Interview : séjour linguistique, notre avis

Interview : séjour linguistique, notre avis

Une fois n’est pas coutume, Marc, le co-fondateur de notre blog, est allé faire un séjour linguistique pour se faire un avis sur la question. Je profite de son expérience pour lui poser quelques questions. L’objectif est de savoir si son séjour lui a permis d’apprendre une langue, si les conditions sur place étaient à la hauteur et s’il vous recommanderait de faire la même chose. Enfin, et c’est peut-être cette partie la plus intéressante : est-ce que le rapport qualité/prix était intéressant ? C’est parti.

 

Paul : Salut Marc, peux-tu nous dire dans quel pays, quelle ville et avec quel organisme tu es parti en séjour linguistique ?

Marc : salut Paul, je suis parti à Palma de Majorque en Espagne (sur les îles Baléares) en réservant avec ESL. L’école n’était pas estampillée ESL mais c’était une école partenaire, du nom de « International House ».

 

Paul : Pourquoi as-tu choisi de partir en Espagne ? Et pourquoi avec ESL ?

Marc : l’espagnol est une langue utile et facile à apprendre pour les Français, et je m’étais toujours dit que j’aimerais bien parler espagnol un jour. Je n’avais jamais testé les séjours linguistiques, donc je me suis dit que ce serait une bonne occasion de le faire.

J’ai choisi ESL pour le tarif attractif et parce qu’ils sont réputés.

 

Paul : On parlera dans un instant des cours de langues mais avant cela, quel est ton sentiment sur tous les « à côté », comme l’hébergement, les navettes, la restauration, les salles de cours … ?

Marc : j’aurais pu prendre l’offre avec hébergement mais j’ai pris juste les cours avec rien d’autre car c’était moins cher. Après, si vous préférez la tranquillité, il vaut mieux prendre l’offre avec hébergement.

J’ai pris une chambre d’appart-hôtel et je me suis déplacé en bus et en voiture (de location) et j’ai mangé des sandwichs et tapas au bar en bas de l’école. C’est pas cher et j’ai pu un peu plus discuter avec les autres élèves 🙂

Les salles de cours sont parfaites, rien à redire. C’est vraiment exactement comme à la fac, mais en plus petit.

 

Paul : Tu ne t’es pas senti un peu seul une fois sur place ? En gros, peux-tu nous dire comment s’est passée ton intégration avec les autres élèves ?

Marc : non, je ne me suis pas senti seul parce que les élèves étaient tous très sympas et détendus (forcément, ce sont des vacances en quelque sorte). En plus, j’ai fait le séjour avec ma sœur, donc je ne me suis pas ennuyé ! Même si j’avais été seul, j’aurais pu facilement aller passer du temps avec les autres élèves et ainsi échanger un peu.

 

Paul : parlons plus précisément des cours de langues. Avant de partir avec ESL, avais-tu déjà des connaissances de l’espagnol ? Et une fois revenu, quel était ton niveau ?

Marc : avant de partir, j’avais un niveau faux-débutant en espagnol. Ayant appris l’italien et m’intéressant aux langues, je suis quand même parti avec de bonnes facilités.

A la fin de la semaine, j’ai clairement progressé en vocabulaire ainsi qu’en grammaire. J’ai appris pas mal de nouvelles règles et petites choses que j’aurais clairement mis beaucoup plus longtemps à comprendre sans l’aide d’un prof, qui plus est de langue maternelle espagnole. Si j’étais resté 3 mois, je pense que je parlerais espagnol plus ou moins couramment !

Les profs étaient vraiment sympathiques et à l’écoute. Ils ont l’air bien plus disponibles et détendus que les profs du collège ou du lycée. C’est sûrement parce qu’ils ont devant eux des élèves qui ont envie d’apprendre.

Nous étions 5 à 10 élèves par classe, globalement faux-débutants mais avec des niveaux variables. On a commencé par revoir des choses basiques, ce qui m’a permis de défricher un peu mes connaissances de base. Ensuite, on a enchainé sur des trucs un peu plus poussés.

Un élève avec un faible niveau pourra quand même faire des progrès et sera aidé par le professeur, tandis qu’un élève plus doué pourra s’attarder sur les subtilités des leçons (sur les supports et le livre fourni).

Les cours sont assez interactifs et l’ambiance détendue. Il y a des petits jeux pour s’entraîner à parler. J’ai bien apprécié l’aspect informel des cours. On ne s’ennuie pas.

 

Paul : selon toi, quels sont les gros avantages d’un séjour linguistique par rapport aux autres méthodes de langue ?

Marc : quand on étudie une langue en France, une fois le cours terminé, on revient à la vie « en français ». On arrête de faire l’effort de parler la langue étudiée.

En séjour linguistique, le fait d’étudier la langue le matin puis de l’utiliser constamment tout au long de la journée permet de réutiliser des mots fraîchement appris, et donc de les graver dans notre mémoire beaucoup plus efficacement.

Par exemple, j’ai perdu mon sac à dos dans un restaurant. J’avais appris le mot pour dire « sac à dos » (la mochila) la veille. En revenant au restaurant, j’ai réutilisé le mot, et maintenant je m’en souviens encore. Si je l’avais juste vu une fois sans le réutiliser ensuite, je ne suis pas sûr que je m’en serais souvenu de nouveau en écrivant cette interview. J’aurais dû aller le chercher sur internet.

De plus, en discutant en espagnol, on apprend tout un tas de petits mots et expressions que l’on n’apprend jamais en cours.

Enfin, je dirais que c’est même plus efficace que d’aller travailler au pays ou de faire un séjour Erasmus (sauf si vous faites une licence d’espagnol en Erasmus), puisque là, tous les matins, vous avez des cours pour apprendre l’orthographe, la grammaire et un prof qui vous corrige si vous faites des fautes. Ainsi, vous apprenez à parler le plus correctement possible, tandis que si vous venez faire un stage par exemple, peu de monde prendra la peine de vous corriger et de vous expliquer les règles de grammaire.

C’est bien connu : c’est en passant du temps au pays que l’on apprend une langue le plus efficacement. Et le fait d’étudier la langue de manière intensive tout en vivant dans le pays permet de décupler les progrès !

 

Paul : y’a-t-il des points négatifs ou des choses que nos lecteurs devraient savoir avant de partir ?

Marc : pas vraiment… L’expérience a été super positive pour moi ! A la limite, je dirais que les cours sont assez intensifs et demandent de la concentration et un bon effort de révision. A la fin de la matinée, après 4 heures de cours, on a la tête qui va exploser 😀 mais c’est pour ça que je suis venu et donc j’apprécie d’en avoir eu pour mon argent !

Si vraiment les cours vous barbent, alors prenez un séjour avec 2 heures de cours par jour, mais je trouve ça dommage. Quitte à faire un séjour linguistique, autant y aller à fond !

Un point positif : l’école propose des activités gratuites l’après-midi (les cours étant le matin). J’ai ainsi pu faire un tour guidé du château de Palma.

Le tour était effectué par une prof, et j’en ai appris beaucoup sur l’histoire de la ville, de l’île, de l’Espagne, de la Catalogne et de l’évolution du catalan. Sur les îles Baléares, on parle une variante du catalan : le Majorquin.

 

Paul : pour finir cette interview, quelle note et quel avis tu donnerais à ton séjour linguistique ?

Marc : je lui donne 20/20. Si vous le pouvez, faites-le sans hésiter. C’est de loin la manière la plus rapide et efficace pour apprendre une langue, et c’est aussi l’occasion de rencontrer plein de gens qui viennent apprendre une langue pour diverses raisons (études, reconversion professionnelle, retraités…).

tarif ESL semaine

L’offre choisie par Marc pour partir une semaine en Espagne

 

210 € pour une semaine, c’est vraiment pas cher comparé à ce que cela vous apporte :

  • une compétence que vous garderez à vie
  • plus de facilités à trouver un emploi
  • un entraînement pour votre cerveau
  • un changement de cadre
  • un voyage culturel
  • des interactions avec les locaux et les autres élèves

 

Et puis 210€ en vacances, c’est vite cramé, comme dirait l’autre. Donc plutôt que de gaspiller votre argent à boire des mojitos à 8€, vous pouvez aussi investir sur vous-même. A vous de juger, mais si votre objectif est d’apprendre une langue, le séjour linguistique est d’une efficacité redoutable.

 

Quant à ESL, je n’ai rien à dire, tout était parfait. Professeurs sérieux, sympa et à l’écoute, supports fournis et de qualité (vous pouvez repartir avec le livre et le CD). Reste à voir si l’hébergement est correct, mais je n’en doute pas.

 

Pour aller plus loin

Relisez notre article sur les séjours linguistiques. 😉 Il vous permettra de bien choisir celui qui vous correspond.

Marc a fait une petite vidéo fort enjouée sur son séjour, découvrez-la sur YouTube.

Comment utiliser le present perfect en anglais ?

Comment utiliser le present perfect en anglais ?

Le present perfect est un temps clé. Après les temps du présent, du prétérit et les auxiliaires de modalité (comme can, must, would), il est certainement celui que vous devez connaître pour être à l’aise en anglais. A l’image des autres temps de la langue, il n’est pas compliqué à construire. Le vrai défi, c’est de comprendre QUAND l’utiliser. Dans ce nouvel article, retrouvez les meilleurs réflexes pour faire du present perfect un véritable atout dans votre bagagerie linguistique. J’ai tissé une ligne explicative autour de la cuisine, allez voir, c’est fruité ! 😀

 

Present perfect : de quoi parle-t-on ?

Un temps ne se construit qu’avec des verbes. Comme en français, on peut se rassurer en se disant qu’il n’existe pas beaucoup de temps en anglais. Il en existe seulement douze différents. Bon, je ne compte pas les deux petits frères que sont les modals et les perfect modals. Ce qui peut rassurer aussi, c’est que la connaissance de ces temps est le gage d’une bonne maîtrise de la langue. Ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est le present perfect, celui qui arrive sur la troisième marche du podium des temps les plus utilisés en anglais.

 

Pourquoi ce nom ?

Il y a deux éléments bien différents dans son petit nom : Present et Perfect. Que veulent-ils dire exactement ? On va donc voir les deux séparément.

  • Déjà, on retrouve le mot present. En anglais, on dénombre quatre temps différents qui ont ce mot dans leur nom.  Pas de grande surprise si je vous dis que cela veut dire la même chose en français. Mais pour autant, c’est TRES important. Cela signifie que ce temps a une notion de présent. Cela veut dire qu’un verbe qui se conjugue au present perfect aura un rapport avec le moment auquel on parle/écrit. Si j’écris : je mange, cela veut dire que ça se passe maintenant, tout de suite. Pas avant-hier, pas demain … mais maintenant !

 

  • Ensuite, on retrouve perfect. Là encore, on le retrouve largement en anglais avec six temps qui ont aussi perfect dans leur nom. Bien, mais ça veut dire quoi perfect ? C’est très simple. Le perfect permet de rendre compte d’une action, un état ou une habitude terminés et qui ont commencé dans le passé.

 

Quel est le rapport entre present et perfect ?

Je viens de vous expliquer deux choses qui paraissent opposées. A la fois ce temps s’inscrit dans le présent et il a commencé dans le passé. Vous me direz peut-être “décide-toi mon gars”. Et vous avez bien raison. Mais je vais pas me débiner, je vous explique, regardez :

 

Le present perfect permet de retranscrire une action qui commence dans le passé (perfect) et qui s’arrête au moment présent où je parle/écris (present).

 

Dans l’image ci-dessous, je vous donne une illustration de la philosophie de ce temps :

Comment construire le present perfect ?

Cette partie est de loin la plus simple à maîtriser. Comme on vient de le voir,  le present perfect est un mixte de présent et de passé. C’est donc tout logiquement que l’on va retrouver ces deux aspects dans la construction de ce temps. Tout d’abord, nous avons besoin du présent. On prendra l’auxiliaire “to have” que l’on conjuguera ainsi … au présent ! Dans un second temps, on lui collera le verbe que l’on veut conjuguer au participe passé. C’est ti pas beau ? Bon, mais concrètement ça veut dire quoi ?

 

Auxiliaire et participe passé

C’est quoi un auxiliaire déjà ?

Je fais un petit rappel si besoin s’en fait ressentir. 🙂 Pourquoi est-ce que je parle d’auxiliaire et pas de verbe quand je parle de “to have” ? Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’un auxiliaire permet de construire un temps bien particulier. Il n’a pas vraiment de sens en soi, c’est juste un truc rajouté pour construire une forme grammaticale particulière (ici le present perfect). Dans les exemples suivants, l’auxiliaire est en rouge :

  • J’ai décidé, I have decided
  • Elle a joué, she has played
  • Vous avez habité, you have lived.

 

En cuisine, quand vous mettez des œufs dans la préparation de votre pâte, vous ne retrouverez jamais le goût des œufs dans votre gâteau qui sort du four ! Mais sans les œufs, votre gâteau aura une drôle de tête. C’est donc un élément indispensable à la préparation du gâteau. L’auxiliaire to have c’est la même chose. Ce sont les œufs de votre gâteau. Sans lui, votre temps sera incompréhensible.

 

Ce qui distingue l’auxiliaire “to have” du verbe “to have” c’est que ce dernier a un véritable sens. Il veut dire avoir. Il peut s’employer tout seul. Pas l’auxiliaire. Lui, il a besoin d’être accompagné d’autre chose pour avoir un sens. Dans le cas du present perfect, il s’agit du participe passé.

 

Et le participe passé ?

Le participe passé est utilisé avec un auxiliaire. C’est lui qui porte le sens du verbe conjugué. “Qu’est-ce qu’il raconte là ?”. Bon, je vous ai entendu jusqu’ici. Regardez les exemples ci-dessous :

  • j’ai cuisiné : I have cooked
  • Il a aimé: he has loved
  • Nous avons pris: we have taken

 

Si nous reprenons l’exemple du gâteau, le participe passé est l’ingrédient phare de votre préparation. Si vous voulez faire un fraisier, eh bien mettez donc des fraises ! Le participe passé c’est les fraises. C’est lui qui donne tout le sens de la construction. Sans lui on ne comprendra pas, sans lui c’est un fraisier sans fraises.

 

Assemblage de l’auxiliaire et du participe passé

A présent, nous savons de quoi nous avons besoin. Un auxiliaire + un participe passé. Mais ça ressemble à quoi concrètement ?

 

L’auxiliaire to have devra être conjugué au présent de cette manière :

  • I have
  • You have
  • He/she/it has
  • We have
  • You have
  • They have

 

Il n’y a qu’un seul piège, à la troisième personne du singulier (il, elle, cela). En effet, l’auxiliaire devient has à la différence de toutes les autres personnes. Facile non ?

 

Le participe passé se construit de deux manières, selon que le verbe soit régulier ou irrégulier :

  • pour les verbes réguliers (environ 30 000), on prendra seulement le radical du verbe, c’est-à-dire le mot en entier sans le “to” devant (to walk => walk) et on ajoutera “-ed” à la fin. Exemple : to walk => walked ; to work => worked ; to touch => touched. Si le radical finit déjà par un “e”, pas de soucis, on ajoute seulement le “d” manquant : to seize devient seized.

 

  • pour les verbes irréguliers (entre 150 et 200 mots), les choses se corsent un peu. Il faut se reporter à la troisième colonne des listes que l’on apprenait à l’école. Ils s’appellent irréguliers parce que justement, il ne suivent pas exactement la terminaison en “-ed”. Exemple : to take => taken ; to see => seen ; to get => got.

 

Vous l’aurez compris, pour avoir un present perfect bien formé, il faut donc respecter la forme suivante :

SUJET + AUX HAVE (au présent) + PARTICIPE PASSE + COMPLEMENT

 

You have done your best

(Tu as fait de ton mieux)

The car has stopped over there

(La voiture s’est arrêtée là-bas)

 

Quand utiliser le present perfect ?

Pour conclure, je vous expliquai plus haut que le present perfect est un temps qui permet de parler d’une action commencée dans le passé et qui se termine dans le présent. Voyons maintenant avec une série d’exemples ce qu’il faut comprendre derrière tout cela. Mais avant de commencer, je préfère être clair. N’essayez pas de comparer ce temps avec un temps du français. C’est pas terrible de résonner comme ça. Ca ne colle pas toujours et cela peut même conduire à des erreurs. Allons-y !

 

Les mots “signal” du present perfect

En fait, si tout cela vous paraît compliqué, il existe une astuce pour gagner du temps. En anglais, certains mots ne pourront s’utiliser qu’avec le present perfect. “Mais pourquoi il l’a pas dit avant ?!“. Eh bien, parce que toutes les phrases ne comportent pas forcément ces mots ! Voici la liste des signal words, que l’on utilise exclusivement avec le present perfect :

  • Since | Depuis | ⚠️ Toujours suivi d’une date ! I have been the boss since 1995.
  • For | Depuis | ⚠️ Toujours suivi d’une durée ! You have not seen her for ages !
  • Already | Déjà | He has already drunk it up.
  • Not yet | Pas encore | She has not finished her homework yet.
  • Before | Avant | You have never experienced this feeling before.
  • Ever / Never | Jamais | They have never tasted such a good meat.
  • Still not | Toujours pas | Have you had news from them ? No, Still not.
  • So far | Jusqu’à présent | She has won all her compétitions so far.
  • Just | A l’instant | We have just begun to repair the car.
  • Up to now | Jusqu’à maintenant | You have not been very successful up to now.
  • Recently | Récemment | I have recently met your brother.
  • Until now | Jusqu’à maintenant | They have stayed on the beach until now.

 

Explications détaillées

Pour chacun des exemples ci-dessous, je vais vous donner la grille de compréhension. Vous verrez par vous-mêmes, c’est assez simple quand on a pris le coup. Ce qui faut retenir, c’est que l’action commence dans le passé et s’arrête là, maintenant, dans le présent.

 

I have lived in London. | To live = habiter/vivre | On comprend que la personne qui parle, en l’occurrence moi, “a habité un certain temps à Londres”. Elle y a donc emménagé dans le passé et le fait de vivre à Londres s’arrête précisément maintenant. On peut donc comprendre que je viens de déménager et que mon expérience à Londres est terminée.

 

You have worked in a large company. | To work = travailler | Ici, la personne, “tu/vous, as (avez) travaillé dans une grande entreprise”. Elle a donc pris ses fonctions dans le passé, à un moment qui n’est pas indiqué dans la phrase. Au moment présent, c’est-à-dire au moment où je parle, son activité dans l’entreprise se termine. Peut-être, que la personne a trouvé un job ailleurs, qu’elle est partie à la retraite ?…

 

It has destroyed my toys. | To destroy = détruire | Quelque chose, sûrement un animal ou un objet a “détruit mes jouets”. Si le sujet est un chien, pris d’un folie destructrice, a commencé à déchiqueté les jouets de l’enfant, il s’est arrêté depuis. Ouf !

 

We have climbed a mountain. | To climb = escalader | Dans ce cas de figure, “nous avons escaladé une montagne”. Après avoir commencé notre ascension, nous sommes enfin arrivés au sommet ! Au moment où je parle, l’ascension est terminée.

 

You have seen many people today. | To see = voir | Ici, “vous avez vu plein de gens aujourd’hui”. Votre journée à donc été animée, depuis le moment où vous avez vu la première personne, possiblement en sortant de chez vous, jusqu’à votre retour au calme.

 

Explications en exemple

She has put a chair in the hall. | To put = mettre | “Elle a mis une chaise dans le hall”, l’action passée est donc le moment où elle est allée cherché la chaise et l’a déposée dans le hall. D’ailleurs, elle vient juste de le faire.

 

They have decided not to go. | To decide = décider | “Ils ont décidé de ne pas y aller”. Le temps de la réflexion c’est important ! Donc entre le moment où ils ont commencé à y réfléchir et le moment où ils ont pris leur décision, il s’est passé du temps.

 

I have torn my shirt. | To tear = déchirer | “J’ai déchiré ma chemise”. Imaginez, que je sois un enfant et que je joue innocemment dans un parc. Je cours partout, dans tous les sens. A un moment donné, ma chemise se prend dans un branchage qui dépasse et, puisque je courre, je ne m’en rends pas compte. J’arrive tout content vers mes parents qui le remarquent. Je me fais sermonner. L’action est terminée.

 

You have flown to New-York. | To fly = voler, aller en avion | “Tu es allé (en avion) à New-York”. Le temps du passé est le moment où vous embarquez à Paris – Charles de Gaulle (ou ailleurs, amis de Navarre) et le moment du présent où vous quittez ce même avion, une fois arrivé à l’aéroport JF. Kennedy.

 

We have eaten the whole BigMac Menu. | To eat = manger | “Nous avons mangé le menu BigMac en entier”. Nous sommes ainsi attablé dans l’un de ces superbes restaurants. Le plateau est devant nous. Que faisons-nous ? Nous commençons par manger une frite, bien sûr ! Par conséquent, l’action commence dès lors que nous mettons l’un des éléments du menu dans notre bouche. L’action se termine lorsque nous finissons la dernière lampée de coca pour faire couler le tout. 🙂

 

Pour aller plus loin

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