Comment améliorer sa prononciation ?

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Comment améliorer sa prononciation et avoir un accent tonique ?

« Mais comment font les personnes qui peuvent s’exprimer dans une langue étrangère sans accent ? » Voilà une question qui ne cesse d’animer les forums spécialisés. En épluchant les réponses données par les internautes, je me rends compte d’un non-sens absolu. Notons que les inconnus qui répondent, mettent en avant que ces personnes ont un bagage linguistique familial. La prononciation et l’accent seraient donc transmissibles par les gènes :

« Papa ou maman parle cette langue et donc le fiston ou la fifille a hérité d’un accent parfait. »

La conséquence dramatique de ce constat, c’est donc de faire croire que les apprenants n’ayant pas la chance d’avoir un parent étranger partent avec un handicap et qu’ils ne pourront jamais parler avec un bon accent.

Dans cet article, je vais tâcher de vous démontrer qu’avec une bonne paire d’oreilles et une bouche qui articule comme il se doit, chacun peut parler la langue de son choix en réduisant l’empreinte de sa langue maternelle. Nous verrons comment vous pouvez enfin améliorer votre expression orale avant de nous pencher sur comment parfaire votre accent. Go !

Améliorer son expression orale

Au détour de conversations ou de mails que vous m’envoyez, je réalise que beaucoup d’entre vous se trouvent au même stade :

« j’arrive à comprendre ce que les gens disent, je comprends ce que je lis, mais j’ai du mal à m’exprimer en retour, j’ai du mal à parler. »

 

 🙂  Bonne nouvelle : c’est normal ! 🙂 

 

Le fait de pouvoir parler est une étape qui intervient après toutes les autres. En fait, c’est un peu contre-intuitif quand on sait les bébés commencent par cela. Quand je parle des autres étapes, je parle du fait de pouvoir :

  • comprendre ce qui est écrit (compréhension écrite) ;
  • écrire (expression écrite) ;
  • comprendre ce qui est dit (compréhension orale).

En fait, ce n’est pas très compliqué : l’expression orale est la réunion de deux choses :

  • que vous soyez capable de mettre les mots et la grammaire en place dans votre tête

ET

  • que vous puissiez faire sortir tout cela de votre bouche de manière compréhensible

Suivez le guide, je vous montre d’abord comment vous devez faire pour que tout se mette en place dans votre tête avant de pouvoir verbaliser le tout à l’oral.

Etape 1 : Comment s’améliorer soi-même

Pour être capable de parler correctement, il y a une étape que vous ne devez pas négliger : vous faire confiance. C’est-à-dire que vous devez être conscient(e) de ce que vous savez déjà. Bien des lecteurs de mon blog estiment ne rien savoir. Dans la majorité des cas, c’est faux. Il vous reste des fragments de savoir, entreposés à droite et à gauche de votre cerveau. Le 1er exercice que vous devez faire, c’est de rassembler tout cela dans un ensemble homogène.

 

Une super technique pour cela consiste à se parler tout seul. Prenez n’importe quel sujet et commencez spontanément à dire tout ce qui vous passe par la tête. N’y passez pas trop de temps, c’est inutile. Bien souvent 2 ou 3 minutes suffisent. Ainsi, vous remarquerez assez vite que vous SAVEZ des choses et que vous ne partez pas de zéro. Refaites le test plusieurs fois dans la journée pendant 3 ou 4 jours (on dirait une ordonnance ! ^^).

Ce petit entraînement vous fera gagner beaucoup de temps. Il vous évitera de réviser des choses que vous savez déjà et vous évitera donc de perdre du temps.

Dans cet article, je vous dis comment trouver un sujet de discussion et à quel moment de la journée vous devriez vous exercer.

Ce que vous allez remarquer aussi, c’est qu’il y a des choses que vous ne saurez pas dire. Que ce soit du vocabulaire que vous ignorez ou des tournures de phrases, notez quelque part toutes vos hésitations pour y revenir plus tard. Peu importe que vous ne parliez pas couramment pour le moment. Si vous butez sur une façon de dire quelque chose, trouvez un autre moyen. Attaquez le problème différemment et faites simple. Exemple :

Je veux dire : « je ne pensais pas qu’elle y arriverait ».

Impossible pour le moment …

Alors dites plutôt : « elle l’a fait. Je n’y croyais pas avant ».

 

Avantages de cette étape :

  • Vous progressez à votre rythme (vous vous exercez autant de fois que vous le pouvez/souhaitez) ;
  • Pas de stress, pas de pression (personne n’attend votre réponse) ;
  • Vous consolidez vos connaissances en identifiant vos problèmes ;
  • Vous apprenez à faire des phrases plus simples et moins tortueuses.

 

Etape 2 : les outils pour aller plus loin

Une fois que vous avez tiré au clair la plupart de vos faiblesses, il faut les combler. Globalement, il faut savoir que toute règle de grammaire peut être remplacée par une autre. Il existe toujours des façons de dire ce que l’on pense.

Si vous avez respecté l’étape indispensable qui est de noter vos faiblesses, vous pourrez les surmonter assez vite. Je vous recommande deux solutions ici :

OU

 

Améliorer sa prononciation et son accent

Le mieux pour progresser c’est encore de pratiquer. Pour cela, il faut favoriser les sphères où chacun est bienveillant. Si je dis cela, c’est parce que je pense que le monde du travail n’est peut-être pas le bon espace pour se remettre en selle. Qu’on le veuille ou non, il existe quand même une sorte de pression, une sorte d’incitation à la performance qui est contraire à une progression douce et sans tracas. Notez que la prononciation est la faculté de se faire comprendre, là où l’accent est la suppression des dissonances liées à votre langue maternelle.

 

Comment avoir une meilleure prononciation ?

First things first

Attention, ce que je vais vous dire va vous paraître absurde. Mais je pense que la question mérite d’être posée. Maîtrisez-vous bien l’alphabet de la langue que vous souhaitez apprendre ? En anglais, le “g” se dit-il “dji” ou “djé” ? Ou encore comment dit-on le “v” en allemand ? En italien, le “n” …

Dans mon cas, je savais que la réponse était non pour certaines langues. De toute évidence, l’association de certaines lettres m’était complètement étrangère. Je pense notamment au “äu” en allemand ou au “sc” en italien. Autant dire que vous ne pouvez pas vous permettre de passer à côté de ce point de départ.

 

Les exercices de diction

Je vous le disais plus haut, parler tout seul amène des résultats tout à fait surprenants. En réalité, si vous suivez ce conseil, votre oreille se rendra compte que votre accent n’est pas assez bon. Ce qui encourageant, c’est que vous pouvez corriger ce petit défaut de prononciation. Je vous ai résumé quelques exercices qui pourraient vous aider à mieux prononcer :

  • l’imitation : vous écoutez quelqu’un parler (TV ou radio). Faites pause à la fin d’une phrase et répétez-la. N’ayant pas peur de forcer le trait, c’est comme ça que ça vient !
  • le tandem linguistique : ça tombe bien, j’en ai déjà parlé. Vous échangez avec une personne qui parle dans sa langue maternelle. Indiquez-lui qu’elle ne doit surtout pas hésiter à vous corriger quand vous parlez. Bref, la seule contrainte en faisant cela, c’est que l’on est beaucoup interrompu les premiers temps. Il ne faut pas être susceptible, c’est le métier qui rentre !
  • la répétition : méthode plutôt astreignante mais qui marche bien. En un mot : enregistrez-vous sur votre smartphone en train de répéter le même texte en boucle. S’écouter est complètement différent que de s’entendre. Entendu ? 😉  Plus sérieusement, forcez-vous à vous écouter plusieurs fois de suite et à sélectionner la meilleure fois.

 

Comment avoir un accent tonique ?

Alors, la question de l’accent est délicate. Elle nécessite que vous soyez habitués à entendre et parler la langue que vous apprenez. Bien que certaines personnes n’ont aucun problème de prononciation, elles n’ont jamais réussi à parler avec l’accent des gens qui les entourent.

Il n’existe pas de recette miracle mais on peut d’ores et déjà distinguer deux cas de figure :

  1. Vous vivez dans le pays de votre langue d’apprentissage : dans ce cas, il faut accepter le fait que votre accent évoluera. Les premiers temps, il s’agira de “limiter la casse”. Le but principal est de se faire comprendre. Par la suite, prenez-vous au jeu de la langue et osez faire cet “effort” de prononcer bien les mots et de demander à des proches de confiance de vous corriger.
  2. Vous n’êtes pas à l’étranger : faites le choix de n’écouter que des programmes qui viennent d’un pays ciblé. De cette façon, si vous souhaitez vous faire un magnifique accent Taïwanais, évitez (quelques temps) d’écouter des mandarins.

En guise de conclusion, si vous avez des suggestions, commentaires ou méthodes à nous faire partager, vous êtes les bienvenus. A bientôt les amis !

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