La langue des signes : et si on s’y mettait ?

La langue des signes : et si on s’y mettait ?

Comment dire bonjour en langue des signes, vous êtes-vous déjà posés la question ? Moyen très efficace pour communiquer avec et entre personnes sourdes, c’est une langue visuelle et gestuelle aussi riche qu’une langue parlée ! La langue des signes française LSF, par exemple, est parlée couramment par près de 100 000 personnes selon la Fédération Nationale des Sourds de France. Et on y compte aussi bien des personnes malentendantes, sourdes ou entendantes. Depuis plusieurs années, elle fait de plus en plus d’émules. Venez découvrir avec moi cette langue fascinante.

 

Histoire et caractéristiques de la langue des signes

L’histoire mouvementée de cette langue en mouvements

La langue des signes est intimement liée aux personnes sourdes. Et l’histoire n’a pas toujours été tendre avec elles… Pendant longtemps, elles ont été considérées comme des simples d’esprit. Elles étaient alors isolées et réduites à utiliser une gestuelle assez simpliste.

 

Au Moyen-Âge, le contexte leur a été un peu plus favorable, notamment dans les monastères cisterciens. En effet, le vœux de silence a permis aux gestes de remplacer la parole et certains baptêmes et cérémonies étaient célébrés en langue des signes.

 

À partir du XVème siècle, on commence enfin à les considérer comme des individus à part entière, notamment grâce à certains artistes sourds dont Ombrien Pinturicchio. Léonard de Vinci, Montaigne, Descartes, et bien d’autres, sont d’ailleurs fascinés par leur langue.

 

Il faut attendre le XVIIème siècle pour que l’Abbé de l’Epée permette à la langue des signes d’être enseignée et perfectionnée. Elle existait depuis fort longtemps mais n’était pas encore normée. Il ouvre alors la première école pour les sourds et, avec l’aide de ses élèves, invente un alphabet. Le mouvement gestualiste voit le jour. Son enseignement rencontre un tel succès qu’il se diffuse dans toute l’Europe ainsi qu’aux Etats-Unis. Mais cet âge d’or ne dure pas.

 

En 1880, se tient le Congrès de Milan, un congrès international pour l’amélioration du sort des sourds (vous remarquerez bien vite l’ironie). Et, la langue des signes est… interdite !

 

Elle est alors qualifiée de langue des singes par les membres, dits oralistes, de ce congrès (pratiquement tous entendants). Elle ne permettrait pas de communiquer avec Dieu et empêcherait les sourds de bien respirer, entraînant la tuberculose. Ils considèrent que les personnes sourdes doivent apprendre à parler pour intégrer la société, niant complètement leurs particularités et leur culture. En effet, au-delà de la parole, c’est toute une culture Sourde qui s’est développée.

 

Après ce congrès, et durant près d’un siècle, la langue des signes est méprisée et pratiquée de manière clandestine. Les sourds sont alors obligés de parler et lire sur les lèvres. Il faut attendre… 1991, en France, pour qu’une loi autorise enfin l’apprentissage de la langue des signes. Cependant, elle est seulement considérée comme un moyen pédagogique. Ce n’est qu’en février 2005, qu’elle est reconnue comme une langue en tant que telle.

 

Malheureusement, encore aujourd’hui, tous les enfants sourds ne peuvent pas accéder à un enseignement dans leur propre langue. Il existe pourtant des écoles bilingues (pour apprendre le français parlé et la LSF) mais elles ne sont que trop rares sur le territoire.

 

Mais alors, c’est quoi la langue des signes ?

La langue des signes est majoritairement utilisée par les personnes sourdes et muettes pour communiquer. Ah, petite précision, l’expression « sourd-muet » est souvent utilisée car beaucoup de personnes qui n’entendent pas, n’utilisent pas le langage parlé. Ce qui est assez logique : lorsque l’on parle, on ne fait que reproduire les sons que l’on entend.

Il s’agit d’une langue visuelle et gestuelle, basée sur les mouvements et les positions des doigts et des mains ainsi que les expressions du visage. C’est un tout autre modèle linguistique.

 

Tiens d’ailleurs, quelle est la différence entre la langue des signes et le mime ?

 

Contrairement à la première, le mime est plus imagé et basé sur des déplacements et mouvements du corps. La langue des signes, elle, est beaucoup plus complexe. Mais saviez-vous que Charlie Chaplin, pour perfectionner le jeu de ses personnages, s’est beaucoup fait aidé par son ami sourd, Grandville Redmond ?

La langue des signes est différente du mime

Ce n’est pas Marcel Marceau qui dira le contraire

 

Aussi, vous n’apprenez pas LA langue des signes mais UNE langue des signes.

 

Avez-vous remarqué que j’ai employé à plusieurs reprises l’expression « langue des signes française » ou LSF ? En effet, la langue des signes n’est pas universelle. Il en existerait près de 120 ! Chacune est propre à son pays et possède sa propre logique et son vocabulaire. D’ailleurs, certains mots et expressions sont typiques du pays, voire de la région, dans lequel ils sont utilisés. En français, par exemple, pour dire «papa», vous devez pincer la moustache, tandis que « maman » peut se dire de 7 manières différentes !

 

Comme pour la langue orale, elle peut emprunter des signes à d’autres langues. À ce propos, 60% de la langue des signes américaine a pour origine celle des français (rappelez-vous l’enseignement de l’Abbé de l’Epée) !

 

Bon, pour être tout à fait honnête, il existe la Langue des Signes Internationale (LSI). Cependant, elle n’est pas officielle, est peut pratiquée et parfois même rejetée car il lui est reproché de ne pas traduire les différences culturelles de chaque pays et que celles-ci s’effacent au profit de la standardisation.

Le langage des signes est un monde à part entière, riche, avec sa propre complexité. D’ailleurs, certaines expressions ne peuvent être traduites littéralement en langue parlée car elles ne se comprennent que par ceux et celles qui pratiquent la langue. Il s’agit un geste d’esprit. 😉

 

Comment apprendre la langue des signes française ?

Quelques informations à savoir avant de se lancer

La langue des signes française n’est pas du français signé, elle a sa propre syntaxe.

Et vous le remarquerez, vous comprendrez facilement la signification de certains signes, plus imagés, qui font directement référence à notre expérience plus ancrée dans le « pratique ». C’est ce qui s’appelle l’iconicité.

C’est d’ailleurs très intéressant de remarquer à travers cette langue, les traces de la culture du pays duquel elle provient. Par exemple, en chinois, « manger » fait référence à l’utilisation des baguettes.

Et comme toute langue, il faut prendre son temps pour l’apprendre et apprendre ses bases (les couleurs, chiffres, jours, etc.). Apprendre les mots vient avant la formulation des phrases.

Mais, combien de temps faut-il pour apprendre la langue des signes ?

Évidemment, tout dépend de chacun, de sa motivation et son investissement. Cela peut prendre plusieurs mois pour apprendre les bases et quelques années pour bien l’intégrer. Comme tout, cela demande du temps !

Parler avec ses mains

Parler avec ses mains, tout un programme !

À savoir également, que les pratiquants de ce langage visuel et gestuel utilisent beaucoup d’expressions faciales. Elles ne sont pas à négliger car elles donnent beaucoup de renseignements. On pourrait dire que c’est l’équivalent du ton qui change selon nos humeurs.

Maintenant, comment se lancer dans le bain ?

 

Les différentes manières d’apprendre la LSF

Il existe plusieurs façons d’apprendre la langue des signes et je vous conseille vivement de les combiner pour progresser plus facilement.

 

Les ressources sur Internet

Pour apprendre la langue des signes, le visuel est la clé ! Et gloire à Internet pour nous permettre d’accéder à autant de ressources du genre !

Voici quelques moyens qui vous seront utiles :

  • L’application et le site internet incontournables : Elix. Il en existe d’autres bien sûr, mais c’est la référence. Il s’agit d’une sorte de dictionnaire visuel qui comporte plus de 13 500 signes et propose la traduction vidéo d’un mot en langue des signes.
  • Les réseaux sociaux : sur Instagram, jetez un œil au compte lsfcombat et sur Twitter, suivez le hashtag #damefannysigne.
  • Les chaînes et vidéo Youtube : il existe quelques Youtubeurs sourds qui proposent des vidéos sur leur quotidien, comme Lucas Wild, mais aussi pour apprendre la langue telle que MélanieDeaf et sa seconde chaîne Signe2Mains.
  • Les médias en langue des signes. Et oui ! Ne pas entendre ne signifie pas ne pas s’informer ! Faites un tour sur L’œil et la main ou encore Média’Pi.

 

Prendre des cours auprès d’une association ou d’une école LSF

Les écoles et associations, comme Visuel, sont aussi là pour ça. Elles proposent des cours ou même des stages pour apprendre la langue des signes. Vous pouvez aussi vous tourner vers l’Académie de la Langue des Signes Française.

Certains profs proposent également des cours particuliers de LSF.

 

Des livres pour apprendre des signes ?

Il existe aussi des livres mais l’approche n’est pas toujours évidente car il faut bien regarder les images, les flèches et les mouvements. Aussi, je me garderais bien de vous en conseiller !

 

Rencontrer des sourds

Enfin, comme pour toute langue, il faut parler avec les personnes qui la pratiquent (c’est tout l’intérêt, non ?). Aussi, rencontrez des personnes sourdes, et plusieurs ! En effet, comme pour la langue orale, chaque personne a sa propre manière de parler, signer, sa langue. Cela vous permet à la fois d’apprendre des expressions pi-sourdes (en LSF, “pi” est employé lorsque c’est caractéristique d’un individu, d’un groupe), des expressions faciales, de nouveaux mots, etc.

Si vous êtes sur Paris, le Café Signes, dans le 14ème, est un lieu de rencontres entre sourds et entendants qui savent signer. Mais il existe pleins d’autres endroits, en France, pour se retrouver !

En fait, vous apprenez tout simplement une nouvelle langue étrangère mais… en silence !

 

Quel métier exercer grâce à la langue des signes ?

Tout comme les langues recherchées lors d’un recrutement, la langue des signes peut être un vrai atout.

Concernant la langue à proprement parler, il existe différents débouchés :

  • Interprète en langue des signes ;
  • Guide-conférencier ;
  • Professeur de langue des signes ;
  • Éducateur pour enfants sourds.

Penchons-nous particulièrement sur le métier d’interprète en LSF dont la demande est très importante.

Vous traduisez à la fois les propos des sourds et ceux des entendants, en expliquant aussi bien le sens que le contexte. Vous faites le lien entre un sourd et un entendant dans toutes les interactions du quotidien : chez le médecin, banquier, notaire, etc. Cependant, vous devez être capables de vous adapter car vous êtes souvent amenés à vous déplacer et changer d’environnement.

Vous pouvez travailler dans tous types d’organismes (entreprise, institution, association, organisation internationale) mais aussi en indépendant. Le salaire commence aux environs des 1 500 € et peut vite augmenter selon la spécialisation et l’expérience.

Si vous souhaitez plus d’informations sur le métier et les formations d’interprètes LSF (présentes sur Lille, Paris, Rouen et Toulouse), je vous conseille vivement de vous rendre sur l’AFILS.

Une interprète LSF en devenir ?

Une interprète LSF en devenir ?

Mais la langue des signes peut servir dans toutes les professions. Pratiquement tous les métiers aux savoirs assez techniques, en relation directe avec des clients ou des patients, ont besoin de personnes qui savent signer :

  • Avocats ;
  • Policiers ;
  • Notaires ;
  • Médecins ;
  • Infirmiers ;
  • Aides-soignants ;
  • Auxiliaires puéricultrices ;
  • Assistant de vis scolaire ;
  • Orthophoniste ;
  • Moniteurs d’auto-école ;
  • Banquiers ;
  • Chargés de clientèle ;
  • Assureurs, etc.

La liste est longue !

Vous pouvez très bien passer une formation en complément de votre diplôme principal.

Pratiquer la langue des signes apportera une dimension supplémentaire à votre métier car vous pourriez tout à fait être amenés à rencontrer une personne sourde. Elle rendra vos services plus ouverts et accessibles.

Je me permets tout de même d’indiquer que certains personnes sourdes tout aussi compétentes que les entendantes rencontrent des difficultés pour trouver un poste, du fait de leur surdité, même en étant interprète LSF ou guide-conférencier !

Apprendre la langue des signes c’est aussi, finalement, participer à la construction d’une société plus inclusive. C’est le signe (tiens donc) d’une plus grande ouverture mais aussi d’une plus grande tolérance.

Alors, des partants ?

 

Apprendre une langue étrangère ralentit l’arrivée d’Alzheimer !

Apprendre une langue étrangère ralentit l’arrivée d’Alzheimer !

L’impact des langues sur notre cerveau n’est plus à prouver. Les langues et la mémoire sont intimement liées, jusqu’ici, rien de nouveau sous le soleil. Mais il y a encore mieux ! Apprendre une langue étrangère est bénéfique pour votre santé cérébrale, et en particulier pour lutter contre les symptômes de la maladie d’Alzheimer ! Tiens, une raison de plus pour se motiver à apprendre le russe, le portugais ou encore l’hindi et anticiper les trous de mémoire ! Mais alors, concrètement, comment l’apprentissage des langues nous protège-t-il de cette démence ? Venez avec moi, je vous emmène à la découverte de cette machine fascinante qu’est le cerveau.

 

L’apprentissage d’une langue renforce le cerveau

Apprendre une nouvelle langue créé de nouvelles connexions cérébrales

Avant tout, arrêtons-nous quelques instants sur celle qui est considérée comme le mal de notre siècle, la maladie d’Alzheimer. Il s’agit d’une maladie neurodégénérative qui détruit, au fur et à mesure, les neurones, et dont les conséquences sont irréversibles. Pas franchement folichon…

Elle provoque des troubles de la mémoire, de la pensée mais aussi, ce que l’on oublie trop souvent, du comportement. Malheureusement, aucun traitement à ce jour n’a encore été trouvé pour contrer cette affection.

Alzheimer impacte la mémoire

Alzheimer impacte notamment la mémoire

Cependant, l’étude du Dr Brian Gold de 2013 (en anglais), publiée dans le Journal of Neuroscience, a prouvé que l’apprentissage et la pratique d’une langue étrangère ont des effets favorables sur la santé du cerveau. En d’autres termes, s’exercer à parler dans une langue étrangère ralentit le vieillissement du cerveau, protège de la démence and so d’Alzheimer. Heureuse nouvelle que voilà !

Penchons-nous maintenant sur ce qui se passe là-dedans.

Lorsque vous pratiquez, allez au choix, le pirahã (une langue rare parlée par une tribu de chasseurs-cueilleurs en Amazonie), vous stimulez une zone de votre cerveau bien spécifique. Et, comme un muscle – même si l’analogie est à prendre avec des pincettes – cette partie cérébrale se renforce.

Plus précisément, l’activité cérébrale stimule le fonctionnement de vos neurones. Ces derniers vont se ramifier et créer entre eux de nouvelles connexions. On peut même dire, sans exagérer, qu’apprendre une langue provoque des changements anatomiques dans le cerveau ! Et tout logiquement, ils renforcent son fonctionnement.

Aussi, lorsque certaines régions du cerveau deviennent défaillantes, celui-ci irait puiser dans cette nouvelle réserve cognitive, c’est-à-dire emprunter ce nouveau réseau. C’est d’autant plus intéressant que les zones les plus à même de pâtir de la maladie sont celles, vous les avez sûrement devinées, liées au langage et à la mémorisation.

Mais alors, au bout de combien de temps peut-on en voir les effets ?

 

L’apprentissage des langues stimule de nombreuses zones du cerveau

Et bien il paraîtrait que les signes soient visibles… tout de suite ! Une étude menée par le Dr Ping Li (en anglais), professeur de psychologie et de linguistique, avec d’autres chercheurs de Pennsylvanie, parue en 2014 dans le Journal of Neurolinguistics, a suivi 39 natifs anglophones. Durant six semaines, pratiquement tous les jours, ces derniers ont suivi des cours de chinois. Et avant et après chaque séance, les chercheurs leur faisaient passer systématiquement une IRM (Imagerie par Résonance Magnétique).

Et figurez-vous qu’ils ont découvert qu’à chaque fin de cours, le cerveau avait de meilleures connexions cérébrales !

Bluffant.

Et puis, pratiquer une langue étrangère est certainement l’un des exercices mentaux les plus complets car il stimule plusieurs aires cérébrales :

  • l’aire de Broca : elle déclenche la production du son ;
  • l’aire motrice : elle permet la production et l’articulation d’un mot ;
  • le cortex auditif : il permet de décrypter un son ;
  • l’aire de Wernicke : elle permet d’analyser les mots qu’ils soient lus ou prononcés ;
  • et enfin, le cortex visuel : il permet de décrypter un texte.

Et toutes ces zones forment le système de contrôle exécutif. Oh non ne fuyez pas devant cette expression qui paraît sacrément austère car cela pourrait bien vous intéresser.

Lorsque vous maîtrisez plusieurs langues, selon votre interlocuteur, vous devez choisir laquelle utiliser pour lui répondre. Aussi, votre cerveau devra sélectionner la langue appropriée et inhiber les zones cérébrales qui maîtrisent, en quelque sorte, la seconde, non adéquate à la situation. Et c’est précisément ce qui stimule le fameux système de contrôle exécutif. Il est sans cesse actif et cette activation constante prévient le vieillissement du cerveau.

Bon, et à cela, vous rajoutez également le noyau caudé, le cortex préfrontal dorsolatéral, le cortex pariétal inférieur ou encore le cingulum. Ce sont les zones spécifiques évitant les interférences lorsque le cerveau choisit une langue. Ah et n’oublions pas non plus le cortex pariétal qui permet de reconnaître les sons. Mais enfin je ne vais pas rentrer dans les détails car cela deviendrait bien trop complexe.

Et notez que prévenir la maladie peut commencer à n’importe quel moment de la vie !

 

La prévention de la maladie d’Alzheimer peut se faire à tout âge

Les capacités cognitives se travaillent à tout moment

Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, il est possible de profiter des effets de l’apprentissage d’une nouvelle langue à n’importe quel âge. Cette activité mentale permet à la fois de développer des capacités cognitives et d’agir de manière préventive contre cette maladie de la vieillesse.

Et c’est aussi bénéfique pour lutter contre le déficit cognitif léger (DCL). Il s’agit d’un trouble plus important qu’un déficit cognitif lié à l’âge mais qui ne nuit pas à l’indépendance de la personne qui en est atteinte. Généralement, celle-ci mettra plus de temps et d’effort pour accomplir des tâches du quotidien. Cependant, ce trouble est à surveiller car il peut mener vers un déficit plus grave, comme Alzheimer.

Bref, les capacités cérébrales ça se travaille !

Apprendre une langue permet d'avoir une mémoire d'éléphant !

S’entraîner pour avoir une mémoire d’éléphant !

Ainsi, tout petit ou d’un certain âge, il n’est jamais trop tard pour se mettre aux langues et entretenir sa santé ! C’est d’ailleurs la même étude du Dr Ling Pi, que je vous ai citée précédemment, qui le prouve. L’auteur explique que le cerveau est malléable et que lui et son équipe ont repéré des changements même au niveau du cerveau des personnes les plus âgées.

Cela donne espoir !

Attention cependant, je ne voudrais pas vous donner de faux espoirs. Lorsque la maladie fait son apparition, soit lorsqu’une personne est diagnostiquée Alzheimer, pratiquer une autre langue ne peut plus retarder le déclin cognitif

Alors autant s’y mettre tout de suite ! Et pourquoi ne pas aussi inciter mamie à se mettre au mandarin ?

Egalement, sachez qu’apprendre une langue n’empêche pas l’apparition de la maladie et, entre autres, les pertes de mémoire. Elle ne fait que ralentir l’apparition des manifestations cliniques d’Alzheimer.

Mais ce n’est tout de même pas négligeable. Voyez plutôt.

 

Il est possible de retarder l’arriver de la maladie

Une étude canadienne de 2010 menée par le professeur Ellen Bialystok de l’Université de Toronto a montré que sur deux personnes atteintes, celle qui a pratiqué deux langues durant toute sa vie, qui est bilingue donc, ne déclare la maladie que 4 ans après ! Ce n’est donc pas l’histoire de quelques mois, le bilinguisme retarde véritablement la maladie d’Alzheimer

Une autre étude écossaise de l’Université d’Edimbourg, sortie en juin 2014 dans Annals of Neurology vient également appuyer cette découverte : les personnes de plus de 70 ans ont leurs fonctions cérébrales mieux protégées si elles ont appris une langue étrangère.

Les langues peuvent donc aussi bien servir dans la vie de tous les jours que dans la vie à long terme !

Je me permets un petit aparté pour vous indiquer que pour mieux prévenir cette démence, vous devez non seulement être stimulé intellectuellement mais aussi agir dans d’autres domaines tout aussi essentiels. Comme l’explique le Centre de recherche pour l’Alzheimer en Allemagne (qui est donc écrit… en allemand), veillez à  :

  • adopter une alimentation saine et équilibrée ;
  • exercer une activité physique régulière ;
  • entretenir votre activité mentale ;
  • cultiver vos relations sociales !

Mais retournons à notre domaine de prédilection : les langues.

 

Quelques exercices sont bénéfiques pour stimuler sa mémoire

Multiplier les activités “intellectuelles”

Bon… Mais alors par où commencer ?

Rappelez-vous les différentes zones cérébrales que nous avons évoquées en ce début d’article. Elles sont liées à l’apprentissage linguistique (logique me diriez-vous), aussi elles ont besoin de stimuli de cet ordre. C’est-à-dire que pour apprendre efficacement vous devez être en situation : être en immersion, dialoguer, écouter, faire des jeux de mots, apprendre du nouveau vocabulaire, etc.

Maintenant, je pourrais tout simplement vous dire de… pratiquer ! Mais c’est un peu facile je vous le conçois. Alors voici quelques pistes pour démarrer qui vous aideront à augmenter votre matière grise.

Vous pouvez tout d’abord commencer par ces différents conseils pour apprendre une langue. Certains sont des exemples concrets des recommandations que je vous ai décrites plus haut pour développer votre acuité mentale.

Ensuite, pensez à :

Et bien évidemment, je ne peux que vous conseiller les différents articles du blog pour trouver les différentes manières d’apprendre et de vous entraîner qui vous correspondent le mieux. C’est d’autant plus intéressant qu’il est important de varier les exercices et les approches d’apprentissage d’une langue. Pourquoi ? Car ils permettent de créer diverses connexions étant donné qu’ils vont activer des zones différentes du cerveau.

 

Etre régulier dans sa pratique

Tout comme la santé physique, la santé cérébrale s’entretien de manière quotidienne. Aussi, concernant les langues, je ne peux que vous conseiller d’être régulier dans votre pratique.

La clé donc : entraîner son cerveau régulièrement.

Il faut entraîner son cerveau et sa mémoire

Utilisez votre cerveau !

Plus vous serez en contact avec la langue, plus elle vous deviendra familière. D’ailleurs, si vous commencez à rêver dans la langue que vous apprenez, c’est bon signe !

Comme expliqué dans les paragraphes précédents, vous allez créer de nouvelles connexions et celles-ci vont se renforcer. Ah ! et sachez que le cerveau n’a pas de “stock” limité, la mémoire est donc infinie. Donc non, non, vous ne pouvez plus prendre ce prétexte pour ne pas vous lancer 😉 .

Et, vous l’aurez compris tout le long de cet article, lorsque vous entraînez votre mémoire, celle-ci devient de plus en plus performante. En gros, plus vous apprenez, plus cela devient facile ! C’est un cercle vertueux. Alors ne lâchez pas votre objectif même si vous trouvez cela difficile dans les débuts.

 N’hésitez pas à consacrer une plage horaire dans la semaine ou quelques minutes dans votre journée pour vous consacrer à l’apprentissage d’une langue. Travaillez votre mémoire, c’est la condition pour que celle-ci ne vous fasse pas défaut, ou le moins possible, dans le futur.

Voilà ! Une raison de plus pour profiter des bienfaits d’apprendre une nouvelle langue et pour, dans l’avenir, ne plus dire que vous l’avez sur le bout de la langue 😉 !

 

Alors, est-ce que cela vous a donné envie de devenir polyglotte ? Et, car je serais curieuse de le savoir, remarquez-vous une meilleure assimilation de la langue au fur et à mesure de votre apprentissage ?

 

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