec un temps du français. C’est pas terrible de résonner comme ça. Ca ne colle pas toujours et cela peut même conduire à des erreurs. Allons-y !

 

Les mots “signal” du present perfect

En fait, si tout cela vous paraît compliqué, il existe une astuce pour gagner du temps. En anglais, certains mots ne pourront s’utiliser qu’avec le present perfect. “Mais pourquoi il l’a pas dit avant ?!“. Eh bien, parce que toutes les phrases ne comportent pas forcément ces mots ! Voici la liste des signal words, que l’on utilise exclusivement avec le present perfect :

  • Since | Depuis | ⚠️ Toujours suivi d’une date ! I have been the boss since 1995.
  • For | Depuis | ⚠️ Toujours suivi d’une durée ! You have not seen her for ages !
  • Already | Déjà | He has already drunk it up.
  • Not yet | Pas encore | She has not finished her homework yet.
  • Before | Avant | You have never experienced this feeling before.
  • Ever / Never | Jamais | They have never tasted such a good meat.
  • Still not | Toujours pas | Have you had news from them ? No, Still not.
  • So far | Jusqu’à présent | She has won all her compétitions so far.
  • Just | A l’instant | We have just begun to repair the car.
  • Up to now | Jusqu’à maintenant | You have not been very successful up to now.
  • Recently | Récemment | I have recently met your brother.
  • Until now | Jusqu’à maintenant | They have stayed on the beach until now.

 

Explications détaillées

Pour chacun des exemples ci-dessous, je vais vous donner la grille de compréhension. Vous verrez par vous-mêmes, c’est assez simple quand on a pris le coup. Ce qui faut retenir, c’est que l’action commence dans le passé et s’arrête là, maintenant, dans le présent.

 

I have lived in London. | To live = habiter/vivre | On comprend que la personne qui parle, en l’occurrence moi, “a habité un certain temps à Londres”. Elle y a donc emménagé dans le passé et le fait de vivre à Londres s’arrête précisément maintenant. On peut donc comprendre que je viens de déménager et que mon expérience à Londres est terminée.

 

You have worked in a large company. | To work = travailler | Ici, la personne, “tu/vous, as (avez) travaillé dans une grande entreprise”. Elle a donc pris ses fonctions dans le passé, à un moment qui n’est pas indiqué dans la phrase. Au moment présent, c’est-à-dire au moment où je parle, son activité dans l’entreprise se termine. Peut-être, que la personne a trouvé un job ailleurs, qu’elle est partie à la retraite ?…

 

It has destroyed my toys. | To destroy = détruire | Quelque chose, sûrement un animal ou un objet a “détruit mes jouets”. Si le sujet est un chien, pris d’un folie destructrice, a commencé à déchiqueté les jouets de l’enfant, il s’est arrêté depuis. Ouf !

 

We have climbed a mountain. | To climb = escalader | Dans ce cas de figure, “nous avons escaladé une montagne”. Après avoir commencé notre ascension, nous sommes enfin arrivés au sommet ! Au moment où je parle, l’ascension est terminée.

 

You have seen many people today. | To see = voir | Ici, “vous avez vu plein de gens aujourd’hui”. Votre journée à donc été animée, depuis le moment où vous avez vu la première personne, possiblement en sortant de chez vous, jusqu’à votre retour au calme.

 

Explications en exemple

She has put a chair in the hall. | To put = mettre | “Elle a mis une chaise dans le hall”, l’action passée est donc le moment où elle est allée cherché la chaise et l’a déposée dans le hall. D’ailleurs, elle vient juste de le faire.

 

They have decided not to go. | To decide = décider | “Ils ont décidé de ne pas y aller”. Le temps de la réflexion c’est important ! Donc entre le moment où ils ont commencé à y réfléchir et le moment où ils ont pris leur décision, il s’est passé du temps.

 

I have torn my shirt. | To tear = déchirer | “J’ai déchiré ma chemise”. Imaginez, que je sois un enfant et que je joue innocemment dans un parc. Je cours partout, dans tous les sens. A un moment donné, ma chemise se prend dans un branchage qui dépasse et, puisque je courre, je ne m’en rends pas compte. J’arrive tout content vers mes parents qui le remarquent. Je me fais sermonner. L’action est terminée.

 

You have flown to New-York. | To fly = voler, aller en avion | “Tu es allé (en avion) à New-York”. Le temps du passé est le moment où vous embarquez à Paris – Charles de Gaulle (ou ailleurs, amis de Navarre) et le moment du présent où vous quittez ce même avion, une fois arrivé à l’aéroport JF. Kennedy.

 

We have eaten the whole BigMac Menu. | To eat = manger | “Nous avons mangé le menu BigMac en entier”. Nous sommes ainsi attablé dans l’un de ces superbes restaurants. Le plateau est devant nous. Que faisons-nous ? Nous commençons par manger une frite, bien sûr ! Par conséquent, l’action commence dès lors que nous mettons l’un des éléments du menu dans notre bouche. L’action se termine lorsque nous finissons la dernière lampée de coca pour faire couler le tout. 🙂

 

Pour aller plus loin

Deux articles qui sont parus sur ce blog :

L’essentiel de l’espagnol et sa conjugaison

L’essentiel de l’espagnol et sa conjugaison

Dans le long mais plaisant processus qu’est l’apprentissage d’une langue, la conjugaison est une étape à la fois effrayante, peu alléchante mais fondamentalement indispensable. La conjugaison espagnole a l’avantage d’avoir de nombreuses similitudes avec la française, d’être plus simple que cette dernière sur certains points, mais plus complexes sur d’autres. Pour bien trier les torchons et les serviettes, je vous propose d’aller voir de plus près ce qui est important à retenir.

Note : cet article a été écrit par un très bon copain à moi : Thibaut. J’en profite ici pour le remercier pour son article et le féliciter pour son accession au statut de professeur agrégé d’espagnol, acquis à la sueur du front et des neurones.   😉 

 

Les groupes de verbes

Tout comme le français, l’espagnol divise ses verbes en trois groupes dont les terminaisons diffèrent. Nonobstant, le 3ème groupe n’offre qu’une seule série de terminaison, contrairement au 3ème groupe français, et pour de nombreux temps, ses terminaisons sont même identiques que celles du second groupe, ce qui est tout à l’honneur de notre troisième groupe.  🙂 Cependant en espagnol, on ne parle pas de groupes, mais de verbes en :

    • -er
    • -ir
    • -ar

Ce sont les trois terminaisons possibles des verbes à l’infinitif.

 

Bien évidemment, il existe de nombreux verbes irréguliers. Après tout, c’est ce qui fait le charme d’une langue car une fois mémorisés et lorsque l’on parvient à les utiliser correctement en situation, on se sent, il faut bien l’avouer, assez fier.

 

Les modes

Tout comme la conjugaison française, la conjugaison espagnole comprend deux modes majeurs : l’indicatif et le subjonctif. On pourrait ajouter l’impératif, pour lequel les linguistes n’ont toujours pas résolu la question, temps ou mode ? Nous ne réglerons pas la question aujourd’hui les amis ! 🙂

 

Néanmoins l’espagnol a le subjonctif beaucoup plus facile que le français. C’est là une difficulté majeure de l’apprenant francophone. En espagnol, le subjonctif est le mode de l’irréel, de tout ce qui n’existe pas. Il y a des cas similaires au français, par exemple :

«Quiero (indicatif) que vengas (subjonctif

Je veux que tu viennes»)

 

Mais d’autres pour lesquels le français n’utilise pas le subjonctif:

«Aunque vengas»

(«même si tu viens»)

 

Ce recours plus courant au subjonctif a une conséquence dramatique, au premier abord, pour nous : le subjonctif imparfait est un mode courant, utilisé tous les jours et par tout le monde – et donc il faut apprendre – contrairement au français. Cependant, une fois les terminaisons de ce temps apprises, il suffit de l’employer dans les mêmes cas de figure que le subjonctif présent mais dans le cadre d’un discours au passé.

 

En résumé, savoir quand utiliser le subjonctif et l’indicatif est l’une des grandes difficultés de la conjugaison espagnole.

 

Enfin, hormis le cadre de «l’irréel», quelque peu flou et subjectif, il n’existe pas de règles pour différencier l’usage des deux modes. C’est donc une question d’habitude et d’entraînement. A titre indicatif, en 5ème les élèves de LV2 espagnole se limitent a ces deux modes. Afin d’acquérir cette habitude, laissant les temps du passé et du futur pour les années suivantes de leur apprentissage.

 

Le temps

Vous l’aurez compris, l’espagnol fait usage de plus de modes que le français. En toute sincérité, leurs conjugaisons sont souvent plus simples. Faisons ensemble un petit tour des différents temps de l’espagnol.

 

Le présent

Le présent de l’indicatif est un temps comportant de nombreuses, très nombreuses, formes irrégulières. La plupart d’entre elles portent sur le radical des verbes.

  • Les verbes à diphtongues → Il en existe deux types, pour le premier le «o» du radical et pour le second, le «e» du radical deviennent respectivement «ue» et «ie» aux temps du présent (indicatif et subjonctif donc). Sauf aux première et seconde personnes du pluriel.
  • Les verbes à affaiblissement → Le «e» du radical devient un «i»,  hormis aux première et seconde personnes du pluriel du présent de l’indicatif, mais à toutes les personnes au subjonctif.

 

Vous suivez ? On complique:

  • Les verbes à alternance → Comprendre à alternance entre les deux irrégularités citées, puisque ce sont des verbes à diphtongue, mais qui s’affaiblissent  aux première et seconde personnes du pluriel du subjonctif.

 

Ces irrégularités concernent des verbes très courants (poder, querer, vestir,…..). Il n’y a qu’un seul moyen de savoir quand un verbe diphtongue, s’affaiblit ou alterne, le connaître par cœur. C’est donc une question d’usage et d’entraînement. Du travail régulier est de mise, ou mieux, un séjour linguistique.

 

A ces irrégularités il faut ajouter les verbes qui prennent un «g» à la première personne du singulier du présent de l’indicatif et à toutes les personnes du subjonctif, certains de ces verbes sont des verbes très basiques: tener – avoir – qui devient tengo, poner – mettre, poser – qui devient pongo, entre autres.

 

Il convient également de mentionner les verbes qui se finissent en -ucir (conducir – conduire – par exemple), -ocer (conocer – connaître- par exemple) qui à la première personne du singulier deviennent les victimes de la greffe intempestive d’un «z» (conduzco et conozco, respectivement).

 

Bref, le présent espagnol n’est pas simple à maîtriser, mais la récompense est grande: vous avez fait 95% du travail d’apprentissage du présent du subjonctif, 75% du travail d’apprentissage de l’impératif. De plus, c’est le temps qui présente le plus d’irrégularité, le plus dur est donc fait.

 

Les temps du passé

L’imparfait

L’imparfait espagnol est un temps vraiment très très sympa. Pour commencer, les verbes en -er et les verbes en -ir se conjuguent de la même manière. Il n’y a donc que deux séries de terminaisons à apprendre. Mais surtout, il n’y a que 3 verbes irréguliers (ser, ver, ir – être, voir et aller), qui sont des verbes dont l’apprentissage est de toute façon obligatoire tant ils sont utiles.

Le passé composé

Le fonctionnement est le même que pour le français, avec un avantage, il n’y a que l’auxiliaire avoir qui s’utilise pour les temps composés. Attention cependant, il y a deux verbes avoir en espagnol: tener, qui porte la valeur sémantique «avoir» et haber, qui remplit la valeur grammaticale, qui ne sert pratiquement que pour conjuguer les temps composés, c’est donc celui qui nous intéresse ici.

 

Bien sur, de nombreux participes passés très utiles sont irréguliers, sinon ce n’est pas amusant, mais ils vous serviront pour quatre temps composés.

 

Le passé simple

Aaaaah, le passé simple, le temps préféré des professeurs de français. Eh bien en espagnol c’est plus facile. Ce n’est pas facile, mais c’est plus facile que pour le français. Bien évidemment, les verbes les verbes les plus utiles sont irréguliers, et ces irrégularités portent sur le radical. Une fois les deux séries de terminaisons apprises (là encore les verbes en -er et les verbes en -ir, pleins de pitié pour l’apprenant, se conjuguent de la même manière), il n’y a plus qu’a mémoriser ces irrégularités.

 

Il est d’autant plus important de bien connaître ce temps puisqu’il sert de base à la construction du subjonctif imparfait, lequel possède non pas une mais deux séries de terminaisons – au choix du locuteur.

 

Il est d’autant plus important (encore) de bien connaître ce temps car il est beaucoup plus utilisé qu’en français, où l’on ne le trouve plus que dans le langage écrit. En espagnol c’est un temps très utilisé à l’oral, puisque le passé-composé ne s’utilise que lorsque l’événement passé à une influence sur le discours présent. En Amérique latine le passé-composé ne s’utilise presque pas et le passé simple est donc omniprésent pour s’exprimer au passé.

 

Le futur et le conditionnel

Ces deux temps sont très similaire au français dans leurs emplois et leur constructions. Ils se forment à partir de l’infinitif, pour le futur on ajoute les terminaisons du verbe «haber» au présent de l’indicatif et pour le conditionnel on ajoute les terminaisons des verbes en «ir» et en «er» de l’imparfait de l’indicatif. Il y a quelques verbes irréguliers, mais ils sont peu nombreux, l’apprentissage de ce temps ne pose donc pas de problèmes majeurs à l’apprenant français.

 

Conclusion

Les difficultés majeures de la conjugaison espagnole pour l’apprenant français sont donc:

    • Le présent de l’indicatif, avec ses nombreux verbes irréguliers.
    • Le passé simple, dans son emploi et sa formation puisqu’il y a de nombreux verbes irréguliers.
    • Le mode subjonctif, plus employé qu’en français et qui a maintenu l’imparfait, qui a presque disparu de la langue française.

 

Connaître la conjugaison espagnole demande donc du temps et du travail. Mais la récompense est grande puisque, comme en français, il s’agit d’une base structurante de la langue. La maîtriser permet donc de faire d’énormes progrès dans l’apprentissage de cette magnifique langue.

 

Combien de temps pour apprendre une langue ? Partie 1

Combien de temps pour apprendre une langue ? Partie 1

Si vous êtes sur le point d’apprendre une langue, il est tout à fait naturel que vous vous demandiez dans combien de temps vous serez autonomes. Dans cet article, je vous propose de découvrir comment parvenir à des résultats efficaces en gérant bien votre temps. Je vous montrerai également que vous avez le temps d’y consacrer quelques minutes tous les jours malgré un emploi du temps de ministre. Mais je tiens à vous prévenir d’entrée de jeu : apprendre une langue est un travail de longue haleine. Cependant, il existe quelques techniques pour aller plus vite ! Allez, je vous dis tout ! ??

Apprenez à gérer votre temps

Beaucoup de raisons peuvent vous pousser à apprendre une nouvelle langue. Si vous vous engagez dans cette voie-là, je vous félicite ! ? C’est une décision courageuse et qui vous ouvrira de nombreux horizons. La première chose que vous devez garder à l’esprit, c’est que vous devez vous dégager du temps, tous les jours, pour arriver à des résultats.

Certains d’entre vous pensent qu’ils n’ont pas le temps, que leur vie familiale et professionnelle sont trop chronophages pour laisser place à une “distraction linguistique”. Je vous montre pourquoi cette acception est complètement fausse. De même, d’autres veulent aller trop vite en faisant une boulimie de vocabulaire ou de grammaire. Alors, pour s’armer de la meilleure méthode possible, je vous recommande de suivre les conseils qui suivent. ?

 

Vous avez le temps !

Vous êtes chargé(e) de famille, vous bossez énormément ou vos hobbies vous prennent un temps fou ? Eh bien rassurez-vous, on va quand même pouvoir faire quelque chose de vous ! ? Moi aussi, je passe le plus clair de mon temps à travailler ailleurs que sur mon blog. Mes horaires de travail et les transports m’éloignent de chez moi de 8h  le matin à 19h30 le soir. Pourtant, dans ce laps de temps, j’ai le temps d’étudier mes langues. Voilà comment je m’y prends.

 

Profitez des temps morts

Vous savez, ce sont ces moments pendant lesquels nous n’avons pas d’autre choix que d’attendre que le train avance, que que le métro n’arrive à la bonne station ou que le covoitureur nous dépose devant le boulot. Ce sont des moments dont vous pouvez réellement tirer profit ! Plutôt que de voguer sans fin et sans but sur Facebook ou sur des vidéos de chats, pourquoi ne pas utiliser votre appli préférée pendant 15 minutes ? ⌚

C’est ce que je fais dans le métro le matin et le soir. Il y a deux principaux avantages à cela. Premièrement, cela me permet de m’isoler de l’atmosphère oppressante du wagon. Deuxièmement, j’arrive à travailler 30 minutes par jour sur mes langues. En général, je travaille sur deux langues. Une le matin et une le soir. Si vous apprenez une seule langue, imaginez à quel point vous pouvez décupler vos efforts en suivant cette méthode ! Vous parviendrez à des résultats très vite, c’est évident. Pour vous dire les choses telles que je les pense, il est inefficace de travailler moins de 15 minutes d’affilée par jour. ?

 

Profitez des activités passives

Kesako, les activités passives ? ? Ce sont toutes ces précieuses minutes de la journée où votre corps travaille mais où votre esprit est totalement libre. Par opposition aux temps morts que j’évoquais précédemment, cette fois-ci vous êtes en train de marcher pour rejoindre votre bureau, vous faites votre jogging, vous déjeunez à la cantine. Imaginez combien de temps vous pouvez étudier quand vous mettez bout à bout toutes ces opportunités.

Seulement, vous ne pourrez pas faire les mêmes choses que pendant les temps morts. Les activités passives exigent que vous conserviez tout de même votre attention ailleurs que sur votre mobile ou votre livre. Le format idéal ici pour progresser est donc les podcasts. Vous en trouvez de toute sorte sur le web. Une myriade d’entre eux sont conçus pour les débutants, mais tous les niveaux trouveront leur bonheur.

Je ne suis pas en train de vous dire de vous compliquer la vie à outrance en délaissant complètement vos petites habitudes quotidiennes. Mais voyez par vous-mêmes : il existe une quantité de quarts d’heure dans la journée que vous pouvez saisir ! De cette manière, il vous appartient de vous dégager du temps là où il est disponible. ?

 

Le meilleur moment de la journée quand on a pas le temps

Il a été scientifiquement prouvé que les connaissances assimilées peu de temps avant l’endormissement sont mieux intégrées par l’esprit. Voilà pourquoi on voit Chandler dans la série Friends se passer une cassette pour arrêter de fumer pendant son sommeil.  Ainsi, non seulement cette cassette a un impact profond chez lui mais en plus il lui apprend devenir une femme forte. Vous souvenez-vous de cette scène (saison 3 épisode 18) ? ? Si oui, laissez-nous vos commentaires !

Vous l’aurez compris, le meilleur moment pour se passer une petite leçon est juste avant d’aller se coucher. Profitez de ces 15 minutes de calme pour étudier un peu. Endormez-vous en repensant à ce que vous venez de voir et réveillez-vous en faisant ce même effort de mémorisation. Vous verrez … ça marche vraiment ! ? Je m’oblige à le faire tout le soir dans la langue que je galère le plus à apprendre : le russe !

 

Ménagez-vous

Vous avez du temps devant vous ? Tant mieux ! Vous allez pouvoir faire plein de choses, passer des heures à étudier pour aller plus vite, dévorer tous les livres qui existent sur le sujet… NOOON ! Ne prenez pas ce risque, cela risquerait de vous dégoûter ! En réalité, ce n’est pas vous qui dicterez le temps que vous passerez à étudier … mais votre motivation qu’il faut absolument ménager ! Rappelez-vous régulièrement ce qui vous anime. Se rappeler la beauté de paysages est une façon de faire.

 

Préservez votre motivation

Elle seule pourra vous faire avancer. Nous disposons tous d’un capital motivation et il est certain que si vous attaquez trop fort, en passant un temps considérable devant votre appli ou votre bouquin, vous allez vous ennuyer très vite et peut-être même … abandonner.

Ce fut mon cas dans mes premières années. J’étais passionné par les nouveaux mondes que je découvrais. Je voulais en savoir toujours plus. J’ai découvert le suédois d’abord, puis je me suis intéressé au danois, aux langues eskimo… Je me suis complètement perdu. Non seulement, je ne suis pas parvenu à apprendre le suédois mais aucune autre langue non plus. J’ai voulu aller trop vite et je n’ai atteint aucun de mes objectifs. Pourtant, j’y mettais tous mes efforts. J’ai bousculé mon manque de motivation pour continuer à avancer mais au bout de quelques mois j’ai complètement lâché l’affaire. Je n’ai repris que 8 ans plus tard parce que l’envie d’apprendre était toujours présente en moi.

Alors soyez conscients de tout cela avant de commencer et allez-y a petites doses !

 

Variez vos ressources

C’est une excellente façon d’entretenir sa motivation ! Très vite, vos outils de travail risquent de vous “gonfler” et le plaisir que l’apprentissage est censé vous procurer se transformera en calvaire. Pour éviter d’en arriver là, je vous conseille d’étendre au maximum vos ressources.

Plutôt que de se contenter d’une application ou d’une seule méthode, privilégiez les supports télévisuels. Cela peut passer des vidéos sur YouTube, des reportages documentaires ou même des films. Peu importe qu’ils soient dans la langue que vous apprenez ou non. Le seul but est de faire remonter la jauge de votre envie ! Quand j’apprends l’espagnol et que l’ennui commence à me gagner, je fonce aussitôt regarder les locations d’appartement pour mon été à Valence pour requinquer ma motivation. Pourquoi pas, hein ?

 

Voilà c’est tout pour aujourd’hui ! ? Je complète dimanche prochain cet article avec la partie 2. N’hésitez pas à laisser vos commentaires juste dessous, j’y répondrai très volontiers.  Et mettez un “like” sur Facebook ou Twitter, ce serait top  🙂

A bientôt les amis,

Paul

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