Pourquoi apprendre une langue rare ?

Pourquoi apprendre une langue rare ?

Pourquoi apprendre une langue rare ? On vous dira souvent qu’il vaut mieux se tourner vers l’anglais pour réussir professionnellement et pour voyager, mais est-ce vrai ? Si l’utilité de l’anglais, langue véhiculaire par excellence, n’est plus à prouver, il ne faut pas sous-estimer les langues rares et leurs avantages considérables. Vous verrez qu’apprendre une langue rare peut vous offrir de nombreuses opportunités et différents débouchés professionnels.

Mais au fait, c’est quoi une langue rare ? Commençons par déterminer quelles sont les langues rares et comment les aborder. Puis, nous parlerons des atouts qu’elles peuvent vous apporter et comment vous y prendre pour apprendre une langue rare.

 

Les langues rares, c’est quoi ?

Donner une définition de langue rare n’est pas chose facile. Est-ce une langue dont le nombre de locuteurs est moindre ? Est-ce toute autre langue que l’anglais ? En fait, “langue rare” peut avoir plusieurs définitions. Voyons plutôt.

 

Les langues en voie de disparition et dialectes

Bien entendu, la première définition qui vous vient en tête lorsque l’on parle de langue rare, c’est celle d’une langue peu parlée dans le monde, une langue qui n’est présente que dans une seule aire géographique restreinte, une langue aux consonances exotiques qu’il est plutôt difficile d’apprendre.

 

La plupart du temps, ces langues sont en voie de disparition à cause des langues véhiculaires qui, peu à peu, effacent les langues régionales et langues minoritaires. Ces langues font toute la richesse du patrimoine linguistique internationales et plusieurs d’entre elles sont même inscrite au patrimoine culturel de l’UNESCO. Oui, ces langues sont bien classées comme des langues rares, mais ce ne sont pas les seules !

 

Les langues secondaires

Parmi les langues rares, on ne trouve pas seulement les langues les moins parlées et les langues en voie de disparition. Sinon, comment expliquer que le russe et le chinois en fassent partie ? En effet, des langues comme le chinois ou le russe, qui comptent un grand nombre de locuteurs, sont également appelées langues rares. Étrange, non ? Dans le langage courant, il semblerait que langue rare désigne toute langue qui ne soit pas l’anglais, le français ou l’espagnol. Il n’existe pas d’explication claire à ce sujet, mais nous pouvons émettre une autre hypothèse pour tenter d’éclaircir la définition de “langue rare”.

 

Il semblerait qu’une langue rare soit une langue parlée par un seul pays en tant que langue nationale, comme le néerlandais, le tchèque, le polonais, etc. Si certaines de ces langues sont parlées dans d’autres pays, elles ne constituent pas la langue majoritaire de ce pays donné : ainsi, l’italien sera considéré comme langue rare bien qu’il soit parlé en Suisse également. Nous les appellerons les langues secondaires dans cet article pour les différencier des langues en voie de disparition et dialectes.

 

Les avantages des langues rares

Pourquoi apprendre une langue rare ? Quels avantages peut-il y avoir à apprendre une langue secondaire ou une langue en voie de disparition ? Si votre principale motivation est le plaisir d’apprendre la langue ou l’amour pour la culture Vous verrez qu’elles ont de nombreux atouts qu’il ne faudra pas sous-estimer.

 

Les langues secondaires

Russe, chinois, néerlandais, polonais, portugais, les langues secondaires peuvent vous être grandement utiles. Alors que bon nombre de personnes vous conseillerons de travailler d’abord votre anglais afin de communiquer avec des pays du monde entier, les langues secondaires ont encore de beaux jours devant elles. Pourquoi ? Voyons plutôt.

 

Le trilinguisme est valorisé

Dans un contexte professionnel, et plus particulièrement dans le domaine du commerce international, il est primordial de savoir parler anglais. Effectivement, avec l’anglais, vous pourrez mener votre carrière avec brillo, mais en quoi vous différenciez-vous de votre voisin ? Si vous vous contentez de maîtriser votre langue maternelle et la langue véhiculaire internationale, quel est le petit plus qui donnera envie à un recruteur de vous engager vous et pas un.e autre ?

 

Le trilinguisme est largement valorisé, et pour peu que vous possédiez le russe ou le chinois dans votre combinaison linguistique, vous en sortirez gagnant. Attention ! Toutes les autres langues secondaires sont aussi valorisées.

 

Moins de concurrence, plus de retombées économiques

Apprendre une langue rare, c’est aussi réduire le nombre de concurrents. Et oui, tout le monde ne choisit pas d’apprendre la même langue secondaire, par conséquent, si un recruteur cherche un locuteur de langue rare, il y aura moins de concurrence. De plus, qui dit langue recherchée dit aussi offre plus intéressante d’un point de vue économique !

 

Si l’on prendre par exemple le métier de traducteur, où les travaux sont la plupart du temps payés au mot, on remarque que les standards varient nettement en fonction de la combinaison linguistique. Ainsi, les combinaisons Anglais-Français facturent autour de 0,06€ du mot, contre 0,15€ du mot pour la combinaison Suédois-Français, selon les statistiques de le SFT (Société Française des Traducteurs) datant de 2015. Vous l’aurez compris, apprendre une langue rare peut vous permettre des retombées économiques conséquentes.

 

Avoir le monopole dans un domaine précis

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les langues rares sont très recherchées dans des domaines assez spécifiques. Vous pourrez donc vous positionner dans un secteur donné pour pouvoir utiliser la langue rare que vous aurez apprise. Saviez-vous que des sociétés informatiques recherchent des locuteurs néerlandais ?

 

Et ce n’est pas tout, en parlant le polonais, par exemple, vous pourrez facilement vous positionner dans le domaine de la logistique, tout comme dans le domaine de la restauration pour le japonais. On peut d’ailleurs imaginer que parler italien puisse être un atout dans le domaine de la mode conjointement au français et à l’anglais, et que l’allemand puisse être d’une grande utilité dans le domaine de l’automobile – bien que l’allemand ne soit plus considéré comme une langue rare en contexte européen en raison de la puissance économique et politique de l’Allemagne.

 

Les langues en voie de disparition et dialectes

Comme nous l’avons établi un peu plus haut, parmi les langues rares, on trouve également les langues en voie de disparition et les dialectes. Pourquoi les apprendre ? Nous vous répondons.

langues disparues

Les hiéroglyphes : un exemple de langue disparue

Accéder à des domaines hautement spécialisés

Parler une langue rare peut permettre l’accès à des domaines hautement spécialisés et notamment dans le cadre des relations internationales. Si vous parlez le pashto, dialecte principalement utilisé en Afghanistan, vous pourriez très bien vous rendre utile à l’ONU par exemple. En effet, ce type de langue rare sera toujours utile à quelqu’un.

 

Il ne vous manque plus qu’à chercher à qui faire profiter votre savoir. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, choisir l’une de ces langues au profit d’une langue largement utilisée dans le monde peut vous offrir d’incroyables opportunités.

 

Préserver le patrimoine linguistique

Les langues rares, et bien entendu celles parlées par un nombre de locuteurs restreints, sont en voie de disparition. Comme nous le disions plus haut, les langues véhiculaires prennent le pas sur les dialectes locaux. Par conséquent, la plupart de ses dialectes sont menacés. Apprendre une langue rare, c’est aussi sauver le patrimoine linguistique international.

 

Découvrir d’autres horizons

Apprendre une langue rare, c’est aussi découvrir d’autres horizons, des cultures et des coutumes dont on entend peu parler. Effectivement, l’ouverture au monde et le dépaysement culturel peut aussi se faire par l’apprentissage d’une langue rare.

 

On peut notamment découvrir les pratiques tribales des populations indigènes qui vivent en marge des sociétés industrialisées ou les coutumes antiques que conservent des peuples par exemple. Par amour pour la diversité et l’histoire du monde, lancez-vous dans l’apprentissage d’une langue rare ! Mais, comment faire ? Voyons maintenant comment les apprendre.

 

Comment apprendre une langue rare ?

Comment s’y prendre pour apprendre une langue rare ? Si pour bon nombre d’entre elles des ressources sont accessibles – livres, cours, ressources internet – certaines langues seront plus difficiles à aborder. Pourquoi ? Tout simplement parce que certaines langues, et notamment les dialectes, sont uniquement oraux et ne possèdent pas de littérature propre et de grammaire raisonnée.

 

En réalité, tel est l’utilité du dialecte : un langage qui se parle mais ne s’écrit pas. Avant d’apprendre une langue rare, il est important d’identifier ses propres motivations pour le succès de l’apprentissage. Mais ce n’est pas tout ! Voici quelques pistes pour apprendre seul ou avec un professeur.

 

Pourquoi apprendre une langue rare ? La réponse est en vous

 

Avant d’entreprendre votre voyage dans l’apprentissage des langues rares, il faudra vous demander quelles sont vos motivations. Si vous ne le savez pas déjà, la motivation décide du succès ou de l’échec de l’apprentissage d’une langue. Vous souhaitez l’apprendre pour le travail ? Pour voyager ? Par amour pour la culture d’un pays ?

 

Prenez le temps d’identifier vos motivations pour être fin prêt à commencer votre apprentissage. Il existe deux types de motivations : la motivation intrinsèque et la motivation extrinsèque. La motivation intrinsèque représente le plaisir d’apprendre ou la satisfaction d’apprendre seul et de progresser (motivation intérieure). La motivation extrinsèque quant à elle représente les éléments extérieurs qui poussent à l’apprentissage comme les récompenses par exemple (motivation extérieure). Une fois que vous aurez identifié ce qui motive votre envie d’apprendre une langue rare, vous pourrez commencer à apprendre.

 

Apprendre seul une langue rare

Apprendre seul une langue rare n’est pas évident, notamment parce que les ressources pour ce faire sont moins nombreuses. Moins nombreuses, certes, mais pas inexistantes ! Il suffira de savoir où chercher pour trouver les différentes ressources nécessaires à l’apprentissage de la langue rare. Livres, radio, musique… Il existe plusieurs moyens de vous y mettre.

 

Les ressources

Premièrement, vous serez susceptibles de trouver le plus grand nombre de ressources en ligne pour apprendre les langues rares. Accès à des livres et méthodes à commander, ressources pdf, etc. Ne sous-estimez pas Youtube, qui regorge de cours de langues rares proposés par des natifs et qui, en plus de vous donner quelques indices sur la grammaire, vous offrent l’apprentissage de la prononciation.

 

Mais vous pourrez aussi vous rendre dans des bibliothèques spécialisées dans les langues étrangères où vous trouverez de nombreuses méthodes pour l’apprentissage des langues rares.

 

Le voyage

Cependant, certaines langues sont si rares qu’elles ne possèdent pas de méthodes ou même d’écrits – puisqu’il s’agit de dialectes. Alors comment faire ? Préparez vos bagages, c’est l’heure d’aller à l’autre bout du monde pour découvrir les langues et apprendre les dialectes “sur le tas”. En effet, le voyage est l’un des meilleurs enseignants, et il y a plusieurs raisons à cela.

 

Premièrement, l’apprentissage en contexte parmi les natifs d’une langue permet d’avoir une idée plus claire de la prononciation et l’accès à des ressources inexistantes dans votre pays d’origine. De plus, puisque vous devrez vous débrouiller à l’étranger, vous aurez besoin de la langue, et qui dit “avoir besoin” dit aussi apprentissage plus rapide et plus efficace. 

 

Les écoles pour les langues rares

Si vous souhaitez apprendre une langue rare avec un professeur, il existe une école française qui offre des cursus en langues rares. Il s’agit de l’Inalco, l’institut national des langues et civilisations orientales.

 

Divers cursus sont proposés dans une multitude de langues rares et qui, en plus d’enseigner les fondements de la langue, vous proposent de découvrir la culture et l’histoire des pays dont vous apprenez la langue. De l’arménien au persan en passant par le tchèque et l’hindi, découvrez la liste des langues rares que propose l’Inalco en vous rendant sur leur site.

 

Conclusion

Les langues rares désignent aussi bien des langues telles que le russe ou le chinois que des langues en voie de disparition. En fait, nous pouvons dire que les langues rares incluent tous les idiomes utilisés comme langue majoritaire et langue nationale dans un ou quelques pays seulement. Pourquoi les apprendre ?

 

D’abord, apprendre une langue rare peut être un atout considérable dans le monde du travail, étant donné que des locuteurs de langue rare sont très recherchés et ce dans des domaines spécifiques. Cependant, on peut aussi apprendre une langue rare dans le souci de préservation du patrimoine linguistique international. Si l’on considère qu’il existe plus de 7000 langues parlées dans le monde et que seules quelques-unes sont parlées par 80% de la planète, on comprend à quel point la richesse linguistique est sur le point de disparaître.

 

Apprendre seul avec différentes ressources ou en voyageant ou bien opter pour des études en langue rares : vous avez le choix ! Il faudra simplement déterminer vos motivations pour que l’apprentissage soit un succès.

 

L’Espagne et ses origines arabes

L’Espagne et ses origines arabes

Histoire, langue, architecture, musique ou encore gastronomie, peut-être ne le saviez-vous pas, mais l’Espagne partage de nombreux traits communs avec des contrées arabe et a des origines arabes. En Espagne, vraiment ? En effet, au Moyen-âge, l’Espagne a été conquise par le califat de Damas, début d’une invasion arabe qui durera plus de 5 siècles. Cette conquête laissera des traces encore visibles aujourd’hui dans la langue et la culture espagnole. Dans un premier temps, vous découvrirez l’histoire qui unit  l’Espagne et la culture arabe, puis les trésors qu’elle a laissé dans la péninsule ibérique.

 

Histoire de la conquête musulmane en Espagne

Pendant plus decinq siècles, l’Espagne a été dominée par les musulmans. En effet, durant cette longue période, différents émirs se sont succédé avant d’être battus par les Rois d’Espagne venus de Castille et d’Aragon en 1212.

 

Du Royaume Wisigoth à Al-Andalus

Avant de tomber aux mains des Maures (populations berbères d’Afrique du Nord), l’Espagne était dominée par les Wisigoths, des guerriers originaires de Scandinavie. Mais comment en est-on arrivé là ?

 

Comment les musulmans ont-ils conquis l’Espagne ?

Tout commence dans la ville de Tanger, au Maroc. Un homme appelé Moussa Ibn Nokair, “vâli” du calife omeyyade de Damas en Afrique du Nord, rêve de conquérir la péninsule ibérique. Mais il n’est pas seul, ses généraux aussi songent à s’emparer des territoires où règnent alors les Wisigoths. Ces deux généraux, ce sont Tarif Ibn Malik et Tariq Ibn Ziyad.

 

Ils rassemblent alors 7000 combattants, dont la plupart sont berbères, pour conquérir les terres de la péninsule ibérique dans la nuit du 27 au 28 avril 711. D’ailleurs, c’est Tariq qui donnera son nom à Gibraltar en posant la première fois le pied à terre en Espagne. En effet, le terme “Gibraltar” vient de “Djebel Tarik”, qui signifie “la Montagne de Tariq” en arabe en référence au rocher qui se dresse face au détroit. Tarif, quant à lui, donnera son nom au port espagnol de Tarifa.

Cependant, les musulmans ne sont pas seuls dans cette conquête, ils bénéficient d’une aide extérieure : le Comte Julien, un byzantin qui voue une rancune tenace au roi des Wisigoths, Rodrigue, qu’il accuse d’avoir violé sa fille. C’est le Comte Julien qui fournira les navires nécessaires au débarquement de Tariq en Espagne.  Et voilà, c’est le début de la conquête musulmane.

 

L’installation des musulmans dans la Péninsule ibérique

Anciennement persécutés par les Wisigoths, peuple catholique, les juifs s’allient tout naturellement avec les musulmans. Par conséquent, les rangs de la conquête musulmane grossissent à vue d’œil étant donné la grande population juive vivant en Espagne depuis la destruction du Temple de Jérusalem. Cependant, il faudra au moins 15 ans pour que le califat omeyyade s’installe dans toute l’Espagne. Ce nouveau territoire conquis s’appelle al-Andalus, qui, comme vous pouvez vous en douter, donnera son nom à l’Andalousie.

 

L’apogée d’Al-Andalus

En 749, un changement de dynastie à Damas va permettre à l’émirat de Cordoue de s’émanciper. C’est le dernier calife omeyyade Abd al-Rahman I qui en prend la tête. Abd al-Rahman est en fait un membre de la famille omeyyade qui régnait à Damas qui a été décimée par les Abbassides, ses rivaux. Seul survivant, il s’échappe au Maghreb et réfléchit à sa vengeance. Par la suite, il débarquera à Almuñécar, petite ville située entre Malaga et Almeria en Andalousie. Il rassemblera de nombreux partisans et sera élu émir de Cordoue. Dans sa lignée, Abd al-Rahman III offrira une époque prospère à l’Espagne musulmane à partir de 929 et le règne omeyyade durera jusqu’en 1031.

 

La chute du Royaume

Cependant, après une longue période prospère, l’Espagne du califat commence a perdre du pouvoir et les batailles se multiplient.

Les taïfas, de nouvelles régions ?

A la mort du dernier calife Al-Mansour en 1002, le califat de Cordoue perd de son éclat. A partir de 1031, le califat perd son unité territoriale et se morcelle en différents royaumes appelés des taïfas. Pendant plus de 60 ans, des guerres éclateront dans les taïfas puisque la division du califat va permettre aux chrétiens de reconquérir l’Espagne par le Nord. Une nouvelle dynastie berbère apparait, la dynastie des Almoravides, puis la dynastie des Almohades qui mènera le califat à sa perte.

 

La bataille de Las Navas de Tolosa et la reconquête de l’Espagne

Peu à peu, les taïfas tombent aux mains des chrétiens. Mais c’est en 1212, le 16 juillet exactement, qu’une bataille viendra sonner la fin du règne arabe en Espagne : la bataille de Las Navas de Tolosa. Ce jour-là, les Berbères tombent face à face avec des chrétiens sur un champ de bataille à Bailen, dans le nord de l’Andalousie et sont massacrés. Les Almohades, battus à plate couture, s’enfuient de toutes parts, laissant le soin aux chrétiens de reconquérir tout le territoire du sud de la péninsule ibérique. Cependant, il faudra plus de 30 ans aux chevaliers chrétiens pour reprendre l’intégralité du territoire. Oui, un seul territoire résistait encore et toujours à l’envahisseur. Il s’agit de Grenade, où régnait la dynastie des Nasrides, qui ne sera reconquise qu’en 1248.

Au terme de ces 5 siècles de domination des Maures, de nombreux vestiges ont été laissés. Que ce soit dans la langue ou dans la culture espagnole, vous remarquerez que le passage de la domination arabe a laissé des marques indélébiles sur son passage. Découvrons maintenant cet héritage qui fait toute la richesse de la culture espagnole.

 

L’héritage arabe dans la culture espagnole

De nos jours, il reste de nombreuses traces de la domination arabe dans la culture espagnole. Regardons de plus près la langue, l’architecture, la musique et la gastronomie, qui témoignent du passage des Maures en Espagne.

 

Les influences arabes de la langue espagnole

C’est dans la langue espagnole que l’on remarque le plus l’influence de la domination arabe. En effet, contre toute attente, de nombreux mots espagnols sont issus de l’arabe. Selon les estimations, plus de 10 000 mots espagnols viendraient de l’arabe.

 

 

  • Les mots commençant par al- : la particule al- en arabe représente les articles définis “le”, “la” et “les”. On remarque l’entrée de mots arabes dans la langue espagnole avec le grand nombre de mots commençant par al-.

 

On trouve premièrement de nombreux mots du langage courant imprégnés de la langue arabe :

albercavient de l’arabe لبركة ج برك (al-berka) et signifie “bassin”, “piscine”
alforjavient de l’arabe الخرج ج خرجة (al-horja) et signifie “besace”
almohadavient de l’arabe المخدّة ج ات مخادّ (al mihadda) et signifie “oreiller”
albanilvient de l’arabe البناء (al banaa’) et signifie “maçon”
alcaldevient de l’arabe القاض (al-qadi) et signifie “magistrat”
aldeavient de l’arabe  الضّيعة ج ضيع  (ad- daya) et signifie “hameau
almonedavient de l’arabe المناداة (Almonaadaaa) et signifie “vente publique”
alfarerovient de l’arabe  الفخّار (al fahhaar) et signifie “potier”
algovient de l’arabe  ات حواءج (al haaja) et signifie “quelque chose”
almacenvient de l’arabe لمخزن   (almahzan) et signifie “entrepôt

 

Cependant, la langue arabe a aussi laissé ses empreintes sur les noms de villes espagnoles. Si vous connaissez déjà Tarifa et Gibraltar, ce sont loin d’être les seules à avoir changé de nom au Moyen-Age sous la domination arabe.

– Almeria, en Andalousie
– Alcantara, en Estrémadure
– Alicante, à Valence
– Alafar, à Valence
– Almoharin, en Estrémadure
– Almargen, Andalousie
– Alcaraz, en Castille-et-Léon
– Albacete, en Castille-et-Léon

 

Pour plus de mots espagnols d’origine arabe, voici un lexique de référence.

 

  • On retrouve en arabe plusieurs expressions du langage courant qui viennent elles aussi de l’arabe. On peut citer “hola”, qui signifie “salut” et vient de l’arabe “Allah” et l’expression “Ojalá”, utilisée pour exprimer “pourvu que…” et qui vient de l’expression arabe “In Sha Allah” qui signifie “Si dieu le veut”.

 

Vous voulez apprendre l’espagnol ? Consultez notre article pour tout savoir sur la langue de Don Quijote.

 

Les trésors d’architecture

On remarque premièrement que certaines villes comme “Alcala de Henares” ou “Alcala la Real” contiennent le mot “Alcala” qui signifie “Forteresse”. En effet, il faut savoir que les Maures ont baptisé plusieurs monuments espagnols de grande importance, qui portent eux aussi un nom arabe :

  • l’Alhambra de Grenade : le terme “alhambra” vient du féminin de “rouge” en arabe. On lui aurait donné ce nom en référence à sa couleur splendide au coucher du soleil.
  • l’Almudena de Madrid : l’Almudena a été baptisée ainsi par les arabes, “almunena” signifiant “petite ville”.

 

Cependant, les Maures ne se sont pas seulement contentés de donner des noms, ils ont également fait construire des monuments qui attirent des millions de touristes par an.

 

La mosquée-cathédrale de Cordoue : joyau de l’architecture islamique, elle a été construite en 786 par les Omeyyades, mais il faudra attendre la Renaissance pour qu’elle soit achevée par les chrétiens. Elle concentre les deux lieux de cultes musulman et chrétien, témoignage des influences religieuses distinctes.

 

 

La Giralda, le minaret de Séville : le minaret de la mosquée almohade de Séville est tout ce qu’il reste de la mosquée construite par les Maures au XIIème siècle. En effet, un tremblement de terre a emporté le reste du bâtiment. Les Almohades sont la dernière dynastie maure à avoir régné en Espagne.

 

 

L’Alhambra de Grenade : voici un chef-d’œuvre de l’architecture islamique. Il s’agit là d’une acropole médiévale dans une enceinte fortifiée surplombant la ville de Grenade. Elle se compose des palais nasrides, de la citadelle de l’Alcazaba, des jardins du Partal, du généralife, mais aussi du palais de Charles Quint, trace de la reconquête par les chrétiens.

 

Au rythme de la musique andalouse

Les Maures ont exercé leur influence sur l’Espagne dans le domaine de la musique. Si vous prêtez bien l’oreille, vous trouverez de nombreuses similitudes entre la musique andalouse et la musique arabe. Que ce soit au niveau des instruments ou des chants, regardons d’un peu plus près.

La musique traditionnelle andalouse se compose de différents instruments, tous originaires de la musique arabe. Il y a tout d’abord le luth, puis le rebec, le canon et le zarb. L’un des savants les plus renommés de l’époque, Ziriab, musicien attitré de Abd al-Rahman II, a contribué à cet héritage musical. Considéré comme le père de la musique andalouse, il a révolutionné le luth en y ajoutant une corde et créé la première école de musique de Cordoue. De nos jours, de nombreux musiciens rendent hommage à cet héritage culturel. Par exemple, une collection de CD appelée “Hispanica” retrace la musique espagnole et arabo-andalouse. Mais ce n’est pas tout ! Prenez le temps d’écouter des chants andalous traditionnels. Les vocalises ne vous rappellent rien ?

 

Les influences arabes dans la gastronomie espagnole

Autre élément culturel où les Maures ont été influents : la gastronomie. Ce n’est pas tant pour des plats traditionnels, mais plus pour les éléments qui les composent. Si vous ne le saviez pas, plusieurs aliments cultivés en Espagne proviennent des terres du Maghreb. Les Maures ont apporté la culture de :

  • l’aubergine, appelée “berenjena”, de l’arabe باذنجان (badhnjan)
  • l’amande, appelée “almendra”
  • l’artichaut, appelé “alcachofa”

 

On remarque d’ailleurs que plusieurs noms d’aliments sont issus de l’arabe. On retrouve “albahaca”, qui signifie basilic, ou encore “albaricoque” pour abricot, et “zanahoria” pour carotte. Si la plupart de tous ces aliments ne sont plus cultivés uniquement en Espagne, certaines cultures sont originaires de cette région du sud du pays.

 

Toutefois, certains plats sont nés du mariage entre culture espagnole et culture arabe. Si vous allez en Andalousie par exemple, vous pourrez gouter aux “albondigas” (autre mot d’origine arabe), qui sont des boulettes de viande. Vous pourrez aussi manger un plat de “migas” qui sont en fait des restes de pain sec que l’on fait revenir dans de l’huile avec de l’ail. L’Espagne a également hérité d’une autre tradition culinaire arabe : la conservation en escabèche, c’est-à-dire dans un mélange d’huile et de vinaigre.

 

Conclusion

La conquête de l’Espagne par les Maures à partir de 711 et jusqu’au 13ème siècle a laissé de nombreuses traces en Espagne. L’arrivée de Tariq Ibn Ziyad sur le rocher de Gibraltar a annoncé le début d’une ère nouvelle, en arrachant l’Espagne à la domination des Wisigoths. Pendant ces quelque cinq siècles, les Maures laisseront une empreinte irrévocable dans la culture espagnole.

 

On remarque effectivement l’influence de la domination arabe dans le langage, premièrement, avec environ 10 000 mots d’origine arabe dans la langue courante espagnole, qu’il s’agisse de mots relatifs à la construction ou aux aliments. L’influence arabe est également visible dans l’architecture, avec la construction de l’Alhambra ou de la mosquée cathédrale de Cordoue, ou encore dans les différents plats traditionnels andalous. Pour finir, la musique n’est pas en reste, avec ses rythmes enivrants Made in Maghreb.

L’Espéranto, la langue universelle

L’Espéranto, la langue universelle

L’Espéranto est une langue universelle construite en 1886 par un homme, Zamenhof, et qui sert de langue véhiculaire* à quelques 120 pays. Cette langue s’impose comme une solution pour les personnes de langues maternelles différentes qui souhaiteraient communiquer les unes avec les autres. Cependant, le phénomène de ces langues construites n’est pas nouveau, même si l’espéranto demeure celle qui possède le plus grand nombre de locuteurs. Découvrons les origines singulières de cette langue et sa grammaire à la portée de tous, ainsi que la littérature espérantiste et l’importance politique de la langue.

*langue véhiculaire : langue servant de moyen de communication

 

Les langues construites

Les langues construites sont loin d’être un phénomène nouveau. A partir du 17ème siècle, les langues construites commencent à se développer pour satisfaire le goût de l’harmonie, de l’ordre et de la perfection qui caractérise le classicisme.

 

Une multitude de langues construites

L’Espéranto n’est pas la seule langue construite. En effet, on en dénombre des dizaines créées depuis 1876. Certaines langues construites sont des langues mortes simplifiées, des inventions linguistiques proposant une simplification du latin ou du grec ancien comme :

  • Le Simplo
  • Le Semi-latin
  • Le Latinulus
  • Le Panlingua
  • Le Monario
  • Le Perfect
  • Le Novi Latine
  • L’Interlingua Systematic
  • L’Unilingue
  • Le Latino Viventi
  • Le Mondi Lingua

 

D’autres langues sont quant à elles des langues vivantes simplifiées, soit des propositions pour simplifier le français, l’anglais ou encore l’espagnol. Cependant, il peut aussi s’agir de langues inter-germaniques et inter-slaves permettant aux peuples de faire du commerce.

 

L’Espéranto : seule survivante ?

L’Espéranto demeure la langue construite la plus parlée de toutes. On recense plus de deux millions de personnes qui le parlent aujourd’hui dont quelques centaines de milliers l’utilisant couramment pour des échanges internationaux. Cependant, l’espéranto n’est pas le seul projet de langue universelle – alors qui sait – peut-être verrons-nous d’autres langues se dessiner dans un avenir proche ?

 

Une langue construite “a posteriori”

Il existe trois types de langues construites :

  • les langues construites “a priori”, qui ne s’inspirent d’aucune langue naturelle.
  • celles “a posteriori”, qui, elles, s’inspirent des langues naturelles.
  • les langues mixtes, qui mêlent invention et mots provenant de langues naturelles.

 

L’Espéranto fait partie des langues a posteriori. Il s’agit en fait d’un mélange de nombreuses langues indo-européennes.

 

Pourquoi l’espéranto n’a pas conquis le monde ?

Comme vous pouvez le constater, si cette langue universelle n’est parlée que par quelques millions de personnes seulement, c’est qu’elle n’a pas eu le succès escompté. Effectivement, bon nombre de personnes aujourd’hui ignorent tout de l’espéranto et de son utilité dans le monde et dans les échanges. L’objectif de l’espéranto étaient de devenir une langue de communication internationale, mais c’était sans compter sur l’anglais, qui fait office de langue véhiculaire de nos jours.

 

Zamenhof et les origines de l’Espéranto

Mais d’où vient donc l’Espéranto ? Malgré la consonnance latine, c’est en fait à Bialystok, ville actuelle de Pologne, qu’un certain Zamenhof l’a inventée.

 

Un environnement multilingue

Ludwik Lejzer Zamenhof est polonais. Alors qu’il est enfant à Bialystok, sa ville natale, différentes ethnies se disputent le territoire : les Russes, les Polonais, les Allemands et les Juifs. Il est donc en contact avec différentes langues très tôt : chez lui, il parle russe, il utilise le polonais dans la rue, étudie l’allemand, le français, le grec et le latin au lycée. Mais ce n’est pas tout : étant juif, il apprend quelques rudiments d’hébreu et certains signes laissent penser qu’il possédait également des connaissances en lituanien – puisque Bialystok se trouve à la frontière lituanienne.

L’idée d’une langue commune

Le rêve de Zamenhof est d’unir les peuples qu’il voit chaque jour en conflit. Alors qu’il vit à Varsovie, il écrit à Michaux, avocat français passionné par la linguistique et par le langage artificiel :

 

« Si je n’étais pas un juif du ghetto, l’idée d’unir l’humanité ou bien ne m’aurait pas effleuré l’esprit, ou bien ne m’aurait pas obsédé si obstinément pendant toute ma vie. Personne ne peut ressentir autant qu’un juif du ghetto le malheur de la division humaine. Personne ne peut ressentir la nécessité d’une langue humainement neutre et anationale aussi fort qu’un juif […]. Ma judaïcité a été la cause principale pour laquelle, dès la plus tendre enfance, je me suis voué à une idée et à un rêve essentiel – au rêve d’unir l’humanité… » (1905)

 

De plus, il souhaite unir toutes les classes sociales en proposant une langue que chacun peut apprendre sans difficulté. Pour Zamenhof, l’Espéranto est une langue du peuple, de la masse. Effectivement, tel qu’il l’écrit dans le “Fundamenta Krestomatio”, c’est une langue adressée à tous.

 

Docteur Esperanto et le “Fundamento”

À l’âge de dix-neuf ans, il élabore son premier projet de langue universelle alors qu’il s’apprête à partir à Moscou pour étudier la médecine. Il laisse son projet entre les mains de son père qui le détruit. En effet, il craint les conséquences que pourrait apporter la découverte de ce projet rédigé en langue secrète par un étudiant juif. Mais rien ne l’arrête : à vingt-huit ans, il publie sa première brochure de “langue internationale”, le “Fundamento”, sous le nom de Docteur Esperanto.

 

Apprenons l’espéranto !

Dans le “Fundamento” de Zamenhof, on trouve une grammaire complète de la langue, des exercices ainsi qu’un dictionnaire. Voici quelques-uns des fondements de la langue.

 

Une langue simple

Puisque l’espéranto est une langue a posteriori, elle trouve ses sources dans les langues naturelles. Zamenhof a créé la langue en s’inspirant des langues indo-européennes. Par conséquent, si vous parlez déjà l’une d’entre elles, vous n’aurez aucun mal à apprendre l’espéranto. On estime qu’il faudra cinq fois moins de temps pour l’apprendre comparé à une langue naturelle, notamment parce que sa grammaire est simplifiée.

 

En fait, vous pourrez dire adieu aux verbes irréguliers et toutes autres exceptions qui font souvent la particularité des langues naturelles. Doté d’une logique implacable, seulement 150 heures sont nécessaires pour lire, écrire et parler parfaitement l’espéranto.

 

Les règles de grammaire

Voici quelques-unes des 16 règles de grammaire du Fundamento pour y voir un peu plus clair et commencer votre apprentissage de l’espéranto !

 

L’alphabet espéranto

L’alphabet espéranto est composé de 28 lettres :

MinusculePrononciation APIÉquivalent françaisExemples
a/a/aarbre
b/b/bballon
c/t͡s/tstsunami
ĉ/t͡ʃ/tchtchèque
d/d/ddire
e/e/ééléphant
f/f/ffamille
g/ɡ/ggare
ĝ/d͡ʒ/djadjudant
h/h/hhome (anglais)
ĥ/x/Pas de véritable équivalent en français.

Le “x” russe et le “خ” arabe,

qui transcrivent ce son dans

les langues concernées,

sont toutefois transcrites

en français par “kh”.

En espagnol, ce son est

transcrit par la lettre “J” (jota).

Juan (espagnol)Khaled (arabe)
i/i/iidée
j/j/yyoga
ĵ/ʒ/jjeudi
k/k/kkoala
l/l/llion
m/m/mmerci
n/n/nnuage
o/o/ooser
p/p/ppapa
r/ɾ/rroja (espagnol)
s/s/ssinge
ŝ/ʃ/chchanter
t/t/ttête
u/u/ouours
ŭ/w/wwatt
v/v/vville
z/z/zzone

(source)

En espéranto, les lettres q, w, x et y n’existent pas, à part dans le cas des formules mathématiques.

 

Les articles

Il n’existe qu’un seul article en esperanto, l’article défini “la”. On l’utilise aussi bien pour le masculin que pour le féminin et le pluriel. De plus, l’article indéfini n’existe pas.

 

Les noms

Tous les substantifs ont leur terminaison en -o. Par exemple, “le jour” se dit “la tago”. Au pluriel, on ajoute -j à la fin du nom : les jours = la tagoj.

  • la kato, la katoj = le(s) chat(s)
  • la floro, la floroj = la/les fleur(s)

 

L’accusatif

Le cas du complément d’objet direct, ou accusatif, se marque par l’ajout de -n au substantif. Par exemple :

  • letero(j) : une lettre, des lettres
  • Mi skribas leteron, mi skribas leterojn : J’écris une lettre, j’écris des lettres

 

Les adjectifs

Les adjectifs quant à eux terminent par -a et ne varient pas en genre.

  • Le beau jour = La bela tago
  • La belle robe = La bela robo

 

Tout comme les substantifs, ils se déclinent à l’accusatif :

  • je mets une belle robe = Mi surmetis belan robon
  • je cueille de belles fleurs = Mi kolektas belajn florojn

 

Les verbes

Chaque verbe possède une seule forme par temps. Autrement dit, il ne change pas en fonction des pronoms personnels.

  • l’infinitif se termine en -i : skribi = écrire
  • le présent de l’indicatif se termine en -as : mi skribas = j’écris
  • le passé se termine en -is : mi skribis = j’écrivais
  • le futur se termine en -os : mi skribos = j’écrirai

 

Les adverbes

Les adverbes se construisent en substituant le -a de l’adjectif à un -e. Par exemple : indépendant = sendependa; indépendamment = sendepende.

 

La prononciation

L’accent tonique de l’espéranto se trouve sur l’avant-dernière syllabe. Ensuite, il suffira de se rappeler que chaque mots se prononce tel qu’il est écrit.

 

Pour consulter les autres règles de grammaire de l’espéranto, vous pourrez consulter gratuitement le Fundamento de Esperanto à cette adresse.

 

La culture espérantiste

 

La littérature espérantiste compte de nombreux ouvrages outre la plupart des classiques littéraires traduits. En réalité, il existe des écrivains espérantistes – dont les plus connus sont hongrois – qui ont contribué à l’enrichissement de la langue universelle.

 

On trouve de nombreux poèmes en espéranto et il existe plusieurs journaux rédigés dans la langue internationale. Si vous souhaitez vous informer sur l’actualité avec l’espéranto, vous pourrez vous procurer la revue Monato ou vous rendre sur leur site.

 

Cependant, si vous cherchez à comprendre le monde espérantophone, vous trouverez plusieurs revues intéressantes comme Beletra Almanako, revue littéraire, Esperanto, revue de l’Association mondiale d’espéranto, Kontakto, revue de l’Organisation mondiale des jeunes espérantophones, ou encore La Ondo de Esperanto. On trouve également de nombreuses musiques traduites en espéranto ainsi que des compositions musicales en langue internationale.

 

Le mouvement espérantiste

Plus qu’une langue, l’espéranto est un mouvement social international qui promeut non seulement la langue elle-même mais aussi la facilité de communication entre les peuples.

 

L’entrée en politique de l’Espéranto

Peut-être l’avez-vous déjà remarqué en vous rendant dans un bureau, il existe un parti espérantiste : le EDE, Europe Démocratie Espéranto. Dans l’alignement des idées de Zamenhof – qui rappelons-le était d’unir les peuples et de leur permettre de communiquer – L’espéranto fait très vite son entrée en politique. En 1922 notamment, l’Iran a proposé l’espéranto comme langue de travail à la Société des Nations (Organisation des Nations Unies actuelle), mais la plupart des nations les plus puissantes s’y sont opposées.

 

En réalité, de nos jours, de nombreux pays subventionnent le mouvement espérantiste, et notamment la Chine. Cependant, comme on peut s’en douter, les pays anglo-saxons restent les principaux opposants à l’utilisation de l’espéranto comme langue véhiculaire. En effet, l’utilisation de l’anglais comme langue véhiculaire leur assure la domination économique et culturelle de la plupart des pays du monde.

 

L’Espérantie, pays de l’espéranto ?

L’espéranto est une langue anationale, elle ne correspond ni à une seule citoyenneté ni à une seule culture dans le monde. En revanche, il existe un territoire appelé Espérantie (Esperantujo) qui correspond aux différentes zones du monde où se trouvent les espérantophones. Ce territoire s’étend sur quelques 120 pays mais ne possède bien entendu aucun régime politique. Plus spécifiquement, l’Espérantie correspond aux différentes zones où sont établies les différentes associations qui promeuvent la langue internationale.

 

Fait intéressant : l’Espérantie possède une monnaie appelée le stelo (l’étoile) frappée aux Pays-Bas à partir de 1942. De nos jours cependant, elle n’est utilisée que lors des rencontres entre espérantistes.

 

Conclusion

L’Espéranto, langue internationale, langue construite et langue véhiculaire est un objet d’étude passionnant. La langue trouve ses origines dans les querelles territoriales du nord de la Pologne, lorsque Zamenhof décide de réunir tous les peuples autour d’une même langue. Il édite une brochure de celle qu’il appelle “langue internationale” sous le nom de Docteur Esperanto, qui donnera plus tard son nom à cette langue de tous les peuples.

 

De plus, la grammaire de l’espéranto est à la portée de tous, ce qui permet de l’apprendre en cinq fois moins de temps qu’une langue naturelle. Une langue qui possède sa littérature et son univers, avec ses écrivains et sa culture. Mais outre la langue, l’espéranto reflète un mouvement social et politique international malheureusement contrecarré par les grands acteurs de l’économie et de la politique mondiale.

 

Des questions sans réponses ? Rendez-vous sur le site de Esperanto France pour avoir plus d’informations sur le monde de l’espéranto. Ou alors commencez votre apprentissage sur Duolingo !

 

Les langues indo-européennes : quèsaco?

Les langues indo-européennes : quèsaco?

On entend parfois parler de langues indo-européennes sans savoir vraiment ce que c’est. Le français est une langue indo-européenne, tout comme l’allemand, le russe ou encore l’hindi et le persan. Mais quel est le lien entre ces langues qui semblent si éloignées les unes des autres ? Nous allons répondre à cette question et découvrir les caractéristiques de cette étrange famille linguistique aux mille couleurs. Tout d’abord, il faut savoir que le terme indo-européen n’existe que depuis 1813. En effet, il a été introduit dans le langage courant par l’Anglais Thomas Young pour désigner les langues eurasiatiques. Partons à la découverte de l’histoire et de la généalogie des langues européennes, ainsi que des différentes branches qui composent cette famille linguistique.

 

Une multitude de langues et de familles

Sur la planète, plusieurs milliers de langues et de dialectes sont parlés actuellement dans les quelque 193 pays du monde. Langues ou dialectes ? De quelle famille ? Nous vous donnons toutes les réponses.

Combien de langues existent?

Déterminer le nombre de langues parlées dans le monde est une tâche complexe, tout d’abord parce que la définition du terme “langue” reste de nos jours encore floue. Premièrement, un dialecte est-il considéré comme une langue ou la simple variante d’une langue?

  • définition : “une langue est un système de signes oraux et écrits spécifiques aux membre d’une même communauté

Autrement dit, d’un point de vue linguistique, il n’y a absolument aucune différence entre une langue et un dialecte. Par exemple, prenons le cas de l’Italie : la langue officielle est l’italien, qui n’est autre que le dialecte toscan, mais les dialectes des autres régions sont encore largement utilisés. Calabrais, sicilien, vénitien, et parfois même plusieurs dialectes par région, ont encore le statut de langue maternelle pour une large partie de nos cousins de la péninsule. En effet, l’italien “standard” n’a bien souvent que le statut de langue seconde. Mais doit-on considérer qu’il existe en Italie une langue ou plus d’une trentaine ? À méditer.

Cependant, dans un contexte plus pratique, un dialecte est considéré comme la variante localisée d’une langue. Le recensement du nombre de langues a été effectué sur la base de cette considération. De ce fait, on dénombre un peu moins de  7000 langues qui seraient actuellement parlées dans le monde de nos jours, auxquelles se rattachent quelques milliers de dialectes. Mais tout cela est encore imprécis puisque n’entrent pas en compte les langues qui ne sont plus parlées ! Vous l’aurez compris, trouver un chiffre exact n’est pas chose facile.

Classification des langues

Cependant, il existe une classification des langues par répartition géographique et par généalogie des langues qui se compose des :

  • langues dravidiennes : groupe où figurent des langues comme le tamoul ou le népali, parlées dans l’est de l’Asie.
  • langues chamito-sémitiques (ou afro-asiatiques) : cette famille est composée des langues berbères et touarègues du Maghreb et du Moyen-Orient par exemple.
  • langues nilo-sahariennes : on y retrouve les différentes langues et les différents dialectes parlés en zone sub-saharienne en Éthiopie, Soudan, Niger ou Mali mais aussi au Tchad ou en Tanzanie.
  • langues nigéro-congolaises : groupe composé des différentes langues parlées dans sud de l’Afrique à partir du Niger et du Congo mais n’incluant par la Namibie et l’Ouest de l’Afrique du Sud.
  • langues khoïsan : langues parlées en Namibie et dans l’Ouest de l’Afrique du Sud.
  • langues caucasiennes : groupe où figurent notamment le géorgien et le tchétchène.
  • langues ouraliennes : elles sont parlées en Europe et en Asie du nord et incluent le finnois ou encore le hongrois ainsi que les langues lapones.
  • langues ienisseïennes : parlées dans l’est de la Sibérie.
  • langues tchoukotko-kamtchatkiennes : parlées dans le nord-est de la Sibérie.
  • langues altaïques : composées du japonais, du coréen ou encore du turc, mais ce groupe est largement contesté par les linguistes.
  • langues sino-tibétaines : composées du chinois et du birman par exemple.
  • langues tai-kadai, (thaï, etc.)
  • langues hmong-mien (diverses langues parlées à travers la Chine et Asie du Sud-est)
  • langues austroasiatiques (cambodgien, vietnamien, etc.)
  • langues austronésiennes (langues aborigènes de Taïwan et de Polynésie)
  • langues papoues (parlées en Nouvelle-Guinée et îles alentours)
  • langues aborigènes d’Australie
  • langues eskaléoutes (langues des régions arctiques)
  • langues amérindiennes (langues minoritaires dans le Nord de l’Amérique)
  • langues indo-européennes, qui nous intéressent ici.

La généalogie des langues est un domaine passionnant ! Pour en découvrir davantage sur les langues les plus incroyables qui existent dans le monde, rendez-vous sur notre article.

 

La famille indo-européenne

La famille indo-européenne rassemble de nombreuses langues parlées en Europe et en Asie occidentale. On retrouve plusieurs branches qui la compose : la branche germanique, celtique, italique, balto-slave, indo-aryenne, puis des isolats linguistiques. D’autres branches composent cette famille, cependant, il s’agit là de langues éteintes. Nous vous décrirons les différentes branches en citant quelques exemples de langues qui en font partie.

La branche germanique

La première branche est celle des langues germaniques. Elle comportent trois sous-branches, parmi lesquelles on trouve le germanique oriental, le germanique septentrional et le germanique occidental. Ce groupe de langue a donné naissance à plusieurs langues, dont l’anglais, langue la plus utilisée pour le commerce et pour communiquer à l’étranger. Mais on y trouve également des langues comme :

  • le suédois
  • le norvégien
  • le danois
  • l’islandais
  • le danois

La branche celtique

Cette catégorie de langues regroupe trois sous-groupes :

  • le celtique continental, au sein duquel on retrouve le gaulois
  • le brittonique, branche du breton et du gallois
  • le gaélique, où l’on trouve l’irlandais et l’écossais

Cependant, il s’agit de la branche linguistique la plus en danger actuellement. Pourquoi ? Parce que malgré leur statut de langue officielle ou de langue régionale, les locuteurs privilégient les langues dont l’expansion est plus large comme l’anglais ou le français.

La branche romane (ou italique)

Parmi les langues romanes, on retrouve toutes les langues issues du latin :

  • le français
  • l’espagnol
  • l’italien
  • le portugais
  • le roumain

Mais ce n’est pas tout. De nombreux dialectes romans sont encore parlés par une grande quantité de locuteurs, comme le catalan qui a encore un bel avenir devant lui ou encore les dialectes régionaux en Italie (calabrais, napolitains, etc.).

La branche balto-slave (ou balto-balkanique)

La branche balto-slave se divise en deux sous-branches distinctes :

  • les langues baltes, parmi lesquelles on retrouve le letton et le lituanien, seules survivantes de la catégorie.
  • les langues slaves qui elles se découpent en trois aires :

Nord : Polonais, tchèque et slovaque

Sud : Serbe, croate ou encore bulgare

Est : Russe, ukrainien et biélorusse

La branche indo-iranienne

Partons maintenant un peu en-dehors de l’Europe. Et oui, dans indo-européen, il y a aussi indo ! On retrouve donc :

  • les langues iraniennes : composées des langues kurdes et du persan par exemple
  • les langues indo-aryennes comme le sanskrit

On retrouve les langues indo-iraniennes de l’est de la Turquie jusqu’en Inde. De plus, des scientifiques ont émis l’hypothèse que l’indo-européen, la “langue mère” des différentes branches, serait née dans cette aire géographique.

Les isolats linguistiques

La famille indo-européenne comporte aussi ce que l’on appelle des isolats. Les isolats sont des langues qui représentent une catégorie à elles seules et qui ne peuvent être rattachées à aucune autre langue. On compte trois isolats encore parlés dans le groupe indo-européen :

  • le grec et ses différentes variantes
  • l’arménien
  • l’albanais

Les langues mortes

Il existe d’autres branches de langues dans la généalogie des langues indo-européennes. Malheureusement, celles-ci n’ont pas survécu ! Par exemple, la branche anatolienne, dont l’aire géographique correspond à la partie ouest de la Turquie (autrefois Anatolie), s’est éteinte dans l’Antiquité.

C’est aussi le cas de la branche tokharienne, qui comporte l’agnéen et le koutchéen. Ces deux langues parlées dans le bassin du Tarim à la frontière entre la Chine, le Kirghizistan et le Tadjikistan, se sont éteintes au cours du 1er millénaire.

 

Les origines des langues indo-européennes

Pour mieux comprendre ce qui rassemble ces différentes langues et ce qui les a divisées, il faut d’abord remonter plusieurs millénaires en arrière. Ces langues sont-elles seulement le simple reflet d’aires géographiques où ont-elles également des liens de parentés au niveau linguistique ? C’est ce que nous allons voir.

Une langue et un peuple communs ?

De nombreux linguistes ont émis une hypothèse selon laquelle un peuple indo-européen aurait existé.

Une langue commune

Bien qu’aucune trace matérielle ne l’atteste formellement, de nombreuses études ont démontré qu’il existe des similitudes entre les différentes branches de langues indo-européennes. À l’origine de ces théories : la linguistique comparée. La linguistique comparée, ou linguistique comparative, a permis d’établir plusieurs similitudes lexicales entre langues indo-européennes et a mené jusqu’à la théorie d’une langue mère, l’indo-européen. En effet, cette langue serait apparue 3000 ans avant notre ère, vers la fin du néolithique, et se serait éteinte avant l’apparition de l’écriture, ce qui expliquerait pourquoi il n’en reste aucune trace.

Un peuple indo-européen

Par la suite, le peuple Indo-européen aurait conquis de nombreuses terres en Europe et en Asie et aurait donné naissance aux différentes langues parlées dans ces contrées. De nombreux chercheurs continuent de tenter de prouver l’existence d’un peuple commun et de comprendre l’origine de ce peuple dont il ne reste aucune trace matérielle aujourd’hui.

Un territoire d’origine au cœur de la controverse

Si les scientifiques s’accordent à dire qu’un peuple indo-européen et une langue indo-européenne ont sûrement existé, le territoire d’origine représente quant à lui un débat qui fait encore rage de nos jours. Effectivement, deux écoles s’affrontent : l’école anatolienne et l’école kourgane. L’hypothèse anatolienne, comme son nom l’indique, prétend que le territoire d’origine serait l’Anatolie (en rouge sur la carte). L’hypothèse kourgane quant à elle prétend que le territoire d’origine se situe en Ukraine, au sud de la Russie et à l’ouest du Kazakhstan (en vert sur la carte). Nous n’entrerons pas dans le détail des différents arguments mis en avant, mais il faut savoir que la controverse continue dans le monde de la linguistique.

Phylogénie, où la genèse des langues

La phylogénie est une méthode scientifique qui étudie les similitudes entre deux espèces afin de déterminer si oui ou non elles possèdent un lien de parenté. Cette technique est particulièrement intéressante en linguistique puisqu’elle a permis de mettre en évidence de nombreux points communs entre langues indo-européennes. Ainsi, on peut établir un lien de parenté. L’exemple le plus flagrant est celui du mot « mère » qui, dans la plupart des langues indo-européennes, est assez similaire : « madre » en italien, « matka » en polonais, « matar » en sanskrit ou encore « mayr » en arménien. En linguistique, ces mots qui se ressemblent s’appellent des cognats.

La glottochronologie

Glotto-quoi ? Pas de panique ! Que l’on utilise le plus souvent en biologie pour comprendre l’évolution des espèces animales, et surtout pour tenter de savoir à quel moment un ADN animal a muté pour créer deux espèces différentes. Quel rapport avec les langues ? Eh bien sachez que cette méthode s’utilise aussi en linguistique afin de déterminer à quel moment une langue mère s’est divisée. Prenons le latin par exemple : la glottochronologie permet de déterminer le moment où le latin a muté pour créer plusieurs autres branches jusqu’à obtenir les langues romanes telles que le français ou l’italien.

 

Conclusion

Les langues indo-européennes forment un groupe très varié dont les langues sont parlées presque partout dans le monde, soit en tant que langue officielle, soit en tant que langue seconde. Cette famille linguistique est composée de différentes branches, dont les langues :

  • germaniques : qui donnent naissance à l’allemand ou l’anglais
  • celtiques : dont le breton ou le gaélique sont originaires
  • romanes : avec le français, l’espagnol ou encore l’italien
  • balto-slaves : qui donnent naissance au croate ou au lituanien
  • indo-iraniennes : avec des langues comme le persan ou le kurde

Mais au sein de cette famille linguistique, on retrouve aussi des isolats linguistiques, c’est-à-dire des langues qui représentent une branche à elles-seules comme le grec, l’arménien ou l’albanais. De plus, les chercheurs mettent en avant l’hypothèse d’un peuple ancien, les Indo-européens, possédant une langue commune à l’origine de toutes les autres langues de ce groupe. Bien qu’il n’y ait pas de traces matérielles concrètes d’un tel peuple, certaines techniques utilisées en biologie comme la phylogénie ou la glottochronologie attestent d’une origine commune des langues indo-européennes.

 

 

Jeune fille au pair à l’étranger : ce qu’il faut savoir

Jeune fille au pair à l’étranger : ce qu’il faut savoir

Vous souhaitez partir comme jeune fille au pair à l’étranger ? Voici tous nos conseils pour faire de ce séjour une expérience inoubliable. 😉 Si comme des milliers de jeunes vous souhaitez vous aussi tenter l’expérience, cet article est fait pour vous ! Une expérience unique motivée par l’envie de voyager, d’apprendre une langue ou même d’être plus indépendant, mais qu’il faut bien préparer pour partir en toute tranquillité. Découvrez tous les avantages de ce type de séjour à l’étranger, mais aussi ce que l’on exigera de vous pour devenir au pair, puisqu’un certain type de profil est demandé. De plus, nous vous dirons comment partir et avec quels organismes pour un séjour sans mauvaises surprises. Nous vous donnerons de super conseils avant votre départ et une fois sur place pour profiter au mieux de cette expérience incroyable. Pour finir, vous découvrirez une sélection de sites web et agences au pair pour vous aider à organiser votre séjour à l’étranger. Un passage obligé pour un séjour réussi ! 😀

Partir au pair : les grandes lignes

Nous avons tous déjà entendu parlé des jeunes filles au pair, mais savez-vous vraiment de quoi il s’agit? Revenons sur cette expérience, ses avantages et les différents profils recherchés. Vous découvrirez que ce n’est pas seulement une expérience réservée aux jeunes femmes.

Partir au pair, c’est quoi ?

Partir au pair, c’est partir à l’étranger dans une famille d’accueil afin de s’occuper d’enfants. Il s’agit d’un échange de bons procédés : vous serez logé, nourri, blanchi. En contrepartie vous vous occuperez à plein temps des enfants de la famille. A plein temps, certes, mais vous pourrez aussi avoir du temps pour vous afin de visiter les alentours, voir du pays. Mais voyons plutôt les avantages d’une expérience au pair.

Les avantages d’une expérience au pair

Partir au pair a plusieurs avantages, aussi bien pour la famille d’accueil qui pourra bénéficier d’une baby-sitter à plein temps, que pour vous :

  • Le voyage : le premier avantage, c’est bien entendu que vous voyagerez et découvrirez une autre culture.
  • Le perfectionnement de votre niveau en langue : partir au pair est un bon moyen de parfaire vos connaissances en langue étrangère en communiquant avec la famille et les locaux. De plus, vous pourrez faire évaluer vos compétences linguistiques avec une certification comme le TOIEC pour l’anglais.
  • Le gain d’autonomie : partir au pair vous permettra de développer votre sens de l’autonomie et des responsabilités puisque vous aurez la charge d’enfants. J’ajouterai que les gens vous feront confiance aussi. C’est classe.
  • Un maison pour vos prochains séjours : grâce au lien unique qui se crée entre vous et la famille d’accueil, vous deviendrez un membre à part entière de la famille et vous aurez une seconde maison à l’étranger.

Vous l’aurez compris, devenir jeune fille au pair est bénéfique aussi bien pour votre culture, vos compétences linguistiques ainsi que votre sens des responsabilités. En somme, une expérience qui vous fera grandir !

Fille ou garçon ? On bouscule les codes !

Traditionnellement, être une fille est un avantage pour partir au pair. Cependant, de plus en plus de garçons souhaitent aussi entreprendre cette expérience incroyable, et davantage de familles sont ouvertes au fait d’accueillir un garçon au pair. C’est notamment le cas en Angleterre et en Australie.

 

Quelles conditions et exigences ?

Pour devenir jeune fille au pair, il existe des conditions. Il faudra répondre aux critères suivants pour effectuer ce séjour à l’étranger.

Quelques prérequis

Tout d’abord, pour être jeune fille au pair il faut avoir entre 18 et 26 ans et avoir un casier judiciaire vierge. Il s’agit là des premières conditions. Contrairement au baby-sitting, il faut savoir qu’un diplôme du secondaire ou un diplôme universitaire est souvent exigé. De plus, disposer du BAFA et d’un diplôme de secourisme est toujours le bienvenu, surtout si vous êtes un garçon – les familles encore réticentes au fait de confier leurs enfants à un homme l’exigent le plus souvent. Mais ce n’est pas tout ! On pourra vous demander d’avoir un permis de conduire en poche afin de pouvoir vous véhiculer sur place et véhiculer les enfants que vous aurez à charge. Si vous répondez à ces critères, vous êtes le candidat idéal pour partir au pair à l’étranger.

Expérience professionnelle

Pour partir au pair, il vous sera également demandé d’avoir une solide expérience en baby-sitting et de pouvoir fournir des lettres de références afin d’attester de vos capacités à garder des enfants. Toutefois, si vous n’avez jamais fait de baby-sitting, d’autres expériences peuvent être valorisées, comme :

  • avoir travaillé dans un centre aéré
  • avoir entraîné des groupes de jeunes dans un club de sport
  • s’être déjà occupé de frères et sœurs plus jeunes

Ces exigences professionnelles sont à prendre en considération afin de partir comme jeune fille au pair pour avoir une idée préalable de ce qu’est travailler avec des enfants.

Et les langues ?

Afin de communiquer avec la famille d’accueil, quelques connaissances linguistiques préalables seront nécessaires. Si vous partez dans un pays anglophone, il faudra maîtriser vos bases d’anglais, même si vous souhaitez devenir jeune fille au père pour améliorer vos compétences linguistiques. Vous verrez, vous ne mettrez pas longtemps à progresser ! En revanche, si vous souhaitez partir dans un pays dont la langue officielle n’est pas l’anglais, comme la Suède, la Norvège ou l’Allemagne où chaque année de nombreuses familles font appel à des jeunes filles au pair, il faudra maîtriser les bases de la langue du pays. Notez bien que partir sans connaissances linguistiques peut être un réel problème, veillez donc à vous renseigner et apprendre quelques bases de la langue locale pour communiquer et progresser. Pour vous préparer à communiquer en anglais le plus rapidement possible, n’hésitez pas à (revoir) nos conseils. 😉

Comment partir au pair ?

Vous souhaitez partir au pair mais… comment faire ? A qui s’adresser et quelles sont les démarches ? Que vous souhaitiez partir avec une agence ou que vous préfériez vous débrouillez seul, voici les différents organismes et sites web divers qui pourront s’avérer utiles.

Faire appel à une agence

Faire appel à une agence est la meilleure solution pour partir au pair à l’étranger. Pourquoi ? Premièrement et tout simplement parce que vous serez assuré contre les différents aléas qui peuvent survenir durant votre séjour. Ensuite, les agences spécialisées dans les voyages au pair vous aident à obtenir le visa nécessaire pour effectuer un séjour de longue durée, alors qu’en partant seul vous pourriez bien ne pas réussir à en obtenir un. Bon la rançon de la gloire, c’est qu’il faudra payer quelques frais d’agence pour bénéficier de tous ces avantages. Eh oui …

Partir seul ?

Partir seul n’est pas recommandé, mais si vous ne souhaitez pas payer les frais d’agences, vous pourrez écumer les petites annonces de familles cherchant des jeunes filles au pair. Où trouver ces petites annonces ? Sur Facebook par exemple. Il existe de nombreuses pages Facebook pour ceux qui souhaitent partir sans agence. Toutefois, si vous partez seul, attention aux arnaques ! Certaines familles pourraient vous sous-payer, comme certains témoignages de jeunes filles au pair l’indiquent.

Quelques conseils

Que ce soit avant de partir ou une fois sur place, voici quelques conseils pour faire de ce voyage une expérience inoubliable.

Avant le départ

Avant le départ, voici quelques conseils utiles pour être prêt(e) à partir au pair:

  • Économisez ! En effet, il faudra partir avec quelques économies pour subvenir à vos besoins sur place. Même si vous bénéficierez d’une compensation financière, celle-ci s’apparente davantage à de l’argent de poche et ne suffira pas si vous souhaitez voyager un peu ou faire quelques activités sur place.
  • Travaillez la langue : pour pouvoir vous débrouiller et être pleinement autonome sur place, veillez à travailler votre niveau d’anglais ou la langue du pays dans lequel vous comptez effectuer votre séjour. N’oubliez pas de vous munir d’un petit dictionnaire et d’un calepin pour noter toutes les expressions que vous entendrez !

Vous êtes maintenant prêt à partir ? Ne manquez pas nos conseils une fois sur place.

Une fois sur place ?

Pour profiter pleinement de votre séjour, voici quelques recommandations :

  • Oubliez vos compatriotes. Afin de progresser en langue et d’acquérir un bon niveau, veillez à communiquer davantage avec les locaux. Pour en savoir plus sur l’apprentissage en immersion, rendez-vous sur notre article.
  • Ne restez pas toujours à la maison. Vous aurez des responsabilités, certes, mais vous devrez aussi découvrir votre nouveau lieu de vie.
  • Communiquez. Parfois, vous serez en désaccord avec la famille, et il faudra apprendre à communiquer pour que tout se passe au mieux.
  • Prenez en compte la différence de culture. La différence culturelle peut créer des désaccords entre vous et la famille. Apprenez à vous adapter !

Combien de temps rester ?

Vous pourrez rester en famille d’accueil de 3 mois à 1 an environ, mais tout dépend de vous. Pour progresser un maximum en langues, voyager et découvrir la culture locale, nous vous conseillons bien entendu de rester le plus longtemps possible. Cependant, même un court séjour peut porter ses fruits.

Sites web et agences pour partir au pair

Sites web :

Cultural Care Au pair est le spécialiste des séjours au pair aux États-Unis. Un organisme reconnu pour la qualité de ses services et à qui vous pourrez faire pleinement confiance. Si vous aussi vous souhaitez opter pour l’American Dream, rendez-vous sur leur site!

Au Pair World est sans doute l’un des meilleurs sites pour devenir jeune fille au pair à l’étranger. Vous pourrez choisir parmi les nombreuses destinations proposées pour partir en séjour au pair.

Workaway est un site multi-tâches. Il propose de vivre de nombreuses expériences professionnelles à l’étranger et notamment des expériences au pair. Vous n’aurez qu’à renseigner vos préférences sur leur site et le tour est joué !

AuPair.com est un site qui propose de trouver la famille idéale pour votre prochain séjour au pair. Tout droit venu d’Allemagne, le site est simple d’utilisation.

Au Pair Ads est le site parfait pour tous ceux qui souhaitent partir dans les pays scandinaves. Danemark, Finlande, Norvège, Suède ou Islande, vous trouverez de nombreuses familles prêtes à vous accueillir. Le site propose également de partir pour le Canada et l’Australie.

Agences :

  • UFAAP : l’Ufaap, ou l’Union Française des Agences Au Pair, est un organisme qui rassemble toutes les agences Au Pair de France. D’où que vous veniez, vous pourrez consulter sur leur site les différentes agences Au pair agréées. Grâce à l’Ufaap, vous êtes assuré de partir à l’étranger en toute légalité. Vous bénéficierez de toutes les garanties pour un séjour réussi. Consultez leur site pour sélectionner l’agence au plus près de chez vous.

Conclusion

Vous avez désormais toutes les cartes en main pour réussir votre séjour de jeune fille au pair à l’étranger. En partant au pair, vous partez découvrir une autre culture et un autre pays, un échange unique entre vous et une famille d’accueil. Vous aurez la charge d’enfants de tous âges et en profiterez pour parfaire votre niveau en langues. Mais attention ! Avant de partir, il faudra veiller à répondre à tous les critères, qui ne sont pas des moindres. Avoir 18 à 26 ans, un casier vierge, un diplôme, une solide expérience en baby-sitting, quelques bases de la langue du pays, etc. De plus, soyez vigilent lors de votre recherche de famille d’accueil. Nous vous conseillons de faire appel à une agence pour bénéficier d’un service complet, en toute sécurité. En cliquant sur les liens ci-dessus, découvrez tous les sites web et les agences qui vous aideront à partir au pair à l’étranger et vivre une expérience incroyable.

Si vous pensez que les enfants sont une contrainte trop importante, pourquoi ne pas miser sur un séjour linguistique ? Retrouvez toutes les infos à ce lien : trouver un séjour linguistique pas cher.

Bon voyage !

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Félicitations ! Bienvenue à bord !

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